BULLETIN
RECHERCHE
Contact   |   À propos du site

BULLETIN FLAUBERT n° 214 / 29 janvier 2020

VOEUX

«Mille souhaits pour 1863  ̶  que la bénédiction pleuve sur tout ce que vous aimez.»
Lettre de Flaubert à Hortense Cornu, 30 décembre 1862. Voir le texte complet de la lettre ci-dessous.
Autographe en ligne à cette adresse:
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=13708

BONNE NOUVELLE POUR LES MAISONS DE FLAUBERT

À l’initiative de son président, Yvon Robert, le conseil de la Métropole a approuvé le 16 décembre 2019 le transfert à cette collectivité du Musée Flaubert et d’Histoire de la médecine, jusqu’alors dépendant du C.H.U. de Rouen; du Pavillon Flaubert de Croisset et de la Maison natale de Corneille, rue de la Pie à Rouen, tous deux propriétés de la Ville de Rouen, et gérés par la Bibliothèque municipale. Avec le Musée Corneille de Petit-Couronne, ils formeront, à partir du 1er janvier 2021, au sein de la réunion des musées de la Métropole, un ensemble de quatre maisons littéraires. Grâce au rapprochement des deux lieux habités par Flaubert, la commémoration de sa naissance, en 2021, s’engage sous de bons auspices.
Voir l’article publié par Paris-Normandie
https://www.paris-normandie.fr/loisirs/la-metropole-heritera-de-la-gestion-de-trois-maisons-d-ecrivain-rouennais-a-partir-de-2021-OG16103793

FAUSSES NOUVELLES CONCERNANT FLAUBERT

La liste des «fake news», publiée à la Une du site Flaubert, s’allonge, avec le nom de Stéphane Bern, «historien du patrimoine», rapportant les dernières paroles de Flaubert: «Cette pute de Bovary va vivre et moi je vais mourir comme un chien.»
Cette citation de Flaubert se trouve dans un entretien accordé par Stéphane Bern à l’occasion de son spectacle «Vous n’aurez pas le dernier mot» (Théâtre Montparnasse, Paris, du 14 octobre au 16 décembre 2019):
«Et puis un jour, j’ai découvert un des derniers mots d’un des plus grands mythes de notre belle littérature, qui m’avait bassiné durant tout le lycée avec son Éducation Sentimentale, qu’on nous forçait à étudier, parce qu’il était un monument des Lettres, Gustave Flaubert: “Cette pute de Bovary va vivre et moi je vais mourir comme un chien”. J’ai éclaté de rire en lisant cela! Flaubert n’était donc pas un “monument”, mais un homme!»
Une recherche sur Internet permet de remonter à ce qui semble l’origine de la citation. Elle aurait été inventée par Roger Grenier dans Le Palais des livres, Gallimard, 2011. Grenier fait dire à Flaubert: «Je vais mourir et cette pute de Bovary va vivre.»
Le seul témoignage crédible sur les derniers mots de Flaubert se trouve dans une lettre de Maupassant à Tourguéniev du 25 mai 1880. Il les tient de Suzanne, la bonne qui se trouvait à Croisset le 8 mai 1880: «Rouen…, nous ne sommes pas loin de Rouen… Hellot…, je les connais les Hellot…»
La liste des fausses nouvelles (non exhaustive) se trouve à cette adresse:
https://flaubert.univ-rouen.fr/ressources/mb_fakenews.php

AGENDA

(< Benoît Melançon)
20 février 2020, 13h-18h, université de Montréal
Journée d’étude «Gustave ou la pensée sauvage. Initiation à l’ethnocritique de Madame Bovary», par Sophie Ménard, professeure adjointe, département des littératures de langue française.
https://twitter.com/FiguraCentre/status/1218025149938765824/photo/1

