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BULLETIN FLAUBERT n° 206 / 21 mars 2019

AGENDA

Événement passé

Mardi 12 mars 2019, Paris 8, espace Deleuze, bât. A, 1er étage, 14h30
Soutenance de la thèse de Yamazaki Atsushi, Bouvard et Pécuchet, le roman philosophique: classification, magnétisme, philosophie.
Jury: Anne Herschberg Pierrot, Gisèle Séginger, Michel Pierssens, Norioki Sugaya, et Jacques Neefs (directeur).
https://flaubert.univ-rouen.fr/theses/yamazaki.php

Jeudi 28 mars 2019, Tokyo, Université Rikkyo, salle 5301, 15h00-17h00
Conférence de Gisèle Séginger, «Les races dans la pensée de l’histoire: Augustin Thierry, Michelet et Flaubert». Interprète: Taro Nakajima.
https://flaubert.univ-rouen.fr/bulletin/agenda/seginger_tokyo.jpg

28-30 mars 2019, Université de Rouen Normandie, salle F 311 (bât. Robespierre) les 28 et 29 mars. Auditorium du Musée des Beaux-Arts de Rouen, rue Lecanuet, le 30 mars (matin).
Colloque «L’Imperfection littéraire et artistique, II», organisé par Xavier Bonnier (CÉRÉdI, Rouen) et Sylvie Laigneau-Fontaine (CPTC, Dijon)
http://ceredi.labos.univ-rouen.fr/main/?l-imperfection-litteraire-et-563.html
Yvan Leclerc, «Les fautes appartiennent aux maîtres»: Flaubert et l’éloge de l’imperfection (vendredi 29, 11h40).

1er-2 avril 2019, Université de Rouen Normandie
«OEuvres abandonnées, remodelées ou reniées: le pouvoir de décréer», colloque du CÉRÉdI (Centre d’études et de recherche Éditer/Interpréter, EA 3229), organisé par Jean-Louis Jeannelle et François Vanoosthuyse
https://www.fabula.org/actualites/oeuvres-abandonnees-remodelees-ou-reniees-le-pouvoir-de-decreer_90166.php  
10h40: Jacques Neefs (Université Johns Hopkins): «Saint Antoine, la vieille toquade»
12h10: Yvan Leclerc (Université de Rouen): «Ne rien renier, ne rien abandonner: réécrire. Flaubert ou la rumination perpétuelle »

VENTES

Vente passée

(< François Lapèlerie)
J.A. Stargardt, catalogue 707, 12-13 mars 2019,
https://www.stargardt.de/download/file/707/02_I_Literatur.pdf
Lot 62. Lettre de Flaubert à Louise Colet, 1er octobre 1852. 2.000 euros.
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=9958 

[Lot 63. La lettre, présentée comme une lettre de Flaubert à Hortense Howland du 2 mars 1860, n’est pas de la main de Flaubert. Le marchand a été prévenu. Cette lettre avait été publiée dans la Correspondance éditée dans la Pléiade (t.V, p.976), sur la foi de la notice d’un catalogue, en l’absence d’une reproduction du manuscrit. Elle vient d’être supprimée dans l’édition électronique.]

