Bulletin

Bulletin Flaubert n°248

Date
15 janvier 2024
Localisation
Site Flaubert
Auteur du post
Yvan Leclerc
Date de publication
15 janvier 2024


Voeux
«N’importe, il me semble, je ne sais pourquoi, que 1876 ne sera pas si abominable que 1875? – C’est peut-être parce que je le désire – et puis qu’on se lasse d’être triste, – comme on se lasse de tout!»
Lettre de Flaubert à Léonie Brainne, 5 janvier 1876.
En ligne sur le site Flaubert.

AGENDA
Événements passés
(< François Vanoosthuyse)
Le 1er décembre 2023, Gersende Plissoneau, Maîtresse de conférences en langue et littérature françaises et didactique de la littérature à l'Université de Bordeaux (UR Plurielles), a soutenu son dossier d'Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) intitulé «Études flaubertiennes, littérature de jeunesse et didactique de la littérature: de la composition d'une mosaïque», Maison de la création et de l'innovation, Domaine Universitaire, Saint Martin d'Hères, salle 002, devant un jury composé de Béatrice Bloch (Université de Poitiers, PR, rapportrice et présidente), Laurent Déom (PR, Université de Lille), Jean-Louis Dufays (PR, Université Catholique de Louvain, rapporteur), Jean-François Massol (PR émérite, Université Grenoble Alpes, garant), Patricia Richard-Principalli (MCF-HDR, Université de Montpellier, rapportrice) et François Vanoosthuyse (PR, Université de Rouen). Le titre de l'inédit: Bovary et bovarysmes contemporains.

Le 14 décembre 2023, Mme Natasha Belfort Palmeira a soutenu sa thèse intitulée «La forme libre: travail, oisiveté et formation de l’individu dans L’Éducation sentimentale et Mémoires posthumes de Brás Cubas», devant un jury composé de M. Franco Moretti (Stanford University), Mme Ana Paula Pacheco (Universidade de São Paulo), Mme Éléonore Reverzy (Sorbonne Nouvelle), M. Michel Riaudel (Sorbonne Université), M. Samuel Titan Jr (Universidade de São Paulo) et M. Paolo Tortonese (Sorbonne Nouvelle).

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(<Ana Maria Campino, Conservatrice, livres et arts graphiques européens)
19 avril-20 novembre 2023, Calouste Gulbenkian Museum, Av. de Berna, 45A, 1067-001 Lisbon.
Le Musée Calouste Gulbenkian de Lisbonne a organisé une exposition temporaire centrée sur les exemplaires de luxe illustrant les textes de Flaubert, en particulier un exemplaire de Salammbô illustré par des aquarelles originales de Malassis, acquis par Calouste Gulbenkian à la vente Bemelmans, à Paris, le 12 mai 1931.
Voir la page consacrée à cette exposition sur le site du Musée.

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VENTES
Ventes passées

Mardi 19 décembre 2023, vente Coutau-Bégarie, 9, rue Drouot - 75009 Paris
Lot n°284. Constantin Alexéïévitch Korovine (1861-1939), projet de décor pour le ballet Salammbô. Huile et rehaut de gouache sur panneau marouflé sur toile, signée en bas à droite en caractères cyrilliques «Salambo Konstantin Korovine» conservée dans un encadrement moderne en bois doré. Restauration, bon état général. À vue: H.: 47,5cm - L.: 73cm. Cadre: H.: 74,5cm - L.: 100cm. Provenance: vente Christie's, Londres, 26 novembre 2012, lot n°166. Biographie: Constantin Korovine est un peintre et décorateur russe. Né à Moscou, il étudie à l’École des Beaux-Arts de Moscou puis à l'Académie russe des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. Korovine se distingue par ses talents en tant que peintre de paysages, de scènes urbaines et de portraits. Il excite également l'admiration en tant que décorateur pour les théâtres impériaux russes, en particulier le Théâtre Bolchoï. Historique: Salammbô fut réinterprété en tant que ballet au Théâtre Bolchoï de Moscou le 10 janvier 1910. Le ballet s'inspire du roman de Flaubert et met en lumière l'histoire d'amour tragique de l'héroïne, dont le nom donne son titre à l'oeuvre. Située à Carthage en 240 avant J.-C., la chorégraphie du ballet a été élaborée par Alexandre Gorsky (1871-1924), la partition musicale composée par Andrey Fedorovich Arends (1855-1924) et les décors par Constantin Korovine. Estimation: 20.000/ 30.000 euros.
Notice en ligne sur gazette-drouot.com.