VENTES

Catalogue Les Autographes, Thierry Bodin, n°147, Noël 2019
http://www.lesautographes.com/?page_id=2830
101. L.A.S., [Rouen, 26 juillet 1841], à Ernest CHEVALIER aux Andelys (Eure); 3 pages in-4, adresse (légères mouillures, petite fente réparée, déchirure par bris de cachet sans toucher le texte).
Belle lettre de jeunesse à son ami de collège. «Ne m’attends pas vendredi sur la Vapeur, je n’y serai pas». Il ne pourra probablement pas aller à Paris en août «car les événements sont changés depuis ma dernière lettre. – Je devais aller à Nogent chercher ma cousine, Mme BONENFANT, qui devait venir avec nous passer une quinzaine à Trouville. Mais sa plus jeune fille, ma filleule, est morte d’une fièvre scarlatine il y a environ une dizaine de jours. Elle ne viendra, si elle vient à Rouen, qu’au mois de septembre – et ce sera avec son mari. Tu ne me verras donc pas à Paris mais ce sera j’espère bien dans ma ville natale que nous fumerons notre prochaine pipe et nous humerons notre prochain petit verre. Dès que tu seras licencié tu pourras bien prendre la licence de venir nous voir. […] Rien de neuf ici. Je culotte mieux que jamais et je vais comme un croûton de temps à autre dessiner d’après nature quelques baraques éventrées et de vieux toits qui montrent leurs os.» Il donne des nouvelles de sa soeur et de son frère Achille qui «a recommencé aujourd’hui à aller à l’hôpital». Alfred [LE POITTEVIN] vient tous les jours le voir «et nous nous entretenons toujours de ce bon vieux Descambeaux qui est le fond de notre existence. Il fait froid, ou du moins il n’a pas fait assez chaud pour fréquenter le vieux Fessard qui pousse toujours à la consommation préférant le rhum à l’eau-de-vie parce que le rhum coûte 6 sols, tandis que le coignmar en coûte 2, c’est 4 sols de bénéfice en sus. Néanmoins comme le soleil montre depuis hier une fesse, j’irai dans quelque temps lui faire une visite, et me baigner moi et ma chienne de Terre-Neuve. Adieu, vieux couillon.».

Catalogue Bertran, Rouen, [fin 2019]
http://www.librairie-bertran-rouen.fr/V_Catal/lecatalogue2019.pdf
60. La première Éducation sentimentale (1843-1845), Paris, Revue de Paris, s.d. (1910).
In-8, 230 pages extraites de six numéros de la Revue de Paris avec pagination non suivie, du 15 novembre 1910 au 1er février 1911. Cartonnage bradel en papier marbré, bon état. 550 euros.
Premier roman complet que Flaubert ait écrit. Commencé en 1843 et achevé en 1845, l’auteur ne voulut pas le publier et il ne sera édité qu’en 1910 dans la Revue de Paris. Flaubert reprendra le titre en 1869 pour un roman complètement différent avec Frédéric Moreau et Madame Arnoux dans un Paris mis à feu et à sang par la Révolution de 1848.

61. La Queue de la Poire de la Boule de Monseigneur. Pochade rouennaise inédite, Paris, Nizet, 1958.
Très grand in-4 de 51 pages (un faux-titre, frontispice («dessin Monseigneur!»), titre avec vignette, justification du tirage, avant-propos, texte imprimé) suivi du fac-similé du manuscrit non paginé). Il a été tiré de cet ouvrage 1.400 exemplaires constituant l’édition originale dont 20 sur vélin supérieur numérotés de 1 à 200. N°67. Excellent état intérieur non coupé. Reliure: broché, couverture ivoire imprimée en rouge et noir avec une vignette sur le titre. Excellent état. 200 euros.
Pochade rouennaise inédite qui fut composée en 1860 avec la collaboration et les illustrations de Louis Bouilhet, présentée ici par Artine Artinian. Sur un sujet de bonne grosse farce à usage domestique, Gustave Flaubert et Louis Bouilhet, complices, semblent se distraire comme des potaches. Pourtant, ils renouent ici avec une vieille tradition de théâtre délaissée et, au-delà des convenances sociales et théâtrales bien établies, donnent libre cours à leur imagination. Inutile de dire qu’au cours de cette farce rabelaisienne est faite la critique des hommes et des faits politiques du moment et que le tout est assaisonné de détails scabreux, comme Flaubert ne dédaignait pas d’en donner dans ses conversations et ses écrits non destinés à la publication.

