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BULLETIN FLAUBERT n° 213 / 11 décembre 2019

APPEL À CONTRIBUTION

«Genre et sexualité dans l’oeuvre de Gustave Flaubert».
Colloque du bicentenaire Flaubert à Rouen, 28, 29 et 30 avril 2021, Université de Rouen, organisé par Véronique Bui, Brigitte Diaz, Éléonore Reverzy et François Vanoosthuyse.
Appel en ligne:
https://www.fabula.org/actualites/genre-et-sexualite-dans-l-oeuvre-de-gustave-flaubertcolloque-du-bicentenaire-flaubert-rouen_94210.php

VENTES

12 décembre 2019, vente Sotheby’s, la Collection Ribes II
https://www.sothebys.com/en/auctions/2019/collection-ribes-ii-pf1933.html
193. Madame Bovary. Moeurs de province. Paris, à l’Administration de la Revue de Paris. Du 1er octobre au 15 décembre 1856.
6 livraisons in-4 (249x 167mm), avec pagination continue. Dans leur brochage d’origine, les autres textes ayant pour la plupart été habilement débrochés. Plats et dos des couvertures conservés. Sous chemise et étui de toile verte moderne avec pièce de titre de basane rouge.
Certains dos abîmés, le second plat des couvertures des 4e et 5e livraisons détachés. Rarissime édition pré-originale parue dans la Revue de Paris. Madame Bovary parut dans les livraisons des 1er et 15 octobre, des 1er et 15 novembre et des 1er et 15 décembre 1856.
Maxime Du Camp, proche ami de Flaubert, devenu en 1850 l’un des directeurs de la revue, lui proposa à l’automne 1855 de publier Madame Bovary avec quelques coupes afin d’échapper à la censure. Flaubert en accepta certaines (passage du fiacre dans la cinquième livraison et un petit passage dans la sixième) mais refusa toutes les autres: «Je ne ferai rien, pas une correction, pas un retranchement, pas une virgule de moins, rien! rien!» (Lettre à Laurent-Pichat du 7 décembre 1856.)
À la suite de cette publication, Flaubert fut poursuivi par le parquet de la Seine pour outrages à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs. Cette poursuite aboutit au célèbre procès de février 1857 dont Flaubert sortit acquitté. Le roman paraîtra en volume en avril 1857, dédié à son défenseur, Maître Senard. Estimation : 600/ 800 euros.

194. Madame Bovary. Moeurs de province, Paris, Michel Lévy, 1857. Envoi à Jules Janin.
2 parties en un volume in-12 (182x 125mm). Maroquin vert émeraude, encadrement de six filets dorés avec ornements floraux mosaïqués de maroquin rouge aux angles, dos à nerfs, caissons ornés du même motif, dentelle intérieure, tête dorée, étui (Marius Michel). Dos passé.
L’exemplaire de Jules Janin, sur vélin fort. Édition originale.
Un des rares exemplaires sur vélin fort, seul tirage de luxe. Auguste Lambiotte recense 78 exemplaires sur vélin fort: 50 devaient être mis à la disposition de l’auteur et les autres vendus en librairie. Cet exemplaire est décrit sous le n°9 de sa liste. Il est étonnant, selon Fernand Vanderem, que l’éditeur ait imprimé des exemplaires sur grand papier pour un écrivain débutant, cette faveur étant généralement réservée «aux auteurs tout à fait arrivés». Le catalogue Noilly dénombrait 50 exemplaires sur grand papier (mention manuscrite à l’encre sur le feuillet de dédicace à Jules Senard).
Cet exemplaire est enrichi d’un portrait gravé de l’auteur (d’après Ernest de Liphart), d’un frontispice par Cuisinier sur Chine et de la suite des 7 figures gravées par E. Boilvin (dont 3 en double état) pour l’édition Lemerre de 1874.
Envoi autographe signé à Jules Janin, à l’encre brune sur le faux-titre:
«à notre père es-lettres
Jules Janin
Gve Flaubert
»

Janin, surnommé le «prince de la critique», se montra toujours bienveillant envers Flaubert. Ce dernier fut à la fois conscient de l’intérêt qu’il y avait à connaître un personnage influent dans le monde des lettres – par ses articles dans le Journal des Débats notamment  ̶  conseillant à son ami Bouilhet de rencontrer cet «excellent homme, putain, & complaisant» (lettre du 16 septembre 1855) mais restant toutefois prudent vis-à-vis de ses jugements parfois versatiles et contradictoires «dont les âneries empliraient un volume. Ah! nous en avons vu de belles – & nous en verrons encore. Il m’a l’air tout à fait fossile, maintenant, ce bon Janin» (lettre du 21 septembre 1856).
Cet exemplaire, relié en demi-maroquin rouge pour Jules Janin, fut relié une seconde fois par Marius Michel pour Jules Noilly qui y fit alors ajouter le portrait et la suite de gravures. Estimation : 20.000/ 30.000 euros.

