REVUE
RECHERCHE
Contact   |   À propos du site
Retour
Sommaire Revue n° 9
Revue Flaubert, n° 9, 2009 | Flaubert et la confusion des genres
Numéro dirigé par Sandra Glatigny, avec la collaboration de Juliette Azoulai.

L’hybridité générique de La Légende de saint Julien l’Hospitalier : entre culture orale et culture scripturale

Louis-Antony Martinez
CARMA, Universités Lyon 2 – Lyon 3
Voir [résumé]

Mythe et conte

Pour Greimas, « un genre » est constitué par une « structure d'actants »[1] particulière. C'est pour cette raison qu'il a jugé nécessaire d'élaborer un « modèle actantiel mythique »[2], dans lequel il met en évidence la structure d'actants qui est propre au mythe :

Greimas a raison de souligner que « ce modèle semble posséder, en raison de sa simplicité, et pour l'analyse des manifestations mythiques seulement, une certaine valeur opérationnelle »[3]. En effet, si l'on examine attentivement une nouvelle comme Un cœur simple, on se rend compte que l'intérêt de ce modèle est d'autant plus limité qu'il est malaisé de réduire les « acteurs »[4] de ce récit, qui ne sont pas dénués d'épaisseur psychologique, à des « catégories actantielles »[5]. À l'inverse, c'est sans doute parce qu'une dimension mythique les sous-tend que ce schéma rend relativement bien compte de certains passages de La Légende de saint Julien l'Hospitalier.

D'après Greimas, la distinction entre le destinataire et le sujet n'est pas nécessaire dans le conte populaire russe car le sujet est également « l'Obtenteur virtuel de ce bien », à savoir le destinataire : « il semble bien que, dans le conte populaire russe, son champ d'activité [celui du destinataire] fusionne complètement avec celui du sujet héros »[6]. À vrai dire, cela ne s'applique pas uniquement aux contes russes qui constituent le corpus de Propp puisque, dans le passage suivant tiré de La Légende de saint Julien l'Hospitalier, la fusion entre le sujet et le destinataire est patente :

Or l'empereur d'Occitanie, ayant triomphé des Musulmans espagnols, s'était joint par concubinage à la sœur du calife de Cordoue, et il en conservait une fille, qu'il avait élevée chrétiennement. Mais le calife, faisant mine de vouloir se convertir, vint lui rendre visite, accompagné d'une escorte nombreuse, massacra toute sa garnison, et le plongea dans un cul de basse-fosse, où il le traitait durement, afin d'en extirper des trésors.
Julien accourut à son aide, détruisit l'armée des infidèles, assiégea la ville, tua le calife, coupa sa tête, et la jeta comme une boule par-dessus les remparts. Puis il tira l'empereur de sa prison, et le fit remonter sur son trône, en présence de toute sa cour.
L'empereur, pour prix d'un tel service, lui présenta dans des corbeilles beaucoup d'argent ; Julien n'en voulut pas. Croyant qu'il en désirait davantage, il lui offrit les trois quarts de ses richesses ; nouveau refus ; puis de partager son royaume ; Julien le remercia ; et l'empereur en pleurait de dépit, ne sachant de quelle manière témoigner sa reconnaissance, quand il se frappa le front, dit un mot à l'oreille d'un courtisan, les rideaux d'une tapisserie se relevèrent, et une jeune fille parut. [...]
Donc il [julien] reçut en mariage la fille de l'empereur, avec un château qu'elle tenait de sa mère ; et, les noces étant terminées, on se quitta après des politesses infinies de part et d'autre[7].

Certes, on pourrait croire que ce conte dans le conte constitue une mise en abyme, néanmoins il n'est pas véritablement « le miroir interne réfléchissant l'ensemble du récit »[8] dont parle Lucien Dällenbach. Effectivement, il est plus ardu d'appliquer le modèle actantiel greimassien à l'ensemble du récit flaubertien qu'à ce conte dans le conte. Dans ce micro-récit, Julien est immanquablement le sujet. L'objet de la quête est la libération de l'empereur d'Occitanie. Ce sont le calife et son armée qui sont les opposants et c'est l'armée de Julien[9] qui, d'une manière implicite, remplit la fonction d'adjuvant. L'empereur d'Occitanie joue le rôle de « l'Arbitre, attributeur du Bien »[10], il incarne donc le destinateur. La récompense est la fille de l'empereur. Quant à la distinction greimassienne entre le sujet et le destinataire, elle n'est pas pertinente dans ce passage puisque Julien est tout à la fois le sujet héros et « l'Obtenteur virtuel de ce bien »[11], c'est-à-dire le destinataire.

