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L'Éducation sentimentale,
édition de Pierre-Marc de Biasi, Le Livre de Poche, 2002

Édition au programme de l’agrégation de Lettres modernes, 2018

Errata

Cette liste a été constituée à partir de relevés provenant de plusieurs lecteurs.

Erreurs dans l’établissement du texte

L’éditeur ne mentionne pas s’il reproduit la première édition Michel Lévy de 1869 ou la seconde, publiée chez Charpentier en 1879 (non mentionnée dans la Bibliographie, p. 661). Sur la difficulté à établir une édition scientifique de L’Éducation sentimentale, en raison des incohérences du texte, des erreurs des typographes ou de l’auteur lui-même, voir l’article de Stéphanie Dord-Crouslé, « Flaubert relecteur de lui-même : le cas épineux de L’Éducation sentimentale », dans La Relecture de l’œuvre par ses écrivains mêmes, t. I, Tombeaux et testaments, sous la dir. de Mireille Hilsum, Éditions Kimé, 2007, p. 201-214.

— Le sous-titre « Histoire d’un jeune homme » n’apparaît nulle part dans les pages de titre.
— p. 73, l. 17 : « Les cochers baissaient à tourner » > phrase incomplète, lire : Les cochers baissaient le menton dans leurs cravates, les roues se mettaient à tourner
— p. 100, 7e l. en partant du bas : « un commissaire apporta un chapeau neuf » > lire commissionnaire.
— p. 133, 2e l. en partant du bas : « un mode nouveau d'existence » > lire d’exister.
— p. 212, 2e ligne du 2e paragraphe : « les joues roses, les yeux brillants » > « les joues roses, les yeux brillants ».
— p. 216, l. 14 : « douanières » > lire douairières.
— p. 226, l. 29 : « Pellegrin » > lire Pellerin.
— p. 270, l. 11 : « il aurait voulu ce petit morceau de batiste » > lire : « il aurait voulu être ce petit morceau de batiste ».
— p. 320, 2e l. en partant du bas : « calèches, briskas, wurts, tandems » > lire wursts.
— p. 423, l. 4 : « Il descendait les Champs-Élysées » > coquille dans le texte de l’édition Charpentier, qu’il convient de corriger : Il descendait vers les Champs-Élysées (voir Stéphanie Dord-Crouslé, « Flaubert relecteur de lui-même […] », art. cité, p. 209).
— p. 528, 3e l. en partant du bas : « bercement doux et fini » > lire infini.
— p. 529, l. 3 : « pleine de caresse » > lire caresses.
— p. 542, l. 10 : « comme il parlait » > lire partait.
— p. 554, l. 6 : « qu'on le fît venir » > lire la.
— p. 559, 1 l. avant la fin du 2e paragraphe : « combien de voiture ? » > « combien de voitures ? »

