FOLIO 70 : Fin du chap. V - Paul et Virginie
   
 

                                       songer peut-être
l'appelait à elle, c'était sans y penser sans doute, et plutôt
par condescendance
        lui faire plaisir qu'instinctivement poussée.
[Elle ne comprenait pas ces effusions de sentiment qui
                    cependant
la flattaient pourtant puisqu'elle s'en savait être la cause toute
                                              sentir
toute étonnée même de ne rien éprouver elle attendait qu'il lui survînt
au coeur quelque chose d'aussi extraordinaire. Aussi
la société de Charles son mari (une fois la curiosité du
sexe passée) n'avait donc pr elle que le charme d'une
                                                      encore en plus la satisfaction
bonne camaraderie où se melait le plaisir d'être enfin
débarrassée des paysans et celui de vivre désormais d'une
façon plus agréable.]

 

Avant le mariage qu'elle ne se mariât, elle avait
                                                          mais le
cru avoir de l'amour cependant mais mariée maintenant
                                          eut
Charles bonheur qui aurait dû résulter de cet amour
n'étant pas encore venu, il fallait qu'elle se fût
                songeait-elle & Emma
trompée d'avance pensait-elle cherchait à savoir ce que
                                                dans la vie
l'on entendait au juste dans la vie par les mots de
félicité, de passion & d'ivresse qui lui avaient
paru si beaux dans les livres.

 

A douze ans, elle avait lu Paul et Virginie
   alors         xxxx
et elle avait rêvé la maisonnette de bambous, le nègre
Domingo, le chien Fidèle, mais surtout l'amitié douce
                                                            chercher
de quelque bon petit frère, qui va cueillir pour vous
des fruits rouges dans de gds arbres droits, plus hauts
                  qui [illis.]
que des clochers, ou qui court pieds nus, sur le sable,
vous apportant un nid d'oiseau.

                                                                  Elle essaya
de semer des graines dans le jardin pour voir pousser
des arbres. Elle enfouit en terre un noyau de pêcher
l’année suivante, mais rien ne sortit l’année suivante
un jour qu’il faisait chaud, elle alla même vers
                                  l’abreuvoir aux vaches,
                                                   sous la pompe.