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20 décembre, vente Osenat, Paris
Lot n°82. Flaubert, manuscrit poétique autographe intitulé «À une femme maigre». 4 vers occupant une page in-4 oblong sur un bifeuillet de papier bleu. Un poème de Louis Bouilhet copié de la main de Flaubert. «Qu’importe ton sein maigre, ô mon objet aimé?/ On est plus près du coeur quand la poitrine est plate!/ Et je vois comme un merle en sa cage enfermé/ L’Amour, entre tes os, rêvant sur une patte!» Gustave Flaubert publia ce poème en 1872 dans les notes annexées au volume Dernières chansons de Louis Bouilhet, sous le titre «À une jeune fille manquant de charme». Il y adjoignit la remarque suivante: «Bouilhet avait fait beaucoup de vers de ce genre-là et de plus salés». Dans sa préface, il indiqua de manière plus générale que «rien n’empêche d’avouer qu’il excellait aux épigrammes, quatrains, acrostiches, rondeaux, bouts-rimés et autres «joyeusetés» faites par distraction, comme débauche. Il en faisant aussi par complaisance [...]. Il avait le don de l’amusement, chose rare chez un poète.» Guy de Maupassant cite ce quatrain dans le conte «Nos Anglais», qu’il publia dans le journal Gil Blas du 10 février 1885, puis dans son recueil Toine en janvier 1886. Louis Bouilhet, que Gustave Flaubert appelait «ma conscience littéraire», fut un de ses plus proches amis (il fut également l’ami de Guy de Maupassant). Conservateur à la bibliothèque de Rouen, il joua un rôle important auprès de lui en lui dispensant des conseils concernant ses oeuvres. Écrivain lui-même, il est l’auteur de pièces de théâtre et de poésie. Après sa mort en 1869, Gustave Flaubert oeuvra à servir sa mémoire: il retravailla une pièce retrouvée dans les papiers du défunt, Le Sexe faible, fit jouer et imprimer une autre pièce de celui-ci, Mademoiselle Aïssé, et publia avec une préface personnelle ses poésies posthumes sous le titre Dernières chansons (1872). 400/ 600 euros.
Notice sur catalogue de la vente.

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(< Jacques-Remi Dahan)
Lettre d’Achille Cléophas Flaubert (1784-1846) à Charles Vacquerie. Rouen le 12 Xbre [décembre] 1838, 1p.1/2 in-4° à l’encre noire.
Adresse autographe: Monsieur/ Monsieur Ch. Vacquerie/ Chez M. Lefèvre aîné et Compie./ au hâvre [cachet postal CP. ROUEN (76) [?], 15 DEC. 1838.// LE HAVRE, 15 DEC. 183]
Quelques froissures, petites déchirures marginales.
Lettre inédite du père de Gustave Flaubert, dont on ignorait jusqu’à aujourd’hui que Charles Vacquerie fut un patient. «Monsieur,/ Je ne vous ai pas défendu le sirop de digitale d’une manière absolue je vous ai dit de ne point en abuser, de le quitter de temps à autre puis de le reprendre si M. Huet le jugeait convenable. Je pense dans ce moment qu’une saignée de bras vous est utile. Suivez votre régime présent et si vous passez l’hyver au hâvre, rapportez-vous en à M. Huet, homme d’expérience./ Agréez, je vous prie, les salutations affectueuses de votre très dévoué serviteur/ Flaubert.»
Charles Vacquerie (1817-1843) fait la connaissance de Victor Hugo par l’intermédiaire de son frère Auguste. À l’été 1838, il rencontre la fille aînée de l’écrivain, Léopoldine (1824-1843), lors d’un voyage des Hugo à Villequier, où les Vacquerie possèdent une maison familiale. Léopoldine et Charles se marient en 1843, ce dernier devenant donc le gendre de Victor Hugo. C’est toujours en 1843 à Villequier, lors d’une sortie en canot de course sur la Seine, que les deux jeunes époux meurent tragiquement après que leur embarcation a chaviré suite à un violent coup de vent.
Les lettres autographes signées d’Achille Cléophas Flaubert, dont on ne recense aujourd’hui que dix-huit pièces, sont d’une insigne rareté. 3.200 euros.
En ligne sur le site du Manuscrit français.