Même si le modèle greimassien est opérationnel lorsqu'on l'applique à ce passage tiré de La Légende de saint Julien l'Hospitalier, il est frappant de constater que certaines remarques de Propp à propos des différentes fonctions des personnages rendent parfaitement compte de plusieurs éléments du passage en question. Si le calife est l'opposant pour Greimas, il est l'agresseur aux yeux de Propp. Mais ce dernier ne se contente pas d'indiquer sa fonction, il décrit avec précision l'ensemble des méfaits que l'agresseur peut commettre. Par exemple, le calife, dans La Légende de saint Julien l'Hospitalier, relève de la fonction A15, « il enferme quelqu'un, l'emprisonne (A15) »[12]. Un autre exemple est fourni par les évènements qui sont décrits dans le dernier paragraphe du passage. En effet, le dénouement de ce conte dans le conte ressortit à la fonction W°0[13]  : Julien reçoit tout à la fois femme et domaine seigneurial.

Assurément, le modèle greimassien et les analyses de Propp ont été élaborés à partir de corpus de récits se rattachant à la tradition orale ; toutefois l'on est forcé de constater que ce modèle et ces analyses n'ont pas seulement une valeur opérationnelle pour l'analyse des mythes et des contes populaires. Effectivement, les apports proppien et greimassien à l'analyse structurale permettent de rendre compte de façon satisfaisante de la structure du micro-récit que l'on vient d'analyser. Or, ce qui est postulé par la valeur opérationnelle du modèle greimassien et des analyses de Propp pour l'étude de ce micro-récit, c'est le fait qu'il existe un lien entre, d'une part, La Légende de saint Julien l'Hospitalier et, d'autre part, les mythes ainsi que les contes populaires. Ces derniers ont un point commun avec le récit flaubertien : l'oralité.

Conte oral, légende hagiographique, conte littéraire et nouvelle

Dans un article sur Émile Zola, Marie Scarpa a judicieusement fait remarquer que, durant la seconde moitié du XIXe siècle, la littérature en prose s'est trouvée au confluent de deux tendances apparemment contradictoires, avec, d'un côté, « le fait que la seconde moitié du XIXe siècle en France redécouvre la littérature orale »[14] et, de l'autre, la prédominance des idéologies réaliste et naturaliste dans le champ romanesque. Or, bien que ces tendances semblent s'opposer, cette dichotomie est remise en question par le fait que « ces mêmes romanciers réalistes ne cessent d'écrire des contes ». Et Marie Scarpa d'ajouter : « Que l'on pense, par exemple, aux Trois contes de Flaubert, aux Contes à Ninon de Zola, aux Contes de la Bécasse de Maupassant »[15].

Au vrai, il n'est pas satisfaisant de mettre sur le même plan les contes de Flaubert et ceux de Maupassant. En fait, ce qui est à l'origine des remarques de Marie Scarpa, c'est la dichotomie dont parle Greimas lorsqu'il oppose, dans son étude sur Maupassant, le « conte populaire » et le « conte savant »[16]. Néanmoins, cette opposition ne s'avère pas pertinente si l'on s'intéresse de près à La Légende de saint Julien l'Hospitalier.

Étant donné que, d'une part, ce récit a été écrit et publié, et que, d'autre part, il est l'œuvre d'un écrivain, il est évident qu'il s'oppose au conte populaire puisque ce dernier relève « de la tradition orale » et est « par définition anonyme »[17]. Cependant, même si le fait même que l'on puisse lire le texte de La Légende de saint Julien l'Hospitalier nous rappelle qu'il a trait à la culture scripturale, il y a également, comme on l'a vu précédemment, de nombreux éléments qui, dans ce récit, tendent à le rattacher à la tradition orale.