(<Benoit Reverdy)
3 avril 2019, vente Aguttes, Les collections Aristophil, Hôtel Drouot
Catalogue en ligne
554. Flaubert Achille (1813-1882). Lettre autographe signée adressée à Jules Cloquet, s.l., 17 janvier 1860, 3 pages in-8 à l’encre bleue sur un double feuillet de papier vélin. 1.000 – 1.500 euros.
555. Notes. De l’Espagne & de la révolution, manuscrit autographe, s.l.n.d., 4 pages in-4 à l’encre. 1.500 – 2.000 euros.
556. Notes. France, Histoire du tiers état, manuscrit autographe [vers 1837-1840], 9 pages in-folio, 2 pages in-4 et 1 page in-8 à l’encre. 2.000 – 3.000 euros.
557. Lettre autographe adressée à sa maîtresse Louise Colet, [Croisset], Dimanche soir [«4 octobre 1846» de la main de Louise Colet], 4 pages in-4 à l’encre. 12.000 – 15.000 euros.
558. Exceptionnelle réunion de quatre lettres autographes à sa maîtresse Louise Colet, s.l., 1846, 8 pages in-4 et 4 pages in-12 à l’encre, une enveloppe conservée avec cachet. 35.000 – 45.000 euros.
559. Lettre autographe signée adressée à Louise Colet pendant la rédaction de Madame Bovary, s.l., 15 juin 1853, 4 pages grand in-4 à l’encre, signée «Ton G.», enveloppe avec suscription et cachet de cire rouge au chiffre de Flaubert (notes manuscrites de L. Colet au dos). 30.000 – 40.000 euros.
560. Lettre autographe signée «Ton...» adressée à sa maîtresse Louise Colet, [Croisset], vendredi soir 1h. [«15 juillet 1853» (de la main de Louise Colet)], 4 pages in-4 à l’encre, enveloppe avec cachet de cire rouge à son chiffre. (Quelques taches aux angles). 15.000 – 18.000 euros.
561. Lettre autographe signée adressée à Apollonie Sabatier, s.l., [25 mars 1860], 2 pages in-8 à l’encre sur papier bleu. 10.000 – 15.000 euros.
563. Lettre autographe signée adressée à son ami Edmond Laporte, Croisset, «Mercredi soir», 24 juillet 1878, 1 page in-8 à l’encre sur papier bleu. 1.500 – 2.000 euros.
564. Ensemble de douze lettres autographes signées, adressées au docteur Georges Pennetier, conservateur du Muséum d’histoire naturelle de Rouen [1877-1880], 1 page in-8 chaque à l’encre. Intéressante correspondance relative à la rédaction de Bouvard et Pécuchet. 10.000 – 12.000 euros.
565. Lettre autographe signée adressée à Julia, femme d’Alphonse Daudet, s.l.n.d., [7 avril 1879], 2 pages in-8 à l’encre. 2.000 – 3.000 euros.
566. Lettre autographe signée à sa «bonne Laure» [Laure de Maupassant], s.l.n.d. [2 décembre 1869], 2 pages in-8 à l’encre. 2.000 – 2.500 euros.
567. Lettre autographe signée adressée à un inconnu, s.l.n.d., «Lundi matin», 1 page in-8 à l’encre. 600 – 800 euros.
568. Le Tiers-État du XIe au XIVe siècle, manuscrit autographe, s.l.n.d., 1 page et quart grand in-4 à l’encre. 1.500 – 2.000 euros.
697. George Sand, lettre autographe signée adressée à Gustave Flaubert, s.l., 30 mars 1876. 3/4 de page in-8 à l’encre, à son chiffre gaufré «G S». 1.000 – 1.200 euros.

(< François Lapèlerie)
Site Donald A. Heald.
Maxime Du Camp, A collection of 66 photographs from Égypte, Nubie, Palestine et Syrie: dessins photographiques recueillis pendant les années 1849, 1850 et 1851. 85.000 dollars.
https://www.donaldheald.com/pages/books/32712/maxime-du-camp/a-collection-of-66-photographs-from-egypte-nubie-palestine-et-syrie-dessins-photographiques

VIENT DE PARAÎTRE

Édition

La Tentation de saint Antoine, version de 1856, transcription diplomatique intégrale et présentation par Atsuko Ogane (Université Kanto Gakuin, Japon), au total 193 folios. Ce manuscrit, conservé à la Bibliothèque nationale de France, a la particularité de présenter deux écritures distinctes. En effet, Flaubert a d’abord recopié et modifié la première version de 1849 en 1856, puis il l’a de nouveau retravaillée, au crayon et à l’encre, au moment de la préparation de la version de 1874. On se situe donc ici littéralement à l’intersection entre la première et la troisième version, ce qui permet d’analyser La Tentation à la fois vers l’amont et vers l’aval.
Transcriptions: https://flaubert.univ-rouen.fr/oeuvres/tsa56_ms.pdf
Présentation: https://flaubert.univ-rouen.fr/oeuvres/tsa56_pres.pdf