200. L’Éducation sentimentale. Histoire d’un jeune homme, Paris, Michel Lévy, 1870.
2 volumes in-8 (220x 138mm). Maroquin bleu nuit janséniste, double filet doré sur les coupes, doublure bord à bord du même maroquin, gardes de taffetas moiré, tranches dorées sur témoins, couverture et dos, étuis (Huser).
Très légères restaurations à la couverture bleue d’origine. Édition originale.
Un des très rares exemplaires sur papier de Hollande (tirage à 25 exemplaires, selon Carteret et Clouzot). Avec la couverture bleue conservée, ne portant pas la mention de deuxième édition, ordinairement relevée sur ces grands papiers.
Pour L’Éducation sentimentale, comme pour Salammbô, Flaubert ne reçut de l’éditeur qu’un nombre restreint d’exemplaires sur grand papier: 25 exemplaires sur hollande, rareté que l’auteur soulignait d’ailleurs dans plusieurs de ses envois.
Auguste Lambiotte, dans Le Livre et l’estampe, a dénombré vingt-cinq exemplaires sur Hollande dont sept avec envoi. Celui-ci est probablement le n°16 provenant du catalogue Berès n°42. À l’époque, cet exemplaire possédait un fragment autographe du manuscrit de travail de l’auteur, qui ne figure plus dans l’exemplaire. Estimation: 15.000/ 20.000 euros.

219. La Légende de saint Julien l’Hospitalier, Paris, A. Ferroud, 1895.
Grand in-8 (240x 160 mm). Maroquin brun à décor mosaïqué de chardons et de houx en maroquin bleu, brun, vert, vieux-rose et rouge, dos à nerfs orné du même décor mosaïqué, doublure de maroquin vert ornée d’un encadrement mosaïqué et d’une frise végétale de maroquin rouge bordée or, doubles gardes de tabis brun et de papier marbré, tranches dorées, couverture, étui bordé (Marius Michel).
Mors légèrement frottés. Première édition illustrée.
Illustrée de 26 compositions de Luc-Olivier Merson, dont 3 hors-texte, gravées à l’eau-forte par Géry-Bichard. Préface par Marcel Schwob. Tirage à 500 exemplaires, un des 100 dit de grand luxe sur vélin d’Arches, avec une double suite des eaux-fortes (avant et après la lettre). Exemplaire réservé pour le peintre et graveur Adolphe Lalauze, avec envoi autographe signé de l’éditeur à la justification.
Enrichi du portrait gravé par Champollion (en double état), qui illustre le livre de souvenirs de la nièce de Flaubert, Caroline Commanville, publié également en 1895 par Ferroud, ainsi que du prospectus de souscription illustré (4p.), relié en fin de volume.
[Montée en tête, sur une des gardes:] Lettre autographe signée à Charles Monselet. Croisset près Rouen, jeudi [29 juillet 1869]. Une page in-8 sur papier bleu (212x130 mm).
Une dizaine de jours après la mort de Louis Bouilhet, grand ami de Flaubert et conservateur à la bibliothèque municipale de Rouen, Flaubert s’insurge contre la nomination de son successeur: «Ce que je redoutais arrive, mon cher ami: on vient de nommer à la place de mon pauvre Bouilhet un ancien libraire âgé de 58 ans [l’archiviste et historien Édouard-Benjamin Frère, 1797-1874], un idiot que je soupçonne (entre nous) d’être un drôle. Cette nomination, non encore officielle, mais certaine, est due à l’influence de l’archevêque. Notre ami était à peine enterré qu’il avait une promesse formelle. Je suis presque aussi contrarié que vous, et peut-être plus. Je vous serre les mains très fort. Gve Flaubert.» Estimation: 3000/ 5000 euros.