62. L.A.S. adressée à Hortense Cornu à propos de la traduction en allemand de Salammbô. S.l.n.d. (Paris, 29 décembre 1862), signée Gus. Flaubert. Deux pages in-8 sur papier bleu (renfort à la pliure). 2.300 euros.
Intéressante lettre: «Je me suis présenté hier, chez vous chère Madame pour vous remettre les autorisations relatives à la traduction allemande de Salammbô.» Suit une invitation à dîner en compagnie des Duplan, de la mère et de la nièce de Flaubert. « Il ne faut pas me remercier de mes douceurs [souligné, il s’agit de sucre de pomme...]. Je vous les ai envoyées non que je vous suppose gourmande mais c’est afin que vous pensiez un peu à moi quand je n’y suis pas. Simple égoïsme comme vous voyez! Mille souhaits pour 1863. Que la bénédiction pleuve sur tout ce que vous aimez.» Gustave Flaubert a écrit une autre lettre à Hortense Cornu (21 janvier 1863) faisant allusion à cette traduction de Salammbô en allemand par Mme Sophie Ritschl, amie d’Hortense Cornu. Cette traduction ne s’est pas faite toute seule car dans une lettre à Jules Duplan (avril 1863), Flaubert est exaspéré: «Je suis tanné de Mme Ritschl et du sieur Lévy. Qu’ils s’arrangent! Merde!» Cette traduction paraîtra chez Sauerlander à Francfort-sur-le-Main en avril 1863. Hortense Cornu (1809-1875), femme de lettres et salonnière, était la filleule de la reine Hortense et sa secrétaire, soeur de lait de Napoléon III, elle épousa le peintre Sébastien Cornu.

63. L’Éducation sentimentale. Histoire d’un jeune homme, Paris, Lévy frères, 1870.
Deux volumes in-8 de 2ff., 427 pages et 2ff., 331 pages (avec le catalogue de l’éditeur). Rousseurs éparses. Reliure: demi-basane verte d’époque, dos à nerfs orné, non rogné. Exemplaire enrichi postérieurement des couvertures (dos légèrement passé, petits manques aux couvertures). 1.200 euros.
Édition originale, sans mention d’édition, de ce chef d’oeuvre de Flaubert, devenu très rare. Bel exemplaire en condition d’époque bien complet du catalogue de l’éditeur. Sources:  Vicaire III, 726, Carteret.

64. L’Éducation sentimentale. Histoire d’un jeune homme, Paris, Lévy frères, 1870.
Deux volumes in-8 de 2ff., 427p. et 2ff., 331p. sans le catalogue de 32 pages de Michel Lévy, rousseurs éparses sur les 3 feuillets liminaires de chaque volume. Demi-maroquin brun à coins, filets dorés, dos orné aux petits fers, couvertures et dos conservés (minimes réfections), tête dorée, non rogné (Semet et Plumelle). 1.700 euros.
Edition originale, avec mention fictive de deuxième édition, comme c’est souvent le cas (les ex. sur Hollande ont tous cette mention). Très bel exemplaire parfaitement établi par Semet et Plumelle. Sources: Vicaire, Carteret.

65. LAS, sans date (1866?), à un destinataire inconnu.
En ligne, avec l’aimable autorisation de l’acquéreur.
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=16522
Cette lettre de remerciement pourrait se rapporter à la Légion d’honneur, que Flaubert reçoit le 15 août 1866. Félix Eph (est-ce le nom complet ou une abréviation?) serait alors un fonctionnaire de l’Empire. Nous ne l’avons pas identifié. Inédite.

66. Madame Bovary. Moeurs de Province, Paris, Michel Lévy, 1857.
Deux tomes en un volume in-12, formant ensemble 490 pages, faux-titre et titre de la deuxième partie conservés, sans le catalogue de l’éditeur et les couvertures. Intérieurs frais. (Des décharges d’encre sur les feuillets, principalement dans la 2e partie de l’ouvrage, dues à une rapide mise sous presse.) Demi-chagrin Lavallière, dos à nerfs orné de fleurons dorés. Reliure de l’époque. 2.000 euros.
Édition originale du premier tirage avec la dédicace fautive à l’avocat Sénard (orthographié Senart). La dédicace à Louis Bouilhet ne comprend pas le A de «A Louis Bouilhet», particularité typographique inconnue jusqu’à ce jour. Charmant exemplaire en condition d’époque.

