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BULLETIN FLAUBERT n° 216 / 20 mai 2020

AGENDA

FLAUBERT DÉCONFINÉ
La quarantaine de Flaubert n’a duré que quatre jours. Entré au lazaret de Beyrouth le vendredi 19 juillet 1850, il en est ressorti le mardi 23 au matin. C’est beaucoup moins que pour le Covid-19. Dans le dernier Bulletin Flaubert (n°215, 25 mars 2020), nous avons donné l’extrait de la lettre envoyée à Olympe Bonenfant ce 23 juillet au matin. Cet extrait a fait le tour du Net, relayé par la Lettre d’information des Classiques Garnier, puis par Le Nouvel économiste du 30 mars («Un peu de baume au coeur ») et le lendemain par L’Orient – Le Jour, le grand journal en français de Beyrouth. Merci à Danielle Girard, Stéphanie Dord-Crouslé et Zaki Coussa de nous avoir signalé cette dissémination de l’information.
Notre rubrique habituelle «Agenda» est évidemment vide, puisque toutes les rencontres prévues ont été annulées ou reportées. Mais il s’en est passé, des choses, pendant ces semaines.
Le Musée Flaubert et d’histoire de la médecine de Rouen a été fermé. Il est pourtant resté accessible grâce à une visite virtuelle: on peut passer de la chambre natale à la salle du billard, et même lire les cartels.
Pendant cette période aussi, les Amis du Musée Flaubert, stoppés net dans les répétitions de la pièce La Révolte d’Emma, qui sera montée l’année prochaine, ont écrit à distance des nouvelles en imaginant que les personnages de Flaubert s’échappaient de leurs livres. Le recueil est consultable sur le site des Amis du Musée. Plus connu que ces amateurs, Pierre Michon a publié un savant et savoureux pastiche de Madame Bovary dans le Nouvel Obs du 30 avril, «Le professeur Raoult, qui était sanguin…»: le confinement raconté par Flaubert: «Cependant l’épidémie s’épanouissait. Il en allait de même d’Homais. Il était à l’affût des gazettes, il attendait qu’on parlât de lui: car il savait, lui, comment vaincre le mal.» (Référence communiquée par Benoît Melançon.)
Pastiches également, par le collectif de «La mer gelée», qui a lancé à plusieurs mains un feuilleton intitulé «La vie conne et fine de Gustave F.», déjà signalé dans notre bulletin précédent. Dans le collectif, il y a aussi des musiciens. Noémi Lefèbvre nous a envoyé un lien vers un «rap flaubertien de campagne et de ville en fumée», où, dit-elle, les vaches normandes côtoient l’usine Lubrizol vue de haut.
De l’autre côté des Alpes, Chiara Pasetti, présidente de l’association culturelle «Le Rêve et la vie», nom emprunté à un titre de Flaubert, a mis en ligne une série de vidéos réalisées avec ses étudiants confinés, dans lesquelles l’auteur de Madame Bovary est toujours présent, comme dans Come cambierà (Comment changera-t-il?), qui commence par des extraits du film de Chabrol.
Pendant ce temps-là, le comité scientifique et culturel mis en place pour la commémoration du bicentenaire de la naissance a continué à travailler en mode confiné, mais non dégradé, examinant 65 projets déjà déposés pour «Flaubert 2021»…

VENTES

26 mai 2020, vente Aguttes
https://www.aguttes.com/catalogue/105718
150. Manuscrit autographe, Le Tiers État du XIe au XIVe siècle; 1 page et quart in-4.
Travail historique de jeunesse.
«Les Communes tombent. 1° Elles avaient été indépendantes, souvent victorieuses sur leurs voisins leur petit suzerain mais il se forma bientôt des suzerainetés plus étendues. Alors les communes seules isolées durent nécessairement être vaincues. [...] Il eût fallu une ligue une association générale des communes. Mais leur esprit étroit et exclusif était ce qu’il y a de plus opposé au large sentiment d’égalité au sacrifice des intérêts privés pour les intérêts généraux. Les communes étaient donc éparses, isolées, individuelles. La féodalité était concentrée sur des grands points généraux. 2° Protection des rois que réclament les communes, pour avoir un patron, un chef légal. Cette protection est vénéneuse et tourne à leur servitude. 3° Anarchie des communes – séditions, révoltes populaires. C’est vers la fin du XIIIe siècle qu’éclate la décadence des communes. Le tiers état cependant prend naissance et s’alimente à des sources différentes. Beaucoup de villes non communales étaient privilégiées. Dans celles-là les prévôts et sergens du roi étaient surveillés.
L’autorité judiciaire relève de Paris, elle est administrée par des membres du tiers état. Les communes étaient un gouvernement étroit à cause de la localité qui prédominait partout.» Estimation: 500/ 700 euros.