(< Éric Walbecq)
13-18 décembre 2019, vente Thierry de Maigret, Hôtel Drouot
https://drouotstatic.zonesecure.org//pdf/90/102842/Demaigret_18122019_bd.pdf?id=102842&cp=90
321. L.A.S., Mardi soir [15 novembre 1859], à Ernest Feydeau; 4 pages in-8 sur papier bleu. Extraordinaire lettre sur la fin de sa liaison avec Louise Colet, sur Alfred de Musset, et sur l’écriture de Salammbô. Il se réjouit de voir que Feydeau travaille: «Continue! Tu en seras récompensé probablement, par un beau livre.» Puis sur Alfred de Musset, à propos du roman autobiographique de Louise Colet, Lui: «Bien que je n’admire pas immensément le sieur Musset, il n’en restera pas moins comme un charmant jeune homme. Il a eu de beaux jets. Quant à faire une oeuvre, ce gentilhomme avait la poitrine trop étroite (tu as vu dans Lui qu’il était essoufflé pour monter chez la Muse). Mais il ne faut pas oublier qu’il a été très original (à son heure), et qu’il a écrit de petites choses ravissantes. Quant à avoir la mine d’un maître, comme tu le dis fort bien, jamais! Il me déplaît pour avoir mis en axiomes & pratiqué «la Poésie du Coeur» (double farce à l’usage des impuissants et des charlatans). En voilà un qui a été peu critique! il me paraît avoir eu sur l’humanité le coup d’oeil d’un coiffeur sentimental! toujours “son pauvre coeur”, toujours les larmes! – Je crois du reste que la mère Colet l’a reproduit assez fidèlement? et il est facile maintenant de le bien connaître. As-tu remarqué ses affectations de noblesse, ses éternels bals aux Ambassades. Comme c’est beau cet homme qui porte sa douleur dans le Monde! – telle qu’un bijou rare – pour l’ébahissement de ces MM. et ces Dames! Quant à moi, ne crois pas que ce livre m’ait irrité (il y a longtemps que je sais à quoi m’en tenir sur l’auteur!). Je t’avouerai même que je suis assez corrompu, assez orgueilleux, ou assez vertueux pour m’en être démesurément amusé. Et puis en définitive j’y fais bonne figure. Ai-je l’air suffisamment rébarbatif? – invulnérable, piété à la fois tout spirituel & invisible comme un Ange – & baiseur comme un héros de De Sade: “Personne au monde n’était maître de son foutre comme Rombaud!!!” (ce qui, par parenthèse, est une jolie phrase). C’est en effet parce que j’étais trop maître de mon foutre, que nous nous sommes fâchés! Je trouvais qu’elle empiétait sur mon sexe. Les couilles peuvent se louer ou se prêter, mais s’aliéner, jamais! Cette publication m’a convaincu, une fois de plus, de l’immoralité profonde des femmes. Tu m’objecteras que celle-là est un monstre (non, d’abord! – il n’y a pas de monstres, hélas!) et quand même, il y a des monstres aussi parmi les hommes! Or pas un homme ne ferait cela sur une ancienne maîtresse. Mais les femmes n’ont aucune idée du Droit. Les meilleures ne se font pas de scrupule d’écouter aux portes, de décacheter des lettres, de conseiller et de pratiquer mille petites trahisons, etc. Tout cela vient de leur organe. Où l’homme a une Éminence, elles ont un Trou! Cette éminence-là c’est la Raison, l’Ordre, la Science, le Phallus-Soleil, et le trou, c’est la nuit, l’humide, le trouble. Ceci est du pur Carthaginois.» Il en vient à Salammbô: «À propos de Carthage, j’entre maintenant à la séance de nuit des Cent dans le temple de Moloch, où on engueule Mr Hamilcar Barca lequel doit répondre avec une éloquence digne d’Odilon Barrot, ou plutôt du général Foy? Ça me mènera jusqu’à Noël, époque où je me précipiterai dans tes bras, et il y a longtemps que j’en ai envie, mon pauvre garçon!» Estimation : 4.000/ 5.000 euros.