L'hybridité générique de La Légende de saint Julien l'Hospitalier est patente. En effet, il apparaît clairement que, comme le suggère, d'une part, le titre du récit et, d'autre part, le titre du recueil auquel ce dernier appartient, ce récit flaubertien ressortit tout à la fois au conte et à la légende hagiographique. Or, ce que le conte et la légende ont en commun, c'est le fait qu'ils sont indissolublement liés à la tradition orale. De même que les contes étaient collectés par les écrivains et folkloristes, de même les légendes hagiographiques étaient collectées par les écrivains religieux. Ces genres littéraires sont fondés sur des sources orales et il est possible de les assimiler à la vie de saint et au Miracle dont parle Pierre-Marc de Biasi :

Une vie de saint, un Miracle n'ont généralement, en tant que tels, aucune autre trace historique que les narrations qui en ont été faites et qu'ont enregistrées les diverses traditions. Qu'est-ce qu'un miracle, sinon le récit de ce miracle ? Ce sont des textes dépositaires d'une antérieure tradition orale[18].

Ainsi, l'écriture de La Légende de saint Julien l'Hospitalier est sous-tendue par le lien entre les cultures orale et scripturale, entre l'oralité et la transcription, entre les sources et le texte de l'écrivain. On peut donc affirmer, à l'exemple de ce que dit Jean-Marie Privat à propos du conte de Perrault, que ce récit flaubertien est un « tressage de la culture orale folklorique dans la culture écrite »[19].

Ce tressage constitue un attribut de La Légende de saint Julien l'Hospitalier. En effet, c'est le seul récit des Trois contes qui se rattache, dans une certaine mesure, à la culture orale folklorique[20]. D'ailleurs, si l'on considère, avec Henri Coulet, que le conte a deux caractéristiques, c'est-à-dire que, d'une part, il « suppose un narrateur qui intervient dans le récit ou dont le style a un caractère oral », et que, d'autre part, « ce qu'il raconte est merveilleux, fantastique, légendaire »[21], il est patent que La Légende de saint Julien l'Hospitalier constitue l'unique conte qui figure dans ce recueil flaubertien.

À l'instar du vocable tale que Jack Goody qualifie de « nineteenth-century blanket term »[22], le mot conte est devenu au XIXe siècle un immense fourre-tout. D'ailleurs, comme l'a très justement noté Marie Scarpa, la distinction entre le conte et la nouvelle se caractérisait à cette époque par son imprécision : les « écrivains qui s'essaient au genre du conte au XIXe siècle [...] emploient d'eux-mêmes le terme “conte” (même s'ils le distinguent parfois difficilement de celui de la “nouvelle”) »[23]. Pourtant, il est une distinction qui est fondamentale pour qui veut tenter de discerner plus nettement les frontières indécises entre le conte et la nouvelle. Cette distinction, c'est celle qui existe entre la subjectivité et l'objectivité :

Il est permis, sans cesser de voir dans cette confusion et dans les travestissements de textes la caractéristique du récit court, de distinguer des narrations subjectives (les contes) et des narrations objectives (l'histoire et la nouvelle) ; dans les premières, le narrateur fait entendre sa voix, interpelle directement ou indirectement le lecteur ; dans les secondes, le narrateur prend garde que l'émotion, même la plus bouleversante, ne déborde de l'action et des relations entre les personnages et n'influence son énoncé[24].

La subjectivité qui, selon Henri Coulet, caractérise les contes, découle donc de la présence du narrateur-conteur et, partant, de l'oralité[25] du récit. Or, il est manifeste que La Légende de saint Julien l'Hospitalier est celui des Trois Contes qui se rapproche le plus d'une performance orale, ou plutôt de ce que Guy Latry appelle « un “oral écrit”, représentation écrite de la parole conçue de manière à permettre, par l'oralisation, la lecture à haute voix du texte, la restitution quasi intégrale de la performance orale »[26].