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VIENT DE PARAÎTRE

Édition de manuscrit
(< Danielle Girard)
Les brouillons de L’Éducation sentimentale
Vous trouverez ici les transcriptions de la séquence «Ce fut comme une apparition», du manuscrit autographe définitif et du manuscrit des copistes.
Les manuscrits de L'Éducation sentimentale (site-magister.com)

Ouvrage
(< Benoît Melançon)
Silvia D'Amico, Les études grecques de Gustave Flaubert. Édition du Carnet de travail n°1, Turin, Rosenberg & Sellier, coll. «Biblioteca di Studi Francesi», 2023
Des verbes grecs dans le cahier d’un apprenti helléniste nommé Flaubert, ou les coulisses du métier d’écrivain… Dans le Carnet de travail n°1, dont ce livre propose une analyse approfondie ainsi que l’édition critique et l’édition anastatique, nous trouvons les traces du moment – clairement identifiable dans sa Correspondance – où Flaubert a décidé d’étudier le grec. L’écart entre le rêve d’érudition, qui lui fait endurer le travail quotidien de l’étude minutieuse des textes de Théocrite et d’Aristophane à l’origine de ses notes, et la réalité impitoyable de la médiocrité de sa connaissance de la langue grecque permet de mettre en valeur la dynamique à l’origine de l’inspiration de Flaubert: la difficulté de se confronter à ses propres limites, l’inévitable frustration qui en découle et le besoin de rédemption provoquent un désir de perfection sans limites au moment de l’écriture.
Silvia D'Amico est Professeure en Études Italiennes à l’Université Savoie Mont Blanc. Ses recherches se concentrent sur la réception des Classiques à travers les siècles et sur les échanges entre l’Italie et la France à la Renaissance.
Notice du site de l’éditeur.
Compte rendu de cet ouvrage par Michel Tichit, sur le site Flaubert.
[La transcription par Michel Tichit du Carnet de grec est disponible sur le site Flaubert. Voir Michel Tichit, «À propos du Carnet n°1 ‒ Flaubert et le grec: “un vers de Théocrite vous fait plus rêver que vos meilleurs souvenirs”», Cahiers Flaubert Maupassant, n°41, hors-série n°1, Flaubert au Collège royal de Rouen, 1832-1839, sous la direction de Joëlle Robert, p.111-133.]

Laird Hunt, Zorrie, traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Laure Tissut, Globe, 2023.
À la façon de Flaubert dans Un coeur simple, Laird Hunt offre le portrait saisissant d’une femme ordinaire, à un moment pivot de l’histoire américaine. Avec justesse et poésie, Zorrie raconte de manière magistrale la cruauté et la beauté du quotidien dans une Amérique en pleine transformation.
Présentation sur le site de l’éditeur.
Laird Hunt sera à l’Hôtel littéraire Flaubert, 33 rue du Vieux Palais, à Rouen, mercredi 17 janvier 2024, à 18h, avec sa traductrice, Anne-Laure Tissut. Discussion et dédicaces.

Jessica L. Nelson, L’Orageuse, Albin Michel, 2023.
Roman inspiré par la biographie de Louise Colet. «Si jamais la lutte devient grandiose et sanglante, je veux m’y mêler, je veux réunir toutes les femmes, toutes les mères, toutes ces soeurs en douleur et en misère, et leur faire comprendre ce qu’il faut dire, ce qu’il faut faire, ce qu’il faut exiger… pour qu’elles ne soient pas éternellement des machines à plaisir et à reproduction de l’espèce.» Louise Colet.
Présentation sur le site de l’éditeur.
L’auteure s’entretient avec Joëlle Robert à l’Hôtel littéraire Flaubert, 33 rue du Vieux Palais, à Rouen, vendredi 19 janvier, à 18h30. Discussion et dédicaces.