352. Guy de Maupassant, L.A.S., 10, rue de Montchanin [Paris], 8 décembre 1889, [à Ernest Reyer]; 4 pages in-8 à son chiffre (deuil, petit manque à un angle sans toucher le texte, petit morceau de papier gommé collé).
Supplique pour obtenir une loge à la création de Salammbô, opéra en 5 actes par Camille du Locle d’après le roman de Flaubert, musique d’Ernest Reyer, créé au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles le 10 février 1890.
Il sollicite peut-être l’impossible: une bonne loge pour la première représentation de Salammbô. «Je n’ai qu’un titre, mais il en vaut beaucoup d’autres, c’est d’avoir été certainement l’homme que Flaubert a le mieux aimé dans les dernières années de sa vie, et à qui il avait donné la meilleure part de son coeur et de sa confiance d’artiste./ Mes relations un peu tendues avec sa famille me mettent dans l’impossibilité de m’adresser à elle pour obtenir ce que je désire si vivement. J’ai promis à quelques personnes, ferventes amies de sa mémoire comme moi, que nous irions ensemble voir et écouter ce rêve réalisé Salammbô en opéra. […] Personne plus que moi n’a le droit moral et le devoir – car il m’appelait toujours son disciple – d’assister à la renaissance de l’oeuvre en qui le maître musicien que vous êtes a fait entrer une vie nouvelle.» Estimation : 800/ 1.000 euros.


(< Jean-Luc Brière)
George Sand, lettre à Flaubert, [20 février 1870].
https://www.traces-ecrites.com/document/ton-vieux-troubadour-lettre-de-sand-a-flaubert
Pliures centrales, minimes traces d’onglets en-tête du second feuillet. Encre noire sur double feuillet. En-tête gaufré au chiffre GS.
«Je suis sortie aujourd’hui pour la 1ere fois. Je vais mieux, sans être bien. Je suis tourmentée de n’avoir pas de nouvelles de cette lecture de la féerie. Es-tu content? Ont-ils compris? L’autre passera jeudi, vendredi au plus tard. Ton neveu et ta nièce iront-ils aux fauteuils de galerie ou de balcon? Impossible d’avoir une loge. Si oui, un mot et je t’enverrai ces places sur mon lot, qui comme toujours, ne sera pas brillant. Ton vieux troubadour.»
Sand évoque la pièce Le Château des coeurs de Flaubert (qui sera publiée en 1880 dans la revue La Vie moderne) et la première de sa pièce L’autre, comédie en quatre actes et un prologue (Paris, Michel Lévy Frères, 1870). 2900 euros.

VIENT DE PARAÎTRE

Ouvrage collectif

Flaubert. Histoire et étude de mœurs, édité par Juliette Azoulai et Gisèle Séginger, Presses universitaires de Strasbourg, 2019.
http://pus.unistra.fr/fr/livre/?GCOI=28682100564090
«J’aime l’histoire, follement.» La passion de Flaubert rencontre celle de son époque qui a, selon lui, inventé le «sens historique». Le romancier est fasciné par la nouvelle historiographie et, par ailleurs, il lit beaucoup Balzac qui voulait écrire l’histoire des moeurs de son temps. Sa pensée est aussi hantée par un imaginaire de 1789 et par le souvenir de 1848, que Flaubert aborde dans deux romans. L’histoire – parfois absente comme dans Madame Bovary – s’inscrit en profondeur dans les idées reçues, les manières d’être et de penser ou dans les sentiments. Au croisement de l’anthropologie historique, de la psychologie sociale et de l’histoire des représentations, des mentalités ou des sensibilités, le roman flaubertien participe à la révolution historiographique de son siècle.

Juliette Azoulai et Gisèle Séginger – Flaubert. Histoire et étude de mœurs

I. Histoire et actualité
Aude Déruelle – Les années 1840 chez Balzac et Flaubert: représentation du présent, représentation du passé
Éléonore Reverzy – «Les choses du jour» dans L’Éducation sentimentale. Flaubert romancier actualiste
Yannick Marec – Lecture rouennaise d’un épisode de L’Éducation sentimentale: les remords de conscience du républicain Dussardier après juin 1848
Joëlle Robert – Flaubert et le Prince rouge
Corinne Saminadayar-Perrin – Entre histoire et étude de moeurs: écrire l’événement