Le premier des Trois contes (si l'on tient compte de l'ordre d'écriture) est le seul récit que l'on pourrait rattacher, mutatis mutandis, à la tradition du conte oral. En effet, si l'on considère que ce genre se caractérise, d'une part, par la présence d'une subjectivité, c'est-à-dire par des interventions du conteur dans le récit et, d'autre part, par la « contrainte de la mémoire »[27], il apparaît clairement que La Légende de saint Julien l'Hospitalier est l'unique récit de notre corpus qui réponde à ces deux critères.

Bien qu'il soit aisé de mettre en évidence la présence d'une subjectivité dans ce récit[28], il peut sembler plus difficile de saisir le lien avec la mémoire. Pour mieux l'appréhender, on peut prêter l'oreille à ce que dit Nicole Belmont :

Les contes merveilleux, souvent très longs, ne pouvaient être mémorisés mot à mot. Était mis en mémoire le schéma narratif, coïncidant avec les déplacements, le parcours, du héros ou de l'héroïne, et jalonné par les images vigoureuses propres à chaque conte-type. Les « embellissements » relevaient de l'invention, de l'improvisation lors de la performance, ainsi que du style personnel du conteur ou de la conteuse. En revanche, le conte de fées littéraire échappe à cette exigence de la mémorisation, puisqu'il s'inscrit dans l'écriture et la lecture. Toutes les digressions autour du fil de l'histoire y sont possibles, licites et même recommandées[29].

 

Si le récit flaubertien ressortit au conte, d'un côté, de par son contenu légendaire[30] et, de l'autre, puisque les interventions du narrateur impliquent la présence d'une subjectivité, il se rattache également au conte oral parce que l'histoire qu'il raconte est centrée sur le parcours d'un héros, à savoir Julien.

Ainsi, l'impression d'oralité dans La Légende de saint Julien l'Hospitalier découle du fait que ce récit flaubertien a de nombreuses similitudes avec un genre, le conte merveilleux de tradition orale. Ces similitudes constituent des effets d'oralité génériques. Or, ces effets sont moins nombreux dans les autres récits et c'est pour cette raison que La Légende de saint Julien l'Hospitalier est un récit spécifique. En effet, les oppositions entre le conte de tradition orale et le conte littéraire, entre la culture orale et la culture scripturale, ne sont pas aussi congrues que dans les autres récits des Trois contes.

Ces derniers se rapprochent plus d'un genre malaisé à définir : la nouvelle. Certes, Viktor Chklovski nous avertit, dans le préambule de son article qui s'intitule « La construction de la nouvelle et du roman », qu'il n'a « pas encore trouvé de définition pour la nouvelle »[31], néanmoins il est possible de dégager certains traits distinctifs lorsque l'on met ce genre en parallèle avec le conte. Comme l'a souligné Henri Coulet, l'objectivité narrative de la nouvelle s'oppose à la subjectivité du conte.

Au vrai, cette subjectivité va de pair avec une simplicité narrative dans le conte de tradition orale puisqu'il est patent que, le schéma narratif devant être mis en mémoire, ce dernier ne peut pas être d'une extrême complexité. Or, à l'exception de La Légende de saint Julien l'Hospitalier, les récits de notre corpus sont, en matière de narration, soit objectifs du fait de leur « fond d'omniscience »[32], soit complexes de par précisément leur « focalisation complexe et variable »[33], soit les deux à la fois.

Si la simplicité narrative de La Légende de saint Julien l'Hospitalier va de pair avec la présence d'une subjectivité, si le titre du récit doit être mis sur le même plan que celui du recueil (Trois contes), c'est parce que l'ensemble de ces éléments contribuent à donner une impression d'oralité au lecteur. Ils doivent donc être considérés comme des effets d'oralité, c'est-à-dire qu'ils sont sous-tendus par une tentative de nous faire accroire que, contrairement à Un cœur simple et Hérodias qui ressortissent davantage au genre de la nouvelle, le premier récit des Trois contes se rattache à une double tradition orale, celle dont sont issus le conte et la légende hagiographique.

