Les contes de fées : réponses
 

La micro-séquence

   

Description des fées
toute petite elle avait aimé d'abord les belles / bonnes marraines des contes de Fées 
des dames à baguette d'or et en manteau de satin blanc
Belles dames à couronnes d'or habillées comme des soleils

Leurs pouvoirs magiques
faisaient des carrosses avec des citrouilles,
changeaient les prairies en satin, les citrouilles en carrosses,
les groseilles en rubis secouaient des émeraudes aux branches des groseilliers

Leurs relations avec les petites filles
où les fées descendaient du ciel vers vous dans des nuages roses et qui touchaient avec leur baguette les tulipes du jardin/ parterre
et se mettaient aussitôt à parler/ à tenir des discours aux petites filles comme des personnes/parents
-  pour gronder les petites filles.
où les fées descendent dans des nuages pour parler à leurs filleules
où l'on entend leurs voix dans les corolles/calices des tulipes -        
Merveilleux dont elle n'était plus la dupe. Elle avait attendu la bonne marraine, cru à la mère Mi-carême
et à l'homme qui jette du sable. [voir les notes]
Elle n'attendit bientôt plus de bonnes marraines au diadème d'or pour la venir consoler quand elle pleurait
 

   
 

Les développements et les rappels dans la suite du roman

   

  L'univers des fées
Fée, féerique : aucune occurrence
Conte
: des contes moraux « profanes doublés de religion » qui l'irritent.
Rubis, émeraude, topaze aucune occurrence la concernant directement.
Le satin est lié à la mort et aux désillusions du mariage : couronne de mariée, toilette mortuaire.
Objet dérisoire : les pantoufles - Mais il est signe de noblesse pour les autres.

Une scène semble issue de ces apparitions féériques, celle de la communion d'Emma au plus fort de sa maladie.

        « Les rideaux de son alcôve se gonflaient mollement, autour d'elle, en façon de nuées, et les rayons des deux cierges brûlant sur la commode lui parurent être des gloires éblouissantes. Alors elle laissa retomber sa tête, croyant entendre dans les espaces le chant des harpes séraphiques et apercevoir en un ciel d'azur, sur un trône d'or, au milieu des saints tenant des palmes vertes, Dieu le Père tout éclatant de majesté, et qui d'un signe faisait descendre vers la terre des anges aux ailes de flamme pour l'emporter dans leurs bras. »
[II, 14 - La maladie d'Emma]

Nuages roses :

        « Le ciel pur était tacheté de nuages roses ; des fumignons bleuâtres se rabattaient sur les chaumières couvertes d'iris ; Charles, en passant, reconnaissait les cours. Il se souvenait de matins comme celui-ci, où, après avoir visité quelque malade, il en sortait, et retournait vers elle. »
[III, 10 - L'enterrement d'Emma]

Paysage mièvre alors que le moment est funèbre. On y retrouve une séquence de l'enfance d'Emma : les iris sur le toit des chaumières.
Les deux scènes sont liées à la maladie et la mort.

  La relation avec les autres personnages
Aucun d'eux ne lui fait la morale : la mère de Charles est la seule à oser des remontrances.
Emma entretient d'ailleurs des relations plutôt conflictuelles avec les « figures maternelles ».
Sa mère la gifle, les fées la grondent, la mère supérieure du couvent n'est pas fâchée de s'en débarrasser, Madame Bovary mère a de mauvaises relations avec elle – et réciproquement.
La mère de Virginie et celle de Paul sont évincées des « rêves » d'Emma, alors que le serviteur et le chien y sont présents.
Seule la Vierge - qui ressemble aux fées des contes - échappe à cette acrimonie.

  L'édification de la conscience morale d'Emma
Le mot conscience n'est jamais lié à la morale, mais au sens de « avoir conscience de ».
Il souligne justement les défaillances de la conscience.
Il est aussi associé à un rôle à jouer.

  La représentation en image
Les gravures des contes de madame d'Aulnoy présentent des femmes qui ont le pouvoir sur les hommes : fées, reines, égéries, femme adorée, en nacelle sur l'eau. Les hommes sont à leur pied dans des attitudes d'adoration ou de supplication.