II. Histoire des pratiques culturelles
José-Luis Diaz – Ce qu’on écrit, ce qu’on lit, ce dont on cause: l’histoire littéraire et l’histoire culturelle vues de L’Éducation sentimentale
Olivier Bara – Du théâtre et des moeurs théâtrales dans L’Éducation sentimentale
Romain Benini – «Chapeau bas devant ma casquette/ À genoux devant l’ouvrier»: L’Éducation sentimentale et les représentations du peuple
Juliette Azoulai – Flaubert dansomane: scènes de bal des années 1840
Jean-Marie Privat – L’arrière-pensée animale du récit

III. Histoire des sensibilités et des mentalités
Gisèle Séginger – De l’étude de moeurs à l’histoire du sentiment: Flaubert et Rousseau
Niklas Bender – Potentialité et indétermination : les personnages flaubertiens et l’avènement de la démocratie
Isabelle Pitteloud– «Une sorte de pudeur»: expériences de la honte dans Madame Bovary et L’Éducation sentimentale
Steve Murphy – L’illégitimité et la tache dans L’Éducation sentimentale
Nobuyuki Hirasawa – Les débats sur l’économie politique dans L’Éducation sentimentale: Flaubert et le libéralisme de Frédéric Bastiat
Anne Herschberg Pierrot – Stéréotypes et historicité

IV. Le roman de moeurs moderne: histoire privée, histoire collective
Philippe Dufour – L’Éducation sentimentale de 1845: du roman intime au roman de moeurs
Jacques-David Ebguy – Un homme «fait de tous les hommes»? Individu et société dans L’Éducation sentimentale
Stéphanie Dord-Crouslé – Naissance de madame Dambreuse, la «grande dame», dans les «scénarios intermédiaires» de L’Éducation sentimentale
Michel Brix – Poétique et politique. Le roman de moeurs et l’histoire dans la correspondance Flaubert–George Sand
Éric Le Calvez – L’Éducation sentimentale, «roman parisien»
Bernard Gendrel – «Le modèle le plus définitif du roman de moeurs»: retour sur la lecture de Flaubert par Paul Bourget

Bibliographie

Articles

Tomoko Hashimoto, «Image hallucinatoire, enjeu médical et littéraire», Société des Études de Langue et Littérature Françaises de l’Université de Kyoto, Études de Langue et Littérature Françaises, n°50, 2019, p.5-30.

Francis Lacoste, «La femme orientale dans la Correspondance de Flaubert», dans La Femme orientale dans la peinture et les lettres françaises et francophones, textes réunis par Francis Lacoste et Hassen Bkhairia, Université de Gafsa, Publications de l’Institut Supérieur des Études Appliquées en Humanités de Tozeur, 2018, p.213-222.

Yvan Leclerc et Florence Naugrette, «Flaubert et Hugo racontés par Gertrude Tennant», Le Magasin du XIXe siècle, n°9, 2019, «L’universel cabotinage», Société des études romantiques et dix-neuviémistes, p.276-279.

Gisèle Séginger, «Transmission ou trahison? La circulation triangulaire des savoirs du vivant (Michelet, Flaubert, Zola)», dans Littérature française et savoirs biologiques au XIXe siècle. Traduction, transmission, transposition, Thomas Klinkert et Gisèle Séginger (dir.), Berlin/Boston, De Gruyter, novembre 2019, p.79-94.

Norioki Sugaya, «Mise en scène d’une pensée de la vie: la génération spontanée chez Flaubert», ibid., p.233-246.

Florence Vatan, «Des singes et des hommes: hybridations flaubertiennes», ibid., p.247-264.

Compte rendu

Flaubert voyageur, sous la direction d’Éric Le Calvez, Paris, Classiques Garnier, 2019, compte rendu par Sarah Budasz, French Studies, novembre 2019.

SUR LA TOILE

(< Benoît Melançon)
Ina.fr @Inafr_officiel, 17 novembre 2019
Il y a précisément 150 ans, Gustave Flaubert publiait L’Éducation sentimentale, un monument de la littérature française. On écoute Louis Aragon évoquer le roman de sa jeunesse, en 1967 https://twitter.com/Inafr_officiel/status/1195984669629566976/video/1

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Demain, Flaubert aura / aurait eu 198 ans. Nous pensons au bicentenaire…


Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Marie-Paule Dupuy, Olivier Leroy et Joëlle Robert. Il vous tiendra informés, selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement, veuillez vous inscrire à l'adresse suivante:
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