Ouvrage

Philippe Willemart, L’écriture à l’ère de l’indétermination. Études sur la critique génétique, la psychanalyse et la littérature, Berne, Peter Lang, Collections: Modern French Identities, 2019.
https://www.peterlang.com/view/title/68693
«L’écriture à l’ère de l’indétermination considère l’expérience de la littérature comme une manière de traiter les questions les plus complexes du monde contemporain. L’auteur avait déjà souligné l’importance de la critique génétique et des apports théoriques de la psychanalyse lacanienne aux études littéraires dans ses autres livres; ici, nous sommes conduits à faire un tour de plus par les mains de Flaubert, Proust, Bauchau, Murakami, Poe et Joyce. Formant une spirale qui à chaque révolution se transforme, toujours sensible aux conditions initiales, nous arrivons ainsi à un mode de lecture qui permet de travailler la complexité de la vie dans son aspect littéraire allant jusqu’aux théories du chaos déterministique et du cerveau. Bien que nous soyons tous d’accord sur la complexité du monde difficile et dangereux dans lequel nous vivons, très peu recherchent comme Willemart non pas des critiques négatives et des positions identitaires et autoritaires, mais des modes d’habiter ces mondes traversés par des faisceaux de déterminations et d’indéterminations, des zones de stabilité et d’instabilités, mondes dans lesquels nos formes d’intelligibilité enrichissent et dynamisent l’expérience, faisant en sorte que la littérature devienne l’un des lieux rares où cette complexité peut être vécue intensément.» Roberto Zular, Professeur de Théorie Littéraire, Département de Théorie Littéraire, Faculté de Philosophie, Lettres et Sciences Humaines, Université de São Paulo (USP).

SUR LA TOILE

Site Flaubert

La base de données «Flaubert sans frontière» s’est enrichie de nouvelles traductions en langue anglaise, en persan, en hébreu, en ourdou (langue du Pakistan), grâce aux références envoyées par François Lapèlerie.
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/fsf/recherche.php

Madame Bovary, au 23e rang des 100 plus grands romans du monde, premier roman français, d’après un classement établi par les bibliothèques.
https://www.actualitte.com/article/monde-edition/quel-est-le-meilleur-roman-de-tous-les-temps/93665
https://www.oclc.org/en/worldcat/library100.html

(< Benoît Melançon)
Dominica Chang, «Classics in the 21st-Century Classroom: Gustave Flaubert’s L’Éducation sentimentale», site Fiction and Film for Scholars of France. A Cultural Bulletin.
https://h-france.net/fffh/reviews/4666/

LECTURES

«[…] c’est alors que notre mère, rendue confiante par cette vie paisible, a commencé à rêver pour son fils d’une installation paysanne. Elle se prit à parler de terres agricoles et stabulation libre, ce qui, compte tenu de sa famille, laquelle avait résidé d’abord à Odessa et ensuite à Paris, nous laissait perplexes, mon père et moi. Je le soupçonne d’avoir, lui aussi, furtivement pensé aux expériences calamiteuses de Bouvard et Pécuchet…»
Élisabeth de Fontenay, Gaspard de la nuit, Stock, 2018, p.48.

(< Benoît Melançon)
David Foenkinos, Deux soeurs, Gallimard, 2019.
«Le masque et la plume», France-Inter, dimanche 3 février 2019.
Le livre résumé par Jérôme Garcin
Deux sœurs s’ouvre par une séparation: Mathilde, la trentaine, prof de lettres et fan de L’Éducation sentimentale de Flaubert, apprend de la bouche de son compagnon qu’il la quitte, alors qu’il lui promettait de l’épouser. […]
Arnaud Viviant
: Le problème, c’est qu’en plus, c’est Flaubert qu’on assassine dans cette histoire. N’oublions pas que le personnage principal, Mathilde, professeur de français, fait une fixette sur L’Éducation sentimentale. Et comme Foenkinos est un romancier subtil, elle va tomber amoureuse d’un Frédéric.
L’idée, c’est un bovarysme 2.0 au temps des réseaux sociaux et de Tinder, si j’ai bien compris Foenkinos. Ce n’est pas très original, parce que l’amour du temps des réseaux sociaux, ça commence à être pas mal fait.
https://www.franceinter.fr/livres/au-masque-la-plume-a-propos-du-nouveau-roman-de-david-foenkinos-il-faut-qu-il-bosse