NOTES

[1]  Algirdas-Julien Greimas, Sémantique structurale, Presses Universitaires de France, 1986, p. 175. L'italique est de l'auteur.
[2] Ibid., p. 180.
[3] Id.
[4] « Il en résulte que, si les acteurs peuvent être institués à l'intérieur d'un conte-occurrence, les actants, qui sont des classes d'acteurs, ne peuvent l'être qu'à partir du corpus de tous les contes », ibid. p. 175.
[5] Ibid., p. 173.
[6] Ibid., p. 178.
[7] Gustave Flaubert, ouvr. cité, p. 105-107.
[8]  Lucien Dällenbach, Le Récit spéculaire. Essai sur la mise en abyme, Seuil, 1977, p. 52.
[9] « Des esclaves en fuite, des manants révoltés, des bâtards sans fortune, toutes sortes d'intrépides affluèrent sous son drapeau, et il [Julien] se composa une armée », ouvr. cité, p. 103.
[10] Algirdas-Julien Greimas, ouvr. cité, p. 178.
[11] Les italiques sont de l'auteur. Cette expression est empruntée à Étienne Souriau.
[12] Vladimir Propp, Morphologie du conte, Seuil, 1970, p. 45.
[13]  « Le héros reçoit femme et royaume en même temps », ibid., p. 78.
[14]  Marie Scarpa, « Du roman au conte. L'exemple de Zola », Cahiers de Littérature orale, no 56, Langues O', 2004, p. 108.
[15]  Ibid., p. 107.
[16]  Algirdas-Julien Greimas, Maupassant. La sémiotique du texte : exercices pratiques, Seuil, 1976, p. 8.
[17]  Marie Scarpa, art. cité, p. 107.
[18]  Pierre-Marc de Biasi, « Le Palimpseste hagiographique : l'appropriation ludique des sources édifiantes dans la rédaction de “La Légende de saint Julien l'Hospitalier” », Gustave Flaubert 2, Minard, 1986, p. 89.
[19]  Jean-Marie Privat, « Si l'oralité m'était contée... », Cahiers de Littérature orale, no56, Langues O', 2004, p. 30.
[20] La légende hagiographique ne s'oppose pas à la légende folklorique. D'ailleurs, si l'Église s'est distanciée, à maintes reprises, des légendes hagiographiques, c'est parce ces dernières avaient trait au folklore religieux populaire.
[21]  Henri Coulet, « Introduction », Nouvelles du XVIIIe siècle, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2002, p. XIX.
[22] Jack Goody, « The folktale and cultural history », Cahiers de Littérature orale, no 56, Langues O', 2004, p. 56.
[23] Marie Scarpa, art. cité, p. 107-108.
[24]  Henri Coulet, « Introduction », ouvr. cité, p. XXV. Les italiques sont de l'auteur.
[25]  Cette oralité est, il faut bien en convenir, reconstituée d'une manière entièrement artificielle.
[26]  Guy Latry, « Représenter dans l'écriture », Cahiers de Littérature orale, n° 52, Langues O', 2002, p. 128.
[27] Nicole Belmont, « La transcription orale du conte, la transcription et les contes littéraires », Cahiers de Littérature orale, n° 52, Langues O', 2002, p. 140.
[28] Il suffit de lire les extraits suivants pour se rendre compte de cette présence : « C'est lui, et pas un autre, qui assomma la guivre de Milan et le dragon d'Oberbirbach », Trois contes, Seui1, 1993, p. 105 ; « Julien fut ébloui d'amour, d'autant plus qu'il avait mené jusqu'alors un vie très chaste », ibid., p. 107 ; « Et voilà l'histoire de saint Julien l'Hospitalier, telle à peu près qu'on la trouve, sur un vitrail d'église, dans mon pays », ibid., p. 133-134.
[29] Nicole Belmont, article cité, p. 140.
[30]  Selon Henri Coulet, « ce qu'il [le conte] raconte est merveilleux, fantastique, légendaire », Henri Coulet, « Introduction », ouvr. cité, p. XIX. 
[31] Viktor Chklovski, « La construction de la nouvelle et du roman », Théorie de la littérature. Textes des formalistes russes, Seuil, 2001, p. 172.
[32] Raymonde Debray-Genette, « Du mode narratif dans les Trois Contes », Travail de Flaubert, Seuil, 1983, p. 136.
[33] Ibid., p. 137.


Mentions légales