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Traduction
(< François Vanoosthuyse)
Gustave Flaubert, Il Candidato. Commedia in quattro atti. Con varianti e scene inedite provenienti dai manoscritti autografi dell’autore. Introduzione, traduzione e note a cura di Biagio Magaudda. «Università», Tab Edizioni, Roma, 2023.
Présentation sur le site Flaubert.

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Revue
Flaubert, revue critique et génétique, n°29, 2023
L’insociable sociabilité, éd. par Juliette Azoulai et Florence Pellegrini
Ce numéro constitue le second volet des actes du séminaire Flaubert (2020-2022) consacré au thème de «l’insociable sociabilité» dans l’oeuvre et la vie de Flaubert et s’inscrit dans la continuité du numéro Flaubert, Zola et la sociabilité (dossier 26, décembre 2021).

Juliette Azoulai et Florence Pellegrini, Introduction: «l’insociable sociabilité» flaubertienne
Éléonore Reverzy, Sociabilités de jeunes filles dans l’oeuvre de Gustave Flaubert
Bernard Gendrel, Sémiotique du groupe chez Flaubert
Boris Lyon-Caen, Ironie et communauté (L’Éducation sentimentale)
Isabelle Pitteloud, Réversibilité du mépris dans Bouvard et Pécuchet ou comment «saper les bases» de la société
Stéphanie Champeau, «Mon Dieu, gardez-moi de mes amis! Quant à mes ennemis, je m’en charge!»

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Articles
(< François Vanoosthuyse)
Françoise Gaillard, «J'ai trouvé! Eurêka! Eurêka! Je l'appellerai Emma Bovary», Le Magasin du XIXe siècle, n°13, 2023, p.85-92.
Michel Pierssens, «Monsieur Bovary, c'est elles!» [à propos de Isabelle Flaten, Un honnête homme, éditions Anne Carrère, 2023; Laura Grimaldi, Monsieur Bovary, Métaillé, 1995], Le Magasin du XIXe siècle, n°13, 2023, p.238-240.

(< Benoît Melançon)
Justine Muller, «Annie Ernaux lectrice ou la genèse d’une écrivaine: d’Emma Bovary à Gustave Flaubert», RELIEF, Revue électronique de littérature française, vol.17, n°2, 2023, «La lectrice est-elle un lecteur comme les autres?».
Cet article se propose d’étudier la façon dont la lecture fut un élément essentiel dans la naissance à l’écriture d’Annie Ernaux. Deux formes de lectures différentes façonnent le parcours de l’écrivaine: des livres populaires, destinés à un public féminin, qui favorisent l’évasion et le bovarysme, et des oeuvres appartenant à la littérature légitime qui poussent à une herméneutique de soi faisant fi du genre des lecteurs. Ces deux types de lectures seront au départ de son envie d’écrire et alimenteront son activité d’écriture. Aussi est-il possible d’observer la manière dont, après s’être identifiée à Emma Bovary, Ernaux se fait progressivement Flaubert, auteur qu’elle apprécie énormément et qu’elle compte parmi ses influences.

Catherine Thomas-Ripault, «Du journal à la lettre: le Moi et l’autre dans la relation du voyage en Orient de Flaubert», dans Le Moi et l’Autre dans les journaux d’écrivains, Yann Mortelette (dir.), Presses universitaires de Rennes, coll. «Interférences», 2024, p.181-194.
Présentation sur le site de l’éditeur.

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SUR LA TOILE
(< Benoît Melançon)
«Emma Bovary est-elle le personnage le plus bête de la littérature?» France Culture, 15 août 2023. Avec Delphine Jayot, enseignant-chercheur en littérature française à l’Université Eötvös Loránd à Budapest. Écouter.