67. Madame Bovary. Moeurs de province, Paris, Quantin, 1885.
Grand in-8 illustré de 12 compositions par Albert Fourié, gravées à l’eau-forte par E. Abot et D. Mordant. Exemplaire enrichi d’un portrait de Flaubert par Liphart sur Chine, et de la suite des gravures de l’édition chez Lemerre composée d’un frontispice et de 6 figures de Boilvin à l’eau-forte (état définitif - éd. Lemerre, 1874). Exemplaire sur vélin blanc à la cuve enrichi d’une deuxième suite des gravures de Fourié (soit en 1er état avec signature au crayon, avant la lettre ou avec la lettre). Exemplaire non émargé. Rousseurs au titre, légères brunissures uniformes aux suites de Boilvin et sur certaines planches de la 2e suite de Fourié. Beau demi-maroquin prune à la Bradel, dos lisse, auteur, titre et date dorés en pied, couvertures conservées. Dos très légèrement passé. 480 euros. De la collection des Chefs d’oeuvre du Roman contemporain. Bel exemplaire. Sources: Vicaire III - 724.

68. Salammbô, Paris, Michel Lévy Frères, 1863.
In-8. Faux-titre, titre, 474 pages et 1 feuillet de table. Édition originale du second tirage malgré la mention de 2e édition. Bon exemplaire sans rousseurs. Reliure: demi-chagrin brun, dos à nerfs orné de fleurons dorés, tranches marbrées. Quelques petits frottements d’usage au dos et coins émoussés. 250 euros.

69. Salammbô, Paris, Michel Lévy Frères, 1863.
Grand in-8. (2)ff., 474p., (1)f. de table. Légères rousseurs aux 5 premiers et 3 derniers ff. Joint un portrait de Flaubert. Reliure: demi-maroquin bordeaux moderne, dos à 4 nerfs, date dorée en pied, tête dorée (sans les couvertures). Fine reliure de Loutrel. 850 euros. Édition originale du tout premier tirage avant les corrections signalées par Dumesnil (effraya pour effrayèrent, p.5, etc...). Bel exemplaire bien frais ne présentant que de rares rousseurs, dans une élégante reliure de Loutrel.

70. Souvenirs sur Gustave Flaubert, COMMANVILLE (Caroline), Paris, Ferroud, 1895.
In-8, portrait de Flaubert en frontispice, dessiné par l’auteur et gravé par Champollion, plusieurs vignettes et riches encadrements du texte avec des paysages flaubertiens (Croisset, Hôtel-Dieu, bibliothèque de Flaubert). Exemplaire sur vélin. Broché, couverture illustrée, non coupé, parfait état. 120 euros.
Très bel exemplaire de cette première édition tirée à part, le texte de la nièce de Flaubert étant déjà paru en préface de la Correspondance de 1887.

(< Éric Walbecq)
Autographes Thomas Vincent, site en ligne, janvier 2020
Lettre autographe signée, mardi 21 |octobre 1879], à Jules Lemaître, 1 page in-8. Belle lettre dans laquelle Flaubert cite Madame Bovary, Salammbô, La Tentation de saint Antoine et Hérodias. Cette lettre est écrite par Flaubert à la suite de deux études de Jules Lemaître dans la Revue politique et littéraire: «Les romans de moeurs contemporaines» et «Les romans de moeurs antiques» (11 et 18 octobre 1879). 5.500 euros.
https://www.galeriethomasvincent.fr/1079-flaubert-gustave-autographe.html

VIENT DE PARAÎTRE

Ouvrage

Alexandre Postel, Un automne de Flaubert, Gallimard, 2020
«1875: à cinquante-trois ans, Gustave Flaubert se considère comme un homme fini. Menacé de ruine financière, accablé de chagrins, incapable d’écrire, il voudrait être mort.
Il décide de passer l’automne à Concarneau, où un savant de ses amis dirige la station de biologie marine. Là, pendant deux mois, Flaubert prend des bains de mer, se promène sur la côte, s’empiffre de homards, observe les pêcheurs, regarde son ami disséquer mollusques et poissons.
Un jour, dans sa petite chambre d’hôtel, il commence à écrire un conte médiéval d’une grande férocité – pour voir, dit-il, s’il est encore capable de faire une phrase...
À partir de ces éléments avérés, j’ai imaginé le roman de son oisiveté, le rêve de sa rêverie, la légende de sa guérison. Cela aurait pu s’appeler: Gustave terrassant le dragon de la mélancolie
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Un-automne-de-Flaubert