Erreurs dans la Préface

— p. 12-14 : toutes les définitions historiques des mots sentimental, sentimentalité, etc., sont prises dans l’article de Pierre Larthomas, « Flaubertiana », dans Études de langue et littérature françaises offertes à André Lanly, Nancy, 1980, p. 475-483, article non cité dans la préface et absent de la bibliographie finale.
— p. 14 : « L’écrivain, pendant un moment, avait songé à un autre titre ‒ Les Fruits secs ‒ mais, semble-t-il, sans beaucoup y croire. » > L’expression Les Fruits secs se trouve dans l’envoi d’un exemplaire de L’Éducation sentimentale au vaudevilliste Henri Meilhac : « Mauvais titre ? Le véritable titre aurait dû être les Fruits secs ? Je soumets cette observation au confrère Meilhac, qui s’entend aussi bien à nommer les œuvres qu’à les faire. / Son tout dévoué. G. Flaubert ». Envoi cité dans « Chronique des ventes et des catalogues », Histoires littéraires, n° 2, 2000, p. 91. C’est Maupassant qui a rapporté ce titre le premier : « Il disait quelquefois qu’il aurait pu appeler ce livre “les Fruits secs”, pour en faire mieux comprendre l’intention. Chaque homme, en le lisant, se demande avec inquiétude s’il n’est pas un des tristes personnages de ce morne roman, tant on retrouve en chacun des choses personnelles, intimes et navrantes », préface aux Lettres de Gustave Flaubert à George Sand, Charpentier, 1884, p. LXXVI. [Communication d'Yves Chevrel : Zola, avant Maupassant, a évoqué le titre Les Fruits secs. Il écrit en effet, dans un article paru le 15 mai 1880 dans Le Voltaire et repris dans Les Romanciers naturalistes  (1881), « Gustave Flaubert » (L’écrivain, III) : « Le vrai titre du livre était : Les Fruits secs » (OC, Éd. Cercle du livre précieux, s.d., t. 11 (Œuvres critiques, II), p. 111.]
— p. 22 : « […] son choix de sujet n’est plus tout à fait libre : le contrat qu’il est en train de signer avec son éditeur Michel Lévy stipule qu’après son roman carthaginois, Flaubert devra revenir aux choses sérieuses et lui fournir un vrai “roman moderne” » > Flaubert ne se serait pas laissé dicter un choix de sujet par un éditeur, et il n’aurait pas signé un contrat comportant cette contrainte. Le contrat signé entre Michel Lévy et Flaubert, le 11 septembre 1862, stipule que l’éditeur se donne le droit de lire et de refuser un roman, qui après Salammbô, ne serait pas un roman moderne (voir les « Conditions particulières », art. 2, p. 3 du contrat reproduit ici). Donc, Flaubert n’est pas contraint de se mettre à un « roman moderne » après le roman antique, mais son éditeur n’est pas obligé de l’accepter, et l’auteur ne sera quitte vis-à-vis de son éditeur qu’après lui avoir donné un roman moderne. La même erreur se trouve, mot à mot, dans Pierre-Marc de Biasi, Gustave Flaubert. Une manière spéciale de vivre, Grasset, 2009, p. 297. Voir l’erratum complet ici.
— p. 28, l. 5-10, citation sans référence > Lettre à George Sand, [Paris, 6 février 1876], Correspondance, Bibliothèque de la Pléiade, t. V, p. 12. Flaubert a souligné l’expression « pas le droit ».