Benoît Melançon, «Accouplements 219», rubrique du blog «L’oreille tendue»: rapprochement entre Madame Bovary et Maylis de Kerangal, Naisssance d’un pont. «Accouplements 220», le prénom «Emma» dans Andrée A. Michaud, Bondrée, Montréal, Québec Amérique, coll. «qa», 2020 et Maylis de Kerangal, Tangente vers l’est, Paris, Verticales, coll. «Minimales / Verticales», 2012.

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LECTURES
(< Yvan Leclerc)
Michel Foucault, Le Discours philosophique [1966], Gallimard, Le Seuil, coll. «Hautes Études», 2013.
[Dans cet essai inédit, Foucault rapproche le discours philosophique et le discours de fiction, qui supposent toujours «une justification de soi», opérée par un narrateur dans la fiction.]
«Il se peut aussi que la justification du récit soit tout à fait inapparente: celui-ci semble raconté par une voix anonyme et toute-puissante qui s’arroge le droit de parcourir tous les temps et tous les lieux, de traverser toutes les consciences. Au début de L’Éducation sentimentale, qui nulle part au long du texte n’indique de rapport entre la fable et la voix parlante, on mentionne à la manière d’un historien la date du premier événement (15 septembre 1840), le lieu (le quai Saint-Bernard), l’extériorité du récitant par rapport à son personnage (aperçu comme un homme mêlé au groupe des voyageurs); ces notations, et toutes celles du même type qui jalonnent le texte, fonctionnent comme des justifications du récit laissées en blanc par le récitant: celui-ci définit son accès à la fable comme perception par un sujet invisible, comme regard posé sur les choses et les visages par une présence supplémentaire et nécessairement inaperçues, comme attention mobile à travers le temps et l’espace.» (p.43)

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(< Benoît Melançon)
Luc Jodoin: «Coïncidence supplémentaire. Je lis présentement Le Salon d'Oscar Lalo (Plon, 2022). La majeure partie du roman tourne autour de Flaubert, et par la force des choses d'Emma Bovary.»
Extrait: «Je consacre ma matinée à admirer ce dieu comme on s’oublie à regarder un feu. Quand je commets l’erreur de m’approcher, j’entraperçois Emma Bovary et me prends Flaubert de plein fouet: “Des gouttes suintaient sur sa figure bleuâtre, qui semblait comme figée dans l’exhalaison d’une vapeur métallique.”»

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TRAVAUX UNIVERSITAIRES
Francesca Montanari, Gustave Flaubert: una teoria letteraria attraverso le lettere, mémoire de maîtrise soutenu à l’Université «Alma Mater Studiorum» de Bologne, 2023.
Ce mémoire analyse la Correspondance de Flaubert comme un lieu critique privilégié où l’auteur a mûri, surtout pendant la rédaction de Madame Bovary, sa théorie critique et esthétique. Le corpus épistolaire révèle une nouvelle poétique qui n’est pas soumise à des règles extérieures. La Correspondance apparaît comme le double de son oeuvre, son négatif. Les oeuvres de Flaubert revendiquent un style impersonnel; la Correspondance oblige à s’interroger sur l’idée même de littérature et sur ses limites.

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Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Marie-Paule Dupuy et Olivier Leroy. Il vous tiendra informés, selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement, veuillez vous inscrire à l'adresse suivante:
https://sympa.univ-rouen.fr/sympa/info/flaubert-bulletin
Contact: flaubert-bulletin-request@listes.univ-rouen.fr

Yvan Leclerc
Professeur honoraire à l’université de Rouen Normandie
Faculté des Lettres et Sciences Humaines
F – 76821 Mont Saint Aignan Cedex
Tél. Secrétariat département: (+33) (0)2 35 14 61 67

Laird Hunt Zorrie, 2024
Jessica L. Nelson L&#x27;orageuse
Silvia D&#x27;Amico, Les études grecques de Gustave Flaubert

Laird Hunt, Zorrie, traduit de l'anglais (États-Unis) par Anne-Laure Tissut, Globe, 2023

Bulletin Flaubert n°248

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