Émission sur France-Culture, «La dispute» par Arnaud Laporte, le 2 janvier 2020.
Lien vers l’émission
Alexandre Postel était l’invité de «La grande librairie» de François Busnel, le 8 janvier 2020, sur France 5.
Lien vers l’émission

Revues

Les Cahiers Flaubert-Maupassant n°37 et 38 viennent de paraître. Les sommaires et éditoriaux sont en ligne sur le site de l’Association des Amis de Flaubert et de Maupassant, aux adresses:
https://www.amis-flaubert-maupassant.fr/cahiers-n-37-2019/
https://www.amis-flaubert-maupassant.fr/cahiers-n-38-2019/

Les Cahiers n°37 présentent essentiellement un dossier consacré à Eustache-Hyacinthe Langlois, artiste proche de la famille Flaubert et déterminant pour le jeune Gustave:
EUSTACHE-HYACINTHE LANGLOIS DANS SON TEMPS
Langlois & Flaubert
par Jean-Christophe COULOT
E.-H. Langlois et la Société d’Émulation de Rouen
(aujourd’hui Société libre d’Émulation de la Seine-Maritime)
par Daniel FAUVEL
Les Danses des morts d’E.-H. Langlois et de Flaubert
par Guy PESSIOT
Flaubert et Les Énervés de Jumièges d’E.-H. Langlois
par Joëlle ROBERT
LANGLOIS, CAHIERS ICONOGRAPHIQUES
Oeuvres d’E.-H. Langlois proches de l’imaginaire du jeune Flaubert
choix de Jean-Christophe COULOT
E.-H. Langlois, un dessinateur aux multiples sujets d’inspiration
choix de Guy PESSIOT

DOCUMENTS
E.-H. Langlois, de l’Hymne à la cloche aux Mémoires d’un fou
Autour d’E.-H. Langlois dans les collections de la bibliothèque patrimoniale et du musée des Beaux-Arts de Rouen
E.-H. Langlois dans la correspondance de Gustave Flaubert

VARIA
GéoSeine: un fleuve entre art et littérature
par Sonia ANTON
De 1921 à 2021: Flaubert. Les éléments-clés d’une appropriation patrimoniale
par David MICHON
Fortune et Infortune des Flaubert. Répertoire. Présentation de l’ouvrage
par Daniel FAUVEL et Hubert HANGARD
Mikhaïl Boulgakov dans le sillage de Gustave Flaubert
par Eugène TERNOVSKY

NOTES DE LECTURE
par Joël DUPRESSOIR

Dans les Cahiers n°38, essentiellement consacrés à Maupassant, plusieurs articles concernent en tout ou partie Flaubert:

Tourguéniev entre France et Russie: le panégyriste et traducteur de Flaubert, soutenu par Maupassant
par Alexandre ZVIGUILSKY
Gustave Flaubert dans la vie et l’oeuvre de Tourguéniev
par Olga KAFANOVA
À chacun son Christ: l’évolution d’un sujet de tableau de Goncourt à Maupassant, via Flaubert
par Louis FORESTIER

Flaubert, revue critique et génétique, n°22, 2019
«Flaubert et la mémoire», sous la direction d’Isabelle Daunais
Isabelle Daunais
Présentation
EN AMONT, EN AVAL
Anne Green
Madame Bovary and the Sandman: Flaubert’s Uncanny Memories
Sarga Moussa
L’Orient-souvenir. Le surgissement du passé autobiographique dans le périple méditerranéen de Flaubert
Marina Girardin
«Je suis un catholique»: la mémoire spirituelle de Flaubert chez les critiques chrétiens de l’entre-deux-guerres
UNE OEUVRE MÉMORIELLE
Isabelle Daunais
Pourquoi nous souvenons-nous de Flaubert?
Guillaume Perrier
Note sur la mémoire du lecteur de L’Éducation sentimentale
Véronique Samson
Monuments flaubertiens