Erreurs dans les notes

— p. 28, n. 1 : « keepsak » > lire keepsake. Un album (à dessiner) n’est pas un keepsake.
— p. 74, n. 1 : « Antonia » est surtout le prénom d’une héroïne éponyme de George Sand dans un roman appartenant à une période d’inspiration italienne très féconde pour la romancière (décennies 1830-1850).
— p. 79, n. 1 : Allusion à un célèbre tableau de Girodet, Hippocrate refusant les présents d'Artaxerxès (1792).
— p. 85, n. 1 : « Séparer le beefsteak » n’est pas une expression populaire signifiant « manger ». En revanche, « séparer » se dit couramment pour « partager ».
— p. 113, n. 1 : « mars 1841 » > lire mars 1842.
— p. 122, n. 2 : « août 1841 » > lire août 1842 (la date exacte se trouve dans la chronologie, p. 635).
— p. 137, n. 1 : L’Alhambra n’est pas un « cabaret » (c’est-à-dire, dans les années 1840, un débit de boissons alcoolisées) mais, comme le dit très explicitement le texte, « un bal public » (p. 136). Il s’agit d’un très vaste local dans la mesure où les danses de l’époque, presque toujours collectives (sauf la valse des bals privés), nécessitent beaucoup d’espace et la présence d’un orchestre.
— p. 147, n. 1 : Clémence Daviou n’incarne pas « la lorette candide », mais la grisette. Les deux types féminins sont correctement distingués dans la note 1 de la page 118.
— p. 147, n. 3 : Le 24 (ou le 30) mai est traditionnellement fêtée Sainte Angèle Merici, fondatrice de l’ordre des Ursulines.
— p. 151, n. 1 : Le TLFI donne à « varangue » le sens de « véranda créole » dès le XVIIIe siècle.
— p. 154, n. 1 : La « perse » est un tissu d’ameublement imprimé de palmettes et de fleurs, motifs censés venir de Perse (Iran).
— p. 171, n. 1 : « Toujours une tâche ! » C’est Lady Macbeth, et non Macbeth, qui cherche à faire disparaître de ses mains une tache de sang imaginaire.
— p. 192, n. 1 : « le garçon du restaurant doit avoir une lourde feuille d’impôts… » Attention : au XIXe siècle, il n’existe pas d’impôt sur le revenu, créé en 1914 seulement.
— p. 192, n. 5 : Le Flambard est le titre que prendra le journal d’Hussonnet ; celui sur lequel Flaubert a pris des notes s’appelle Le Babillard (voir dans les dossiers documentaires de Bouvard et Pécuchet : http://www.dossiers-flaubert.fr/cote-g226_4_f_102__r____-trd). Le Flambard n’est pas une escroquerie, c’est un journal qui publie, sur sa 4e page réservée aux « annonces », une publicité pour une académie et entreprise d’auto-édition, L’Institut littéraire, qui est, elle, une escroquerie.
— p. 203, n. 1 : Il n’y a pas ici de « plaisanterie ». Le danseur porte le costume pittoresque et ajusté du héros de l’opéra-comique Le Postillon de Longjumeau.
— p. 208, n. 1 : « Coucou » est aussi un synonyme de « cocu » (d’après le TLFI, « faire coucou » c’est « tromper un homme avec sa femme »).
— p. 209, n. 2 : Plus qu’aux « souvenirs d’enfance de l’auteur » qui renvoient à des dissections dans le cadre d’un amphithéâtre d’hôpital, cette vision vient directement de la Morgue où, jusqu’en 1907, les cadavres non identifiés sont exposés pendant trois jours. Le public les voit derrière une vitre. Chaque corps est couché sur une table de marbre, nu, à l’exception des parties génitales couvertes d’un tablier de cuir. L’eau qui coule sur les corps sert à les refroidir pour retarder le processus de décomposition. On visite alors la morgue en famille et sur le conseil des guides touristiques.
— p. 217, n. 1 : Son « écran japonais » sert à Mme Dambreuse à préserver son teint de la chaleur du feu dans la cheminée.
— p. 235, n. 3 : La scène se situant vers 1846, Cisy ne « retarde [pas] de quinze ou vingt ans ». La vogue des physiologies est à son apogée dans les années 1840, avec la publication des Français peints par eux-mêmes (1840-1842) et du Diable à Paris (1845-1846). Les physiologies, genre panoramique (pré-sociologique) qui met l’observation sociale à la portée de tous en la vidant de sa portée politique au bénéfice du pittoresque, est surtout le signe de la superficialité de Cisy.
— p. 252, n. 1 : « l’anéantissement des uns par les autres » est une citation du Journal des Goncourt et non du Carnet 19, où apparaît essentiellement le titre « Le serment des amis » et une liste de personnages, mais pas le schéma balzacien des Treize.
— p. 300, n. 1 : « un voyage de repérage à Montataire le 6 mai 1867 » > Il n’y a pas de voyage à Montataire à cette date-là. Flaubert a effectué trois voyages de repérages à Montataire : le 9 avril 1867 (Corr., t. III, p. 629), le 14 avril selon la lettre de René de Maricourt (Corr., t. III, p. 1466-1467) et le 13 mai (Corr., t. III, p. 641).
— p. 421, n. 3 : La fusillade du boulevard des Capucines a lieu le 23 février 1848, et non le 24 (date correcte dans la chronologie, p. 638).
— p. 424, n. 2 : La note ne permet pas de restituer la chronologie des événements. Le 23 février, Louis-Philippe renvoie Guizot, sollicite en vain Molé pour la formation d'un nouveau gouvernement, puis Thiers, lequel renonce le 24. Les troupes sont placées sous le commandement de Bugeaud le 23 également, et non le 24 (source : Histoire de la France et des Français. Chronologie politique, culturelle et religieuse de Clovis à 2000, Gallimard, Quarto, 2001).
— p. 434, n. 2 : « Voir n. 3, p. 614 » > La page 614 ne comporte que deux notes.
— p. 454, n. 1 : « Le Club et les clubistes d’Alphonse Lucas » > lire Les Clubs et les clubistes.
— p. 455, n. 1 : « [la Maison d’Or est] un des restaurants chics [sic] fréquentés par Frédéric » > c’est Arnoux qui emmène Mme Arnoux dans ce restaurant (p. 276). Il n’est pas mentionné que Frédéric le fréquente, sauf pour le dîner de Cisy.
— p. 484, n. 1 : La citation se trouve dans la lettre à George Sand du [10 août 1868], Corr., t. III, p. 786. Flaubert n’a pas mis cuydé entre guillemets.
— p. 487, n. 1: « En septembre 1868, Flaubert demanda par lettre à Jules Duplan […] » > la lettre à Duplan date du 27 août 1868, Corr., t. III, p. 793. L’éditeur se réfère à la datation de l’ancienne édition de la Correspondance par Louis Conard, remplacée par celle de Jean Bruneau dans la Bibliothèque de la Pléiade.
— p. 489, n. 1 : « Cette confession de Rosanette provient d’une confidence faite à Flaubert par l’actrice Suzanne Lagier dans la soirée du 20 février 1862 » > La date de cette rencontre n’est attestée dans aucune source. D’après le Journal des Goncourt, Suzanne Lagier se trouvait chez eux avec Flaubert le 20 février 1862, mais ils ne mentionnent pas le récit de son dépucelage.
— p. 498, n. 1 : « Honneur au courage malheureux ! » est d’abord une image d’Épinal de la geste napoléonienne.
— p. 505, n. 1 : C’est Mme Dambreuse, et non Cisy, qui « ne manque pas de rappeler l’origine britannique de ce geste ».
— p. 540, n. 3 : « Mise en narration du stéréotype : “Italie : Doit se voir immédiatement après le mariage.” » > L’adverbe « immédiatement » n’est pas en italique dans le Dictionnaire des idées reçues.
— p. 618, n. 3 : « Autre distorsion mémorielle (voir p. 374). » > Dans le passage de la page 374, auquel cette note renvoie, c’est Mme Arnoux qui se rend compte qu’elle aime Frédéric ; dans celui qui fait l’objet de cette note (p. 618), Mme Arnoux confie à Frédéric comment elle a pris conscience qu’il l’aimait. Il n’y a donc pas de « distorsion mémorielle » entre ces deux passages, puisqu’ils se réfèrent à deux moments différents.

