FOLIO 75 : Moyen-âge - Femmes - Histoire - romances - keepsakes
   
passaient leurs jours tout assises, le coude sur la pierre et le menton
dans la main, à regarder venir du fond de la campagne, un Cavalier
                           qui
à plume blanche, galoppe sur un cheval noir. Elle eut dans ce
temps là, le culte de Marie Stuart et des vénérations enthousiastes
à l'endroit des femmes illustres ou infortunées. Jeanne d'Arc, Héloïse,
                                                                                      [illis.] pr elle

donc

perdu

Agnès Sorel, la belle Ferronnière et Clémence Isaure, se détachaient
                                            l'immensité ténébreuse          \  pr elle,
comme des comètes, sur le fond tout obscur de l'histoire, où saillissait
encore ça et là, mais plus perdus dans l'ombre et sans aucun
rapport entr'eux, St Louis avec son chêne, Bayard mourant
qques férocités de Louis XI, un peu de St Barthélemy, le panache
du Béarnais, et toujours le souvenir des assiettes peintes où Louis
XIV était vanté.
               à la classe de musique, dans les romances qu'elle chantait
                   question que      de madones de lagunes,
il n'était toujours question de petits anges aux ailes d'or, d'albanaises
de gondoliers
pacifiques compositions
qui lui laissaient
entrevoir à travers la
niaiserie du style
& les imprudences de la
note les splendeurs-
l'attirante fantasmagorie
des réalités sentimentales.
                        Alors les Batisto les Rodolpho les Giovanni et les
                            les brigands
Margarita, les lagunes, les madones, les carnavals de Venise, les
poignards, les guitares, les éventails et les masques noirs lui
tourbillonnèrent dans la tête au rythme des mélodies italiennes
et lorsqu'elle s'emplissait d'air la poitrine afin de pousser plus
longuement le point d'orgue pathétique qui tombait au bout
de la mesure, son cœur se gonflait en même temps d'une volupté
vague, tout pénétrée de catholicisme et d'ardeurs méridionales
                                                              de son choix      rencontrait
elle copiait sur un album des morceaux    qu'elle  choisissait
dans les keepsakes.

c'était tout une affaire
que d'en dérober la vue
aux Religieuses & si

                                / qques unes de ses camarades filles de banquiers
                                                          à la pension      keepsakes
ou de notaires apportaient ainsi au couvent les livres qu'on
                                    au couvent          keepsakes
il les fallait cacher; c'était
toute
                              
une affaire; on les lisait
au dortoir, maniant
qu'elles avaient reçus en
leur avait donnés pour étrennes. elle maniait toute émue
                                                          elle Emma fixait
délicatement leurs belles reliures de satin, Emma arrêtait
                   éblouis sur                                         le
ses regards jusque sur les lettres elles-mêmes du nom
                                                          l        le plus souvent
des auteurs inconnus qui avaient signé pour la plupart
comtes ou vicomtes, ou marquis au bas de leurs pages.