Articles

Piotr Śniedziewski, «Les papillons noirs et l’ennui de Flaubert», 2019, site Flaubert.
https://flaubert.univ-rouen.fr/article.php?id=79
Cet article est consacré à la métaphore du «soleil noir» que les écrivains romantiques (Théophile Gautier, Victor Hugo, Gérard de Nerval et autres) ont utilisée à plusieurs reprises pour décrire les états de tristesse, de mélancolie. La même métaphore apparaît dans l’oeuvre de Flaubert (dans Madame Bovary, Salammbô, La Tentation de saint Antoine) qui fait ainsi référence à l’héritage romantique, alors même qu’il essaie de se libérer de ses stéréotypes.
Piotr Śniedziewski (né en 1976) est professeur à l’Institut de Philologie polonaise de l’Université Adam Mickiewicz de Poznań (Pologne). Il est l’auteur des livres: Mallarmé et Norwid. Le silence et la modernité poétique en France et en Pologne (édition polonaise: Poznań, 2008; édition française: Paris, 2009), The Melancholic Gaze (édition polonaise: Cracovie, 2011; édition anglaise: Paris, 2018), Elegijna świadomość romantyków (2015), Czarne słońca romantyków (2018); traducteur des textes de Flaubert: La Tentation de saint Antoine (2010), Novembre (2011, fragments choisis), Les Mémoires d’un fou (2011). Mail: piotrsd@yahoo.fr

Compte rendu

(<Benoît Melançon)
Richard H. Weisberg, La parole défaillante. L’homme du droit au coeur du roman moderne (Dostoïevski, Flaubert, Camus, Melville), traduit par Françoise Michaut, Toulouse, Éd. L’Épitoge, 2019. Compte rendu par Laetitia Guerlain, revue en ligne Droit & Société, 19 décembre 2019. https://ds.hypotheses.org/6803

SUR LA TOILE

(< Benoît Melançon)
Matthieu Letourneux@matthletourneux
Horizon d’attente: Dans les années 1950, les paperbacks américains cherchent à séduire les lecteurs par des récits sulfureux. À l’époque, le roman français du 19e siècle est perçu comme tel. Les couvertures montrent combien la lecture différait de celle qu’on leur associe depuis.
https://twitter.com/matthletourneux/status/1203647063977873410/photo/1

«Quel rapport entre la scène de la calèche dans Madame Bovary et le tourisme sexuel aux Philippines?», sur le blog de Claro (à propos de l’affaire Matzneff):
https://towardgrace.blogspot.com/2020/01/ethique-de-la-chasse-la-defense-matzneff.html

(< Stéphanie Dord-Crouslé)
FlauBERT, nouvel outil de traitement automatique du français:
https://www.techno-science.net/actualite/google-flaubert-rescousse-traitement-automatique-francais-N19201.html


SITE FLAUBERT

Pierre Gaston redate en 1867 la photo de Flaubert prise par Borelli, que l’on croyait de 1851. L’explication se trouve ici:
https://flaubert.univ-rouen.fr/iconographie/gf_a_primoli.php

MIKE WETHERILL

Au moment d’envoyer ce bulletin, nous apprenons le décès de Mike Wetherill, survenu le 22 janvier 2020, des suites d’une pneumonie. Nous savons ce que les études flaubertiennes lui doivent, pour ses éditions, ses ouvrages, ses articles et les recueils collectifs qu’il avait coordonnés. Voici comment il se présentait, parmi les transcripteurs du manuscrit de Madame Bovary:
Peter Michael Wetherill, Professeur Émérite de l’Université de Manchester (Grande Bretagne). Enseignement en Angleterre (Universités de Leeds et de Manchester), en Australie, au Canada, aux États Unis, en France (professeur associé à Paris III et à Paris X Nanterre). Recherches sur le XIXe et XXe siècles (Flaubert, Zola, Proust), génétique, roman et histoire. Principales publications: The Literary Text (Blackwell, 1974), éditions critiques de L’Éducation sentimentale et de Trois contes (Classiques Garnier, 1984, 1988), de La Place (A. Ernaux, Methuen, 1987), étude sur Proust Du côté de chez Swann (Glasgow 1992).




Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Marie-Paule Dupuy, Olivier Leroy et Joëlle Robert. Il vous tiendra informés, selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement, veuillez vous inscrire à l'adresse suivante:
https://sympa.univ-rouen.fr/sympa/info/flaubert-bulletin
Contact: flaubert-bulletin-request@listes.univ-rouen.fr



Mentions légales