Erreurs dans le Dossier génétique

— p. 627, l 16 : « excursion dans un cabaret de Saint-Cloud pour préparer la scène de l’“Alhambra” » > La visite à Saint-Cloud (Corr., t. III, p. 448) avec Jules Duplan est destinée à préparer l’épisode concernant la fête de Mme Arnoux. Pour préparer la scène de l’Alhambra, Flaubert s’est rendu dans un « bastringue » (Corr., t. III, p. 445), La Chaumière (boulevard Montparnasse), littéralement nommée dans les brouillons, avant que le nom ne soit transformé en Alhambra.
— p. 628, l. 19 : « la fabrique de faïence d’Arnoux à Creil » > elle est à Montataire.
— p. 629, l. 3 : « chapitres IV et V » > lire VI au lieu de V.
— p. 630, l. 6 : « entre le 20 et le 25 juin 1848 » > lire 22 juin au lieu de 20 juin.
— p. 631 en bas : « Le fidèle Duplan s’exécute le plus vite et le mieux possible » > Duplan n’eut pas à s’exécuter. Flaubert lui réécrit quelques jours plus tard : « Ne t’embarrasse pas des détails que je t’ai demandés » car il se rendra à Paris « la semaine prochaine » (Corr., t. IV, p. 11).
— p. 635, l. 25 : « Pellerin peint Le Génie de la Révolution » > À ce moment, le tableau n’est qu’un projet.
— p. 644, l. 9 : « un soir, “vers le commencement de cet hiver”, c’est-à-dire, en novembre 1868 » > En 1868, l’hiver commençait au même mois qu’aujourd’hui.
— p. 650, l. 29 : « Frédéric, accompagné de Delmar et de Dussardier » > supprimer Delmar.

Erreur dans la chronologie

— p. 660, année 1880 : « début de la rédaction du premier chapitre [de Bouvard et Pécuchet] » > lire dernier chapitre.

Erreur dans la bibliographie

— p. 661, l. 5 : « Le manuscrit définitif autographe est conservé à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (654 folios, 1 vol.), avec une mise au net corrigée (478 folios, 1 vol.) » > La mise au net se trouve dans les brouillons à la BnF ; à la BHVP sont conservés le manuscrit définitif autographe (478 folios) et le manuscrit des copistes avec des corrections autographes (654 folios).