(< Philippe Monart)
«Flaubert vomit presque tout. Le mépris, l’anathème et l’exécration entrent dans la santé de ce malade. La colère est son orgueil. Il est fasciné par la sottise. Il n’a que des voluptés de misanthrope. Il roule un torrent de perles noires.
Cependant, il ne recherche pas ce qu’il dédaigne; cela est conséquent; cela est rare. Il préfère l’honneur d’écrire au creux des honneurs, la maturité des ouvrages à leur essor, l’auteur à l’homme. La meilleure veine de Flaubert est le prix des écluses auxquelles il l’assujettit. L’Orient, qu’il adore, lui réussit moins que la Normandie, qu’il déteste. Sa pénétration n’est pas délicate. Sa musique est uniforme et pesante. Le clinquant lui plaît trop. Mais il a une force qui vient de l’âme, et qui souvent répare le faste d’un art plus cherché que trouvé.»
Roger Judrin, Boussoles, La Table ronde, 1976, rééd. 1995, p.178-179.

«J’ai relu Flaubert à cette occasion et j’ai trouvé des détails dans L’Éducation sentimentale qui rappellent de très près ce qu’on disait dans les palabres de Mai 68. Par exemple, Frédéric se rend à une réunion pendant la révolution de 1848. Un type déclare: “Camarade, il faut supprimer les diplômes! – Non, répond l’autre, non, camarade, il ne faut pas supprimer les diplômes, c’est le peuple qui doit décerner les diplômes.” Le niveau intellectuel des discussions, parmi les étudiants, n’était pas toujours très différent en 1968. [1981, Le Spectateur engagé].»
L’Abécédaire de Raymond Aron
, Éditions de l’Observatoire, 2019, p.120.

DÉRIVÉS

(< Anne-Bénédicte Levollant)
Didier Rykner, «Rochegrosse et Pingret: acquisitions récentes du Musée des Beaux-Arts de Rouen», lundi 18 février 2019
18 février 2019 - Acquisitions - Rouen, Musée des Beaux-Arts - Le 12 février dernier, chez Artcurial, le Musée des Beaux-Arts de Rouen a pu préempter trois aquarelles de Georges Rochegrosse parmi un ensemble de feuilles de cet artiste qui étaient proposées à la vente. Ces acquisitions ont pu se faire grâce au financement de l’Association des Amis des musées de la ville de Rouen.
Ces trois oeuvres sont des dessins préparatoires très aboutis pour les illustrations de Salammbô de Flaubert, qui furent gravées par Eugène-André Champollion pour l’édition publiée par A. Ferroud en 1900. […] Rappelons que le Musée de Rouen conserve et expose l’une des toiles les plus impressionnantes de Rochegrosse, son Andromaque datée de 1883. Ces trois aquarelles nouvellement entrées dans ses collections (et adjugées respectivement 2.000, 1.600 et 900 euros sans les frais) seront présentées en 2021 dans une exposition sur le roman de Flaubert que Rouen prépare en coproduction avec le MUCEM de Marseille et le Musée du Bardo à Tunis.
https://www.latribunedelart.com/rochegrosse-et-pingret-acquisitions-recentes-du-musee-des-beaux-arts-de-rouen


Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Marie-Paule Dupuy, Olivier Leroy et Joëlle Robert. Il vous tiendra informés, selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement, veuillez vous inscrire à l'adresse suivante:
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