FOLIO 142 : La Dumesnil - romans d'amour
   
 il y avait au couvent une vieille fille nommée la Dumesnil
qui venait tous les mois pendant huit jours travailler
à la lingerie. protégée par l'archevêché comme appartenant
de loin
à une ancienne famille de gentilshommes ruinée dans
la première révolution elle mangeait au réfectoir
à la table des R bonnes soeurs, et faisait avec
elles après le repas, un petit bout de Causette
autour du poêle
autour du poêle avant de remonter à son ouvrage.
                                                                                  dans
souvent les pensionnaires, pendant l'étude au milieu de la
                                 souvent                                      l'       voir
journée s'échappaient souvent de leu l'étude pr  aller  lui faire
des visites - elle savait par coeur des chansons galantes du
                                  leur             tout bas
siècle passé, qu'elle  chantait à demi voix, les pieds sur
sa chaufferette tout en poussant son aiguille. - on l'aimait
elle contait des histoires, vous       les     qqe               vous
qu'elle avait toujours
dans les poches de son tablier
 
 
 dans une de ses poches
beaucoup - elle vous apprenait toujours une nouvelle,  faisait
                                   des                       / vous /
même en ville vos petites commissions,et achetait pr vous
                                   souvent elle 2  même        les [illis.]
des tablettes de chocolat / et prêtait aux plus gdes des qq romans
                bien amusant                    qu'elle
et dont la bonne
     elle même [illis.]        
demoiselle les   pieds sur
         deux     tranquillement
sa chaufferette lisait     de longs
        de     qq
        
tout à son aise
les bien amusant que la bonne demoiselle avait toujours dans ses
     de son tablier           de temps en temps
poches,  et que la bonne demoiselle, lisait tranquillement
     dans pour se reposer un peu [illis.]
chapitres,  dans les intervalles de sa besogne. -
  
              partout qu'amours, amants, amantes, dames
Ce n'étaient qu'amantes   persécutées s'évanouissant dans des
pavillons solitaires, postillons qu'on tue à tous les relais
chevaux qu'on crève à toutes les pages, forêts sombres
                 de l'
troubles du coeur, sermens sanglots suicides larmes & baisers
        nacelles 
esquifs, bosquets
& rossignols
     où l'on vogue, -------clair de lune,  rossignols    dans les et
nacelles,   clair de lune, bos  /   où   l'on vogue,   bosquets
        qui voguent au clair de lune          dans
       voguant
et clairs de lune, messieurs braves comme des lions, doux
comme des agneaux, vertueux
comme on ne l'est pas, toujours bien mis & qui
pleurent comme des urnes.