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Le Candidat

Pièce de Flaubert, représentée du 11 au 14 mars au Théatre du Vaudeville

Acte I

Murel apprend du domestique de Rousselin qu’Onésime de Bouvigny courtise Louise, la fille de la maison (sc. 1). Or, Murel a également des vues sur Louise, et sur sa dot : il doit de l’argent à Gruchet, libéral prêt à s’opposer à l’éventuelle candidature de Rousselin, lequel rêve de devenir député (sc. 2). Mme Rouselin, qui sert l’ambition de son mari, préfère pour gendre le fils Bouvigny à Murel (sc. 3). Rousselin est prêt à poser sa candidature, mais Murel l’arrête (sc. 4) et lui conseille de différer sa réponse (sc. 5). Gruchet veut introduire le journaliste-poète Julien Duprat chez Rousselin, mais il n’aime pas les vers (sc. 6) : il croit Julien amoureux de sa fille Louise. Gruchet met en garde Rousselin contre le comte de Bouvigny, qui le soutient tout en le méprisant et avec l’arrière-pensée que son fils Onésime épousera la riche héritière (sc. 7). Le comte demande en effet la main de Louise pour son fils, mais le riche banquier refuse de la donner à un noble sans fortune : de dépit, le comte menace de se présenter contre lui. Au moment où Rousselin s’interroge sur la manière de passer pour conservateur (sc. 9), Murel vient lui offrir le soutien des libéraux : Rousselin tient le discours qu’ils attendent et promet tout ce que veulent les électeurs (sc. 10). En remerciement de ses services, Murel demande la main de Louise, que Rousselin n’accorde pas plus qu’au jeune Bouvigny, pour les mêmes raisons financières (sc. 11). Pour se venger (sc. 12), Murel pousse Gruchet à se porter candidat de gauche (sc. 13), et il enjoint Julien Duprat d’attaquer Rousselin dans le journal où il écrit ; mais le journaliste-poète s’y refuse parce qu’il a des intérêts dans la maison : Gruchet et Murel pensent qu’il courtise Louise, ce qui fait trois prétendants pour la jeune fille (sc. 14).


Acte II

Le garde-champêtre affiche les professions de foi des trois candidats : Bouvigny, Gruchet et Rousselin (sc. 1). Gruchet offre à boire aux électeurs (sc. 2). Miss Arabelle, institutrice de Louise, se désole que son élève ne puisse pas suivre son inclination en épousant Murel ; elle-même manifeste de l’intérêt pour Julien (sc. 3). Rousselin reproche à Murel de soutenir son rival Gruchet : Murel avoue alors qu’il a suscité sa candidature par dépit, et il changera de position s’il obtient la main de Louise (sc. 4). Murel se réjouit d’un rendez-vous fixé par Rousselin (sc. 5). Désormais, il dissuade Gruchet de se présenter (sc. 6). Rousselin apprend le retrait de Bouvigny (sc. 7), que le notaire Dodard confirme en proposant un arrangement (sc. 8) : Bouvigny appuiera Rousselin, qui se met à tenir des propos conservateurs (sc. 9). Mais survient Murel qui abandonne Gruchet pour Rousselin, à qui il présente des électeurs socialistes, que le candidat courtise, devant Bouvigny scandalisé (sc. 10). Murel presse alors Rousselin de choisir son camp ; il se rallie à lui sur l’engagement d’obtenir Louise et il promet d’éviter l’éreintement que prépare Julien, en utilisant son attachement supposé pour l’institutrice anglaise (sc. 11). Rousselin demande à Miss Arabelle d’intervenir auprès de Julien, mais Mme Rousselin s’impose à la place de l’institutrice (sc. 12). Julien déclare son amour à Mme Rousselin et l’assure qu’il se mettra au service de son mari : Miss Arabelle, cachée, assiste à la scène (sc. 14) et reconnaît Julien (sc. 15).


Acte III

Avant l’arrivée des électeurs, Rousselin prépare son discours Au Salon de Flore, en testant les clichés politiques et les figures oratoires (sc. 1). La réunion tourne au fiasco (sc. 2). Alors que Rousselin se désespère, Onésime de Bouvigny lui remet une lettre anonyme l’informant que sa femme a un amant (sc. 3). Gruchet, qui doit de l’argent à Rousselin, lui propose de se retirer en échange de l’effacement de sa dette et d’un compte rendu clément de Julien sur la réunion (sc. 4). Murel vient d’hériter, et il peut donc prétendre désormais à la main de Louise (sc. 5), qu’il demande séance tenante aux parents, en présence de la jeune fille (sc. 6). Julien vient mettre sa plume à la disposition de Rousselin pour la campagne : les charmes de Mme Rousselin ont opéré sur le journaliste.


Acte IV

Jour de l’élection : la maison de Rousselin est en grande agitation (sc. 1), le candidat se réjouissant de l’article élogieux de Julien. Il renonce à l’argent que lui doit Gruchet, en contrepartie de son désistement (sc. 2), et il promet sa fille à Murel, dont le notaire certifie l’héritage (sc. 3), et aussitôt après se renie pour la donner à Onésime de Bouvigny, contre les voix des électeurs fidèles à son père : pour trancher entre les deux prétendants, Rousselin veut consulter sa femme, mais elle est introuvable (sc. 4). Miss Arabelle informe son maître qu’elle est en rendez-vous avec Julien (sc. 5). Rousselin doit donner sans attendre une réponse au comte de Bouvigny (sc. 6) : il obtient de sa fille qu’elle se sacrifie en acceptant Onésime (sc. 7). Il distribue de l’argent à tous les électeurs qui défilent chez lui (sc. 8). Resté seul, il se ronge d’impatience (sc. 9). Par charité superstitieuse, il donne sa montre à un mendiant (sc. 10). Miss Arabelle fait observer à Rousselin le signal convenu pour le rendez-vous amoureux entre son épouse et Julien (sc. 11), pendant qu’on lui annonce son élection : « je le suis », à la fois élu et cocu ! (sc. 12).



[Résumé par Yvan Leclerc. Mise en ligne le 3 septembre 2016.]


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