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Ce n'étaient qu'amour, amants, amantes ...

   
  

Ce n'étaient qu'amours, amants, amantes, dames persécutées s'évanouissant dans des pavillons solitaires, postillons qu'on tue à tous les relais, chevaux qu'on crève à toutes les pages, forêts sombres, troubles du coeur, serments, sanglots, larmes et baisers, nacelles au clair de lune, rossignols dans les bosquets, messieurs braves comme des lions, doux comme des agneaux, vertueux comme on ne l'est pas, toujours bien mis, et qui pleurent comme des urnes. [I, chap. 6]

 

     

Quelques gravures rassemblées dans l'album 6 proviennent des livres personnels de Flaubert. Ce sont des éditions parues entre 1830 et 1844, d'où la manière toute romantique de traiter les oeuvres des siècles passés : Roland furieux (1502) de L'Arioste, la traduction française des Mille et une nuits par Galland entre 1704 et 1717, Manon Lescaut de l'abbé Prévost (1731).