151. L.A.S. «Gve Flaubert», 4 rue Murillo jeudi soir [12 octobre 1871, à Louise Lepic]; 1 page in-8 sur papier bleu.
«Voici une lettre que je vous prie de faire lire à notre ami Raoul-Duval, – qui rougira de honte – & il m’accusait, & vous m’accusiez! Bref, tâchez de lui faire fouiller ses paperasses. Deslandes n’est pas du tout, Directeur du Vaudeville et Chilly continue à l’être de l’Odéon!!! – Aïssé me donne beaucoup de mal. Je suis exténué et agacé, considérablement»... Il ajoute: «Vous avez fait la conquête de ma nièce. Toute la famille!... Toute la famille!»... Estimation: 700/ 800 euros.
Lettre en ligne:
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=14127

198. George Sand, L.A.S. «Ton vieux troubadour qui t’aime», Nohant 21 décembre [1867], à Gustave Flaubert; 8 pages in-8 à son chiffre. Estimation: 1.500/ 2.000 euros.
Lettre en ligne:
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=16266


(< Atsuko Ogane, Benoit Reverdy)
1er septembre 2020, Vente Le Floc’h, Hôtel Drouot
178. Gustave Flaubert (1821-1880). 2 pièces signées en partie autographes, 42 boulevard du Temple [entre 1856 et 1869]; 1 page oblongue in-12 chaque en partie impr. Bulletins de demandes de journaux à la Bibliothèque Nationale, pour La Ruche, journal des ouvriers et Le Monde, journal. Estimation: 300/400 euros.

179. [Gustave Flaubert (1821-1880)]. Important dossier documentaire constitué par Edmond Ledoux.
Edmond Ledoux (†1962) fut stagiaire à l’étude notariale de Maître Ozanne, apparenté au Dr Franklin-Grout, le second mari de la nièce de Flaubert. C’est à cette époque qu’il commença à se passionner pour l’écrivain. Il travailla à faire revenir sa bibliothèque à Rouen et en fut nommé conservateur quand elle fut hébergée par la ville de Canteleu. Il a également inventorié et daté la correspondance de Flaubert offerte à l’Institut de France par sa nièce, et réuni, tout au long de sa vie, une documentation unique en vue d’un ouvrage resté à l’état de projet. Estimation: 200/ 300 euros.
http://www.lefloch-drouot.fr/html/index.jsp?id=105413&np=1&lng=fr&npp=20&ordre=&aff=1&r=#lot179


(< Élisabeth Brunet, Olivier Leroy)
Le Salon international du livre rare n’a pas pu se tenir au Grand Palais à la date prévue. Il est reporté du 18 au 20 septembre 2020. En attendant, les libraires ont mis en ligne leurs catalogues. Lots choisis.

Bouquinerie Aurore, catalogue n°9
http://www.bouquinerie-aurore.com/
7. BOUILHET (Louis), Meloenis, conte romain. Extrait de la Revue de Paris.
Véritable édition originale. Exemplaire dédicacé à la mère de Gustave Flaubert.
Paris, Imp. de Pillet fils aîné, 1851, in-8°, ½ Bradel veau bleu-encre du temps, dos orné de filets dorés fins, pièce de titre en maroquin rouge, plats de papier peigné, 88p. (faux-titre et titre inclus).
Mors et coins légèrement frottés, rares pâles rousseurs, très bel exemplaire. 3.500 euros. Rarissime édition originale tirée à part à quelques exemplaires uniquement non mis dans le commerce, de ce conte paru dans la Revue de Paris, le 1er novembre 1851.
Très important envoi autographe signé de l’auteur en page de faux-titre «À Madame Flaubert/ hommage respectueux de/ l’auteur/ L. Bouilhet».
Une note manuscrite ancienne au crayon à papier sur le premier contreplat précise: «Cette édition tirée à quelques exemplaires pour les amis de l’auteur n’a jamais été mise dans le commerce. C’est la vraie édition originale. L’édition in-12 ne paraît que cinq ans plus tard. C’est l’exemplaire de Flaubert avec la signature de Louis Bouilhet». Absent de l’inventaire après décès de mai 1880 (il ne figure d’ailleurs étonnamment aucun exemplaire de Melaenis, ni aucun livre de Bouilhet avec envoi, dans la Bibliothèque Flaubert).
Est-il nécessaire de rappeler les liens indéfectibles qui unissaient Louis Bouilhet à Gustave Flaubert? Ce conte est d’ailleurs dédié «à Gustave Flaubert»; il s’agit de la première mention imprimée du nom du célèbre écrivain.

Autographes des Siècles
http://www.autographes-des-siecles.com/documents/personnages-historiques/gustave-flaubert/
Lettre autographe signée à Louise Colet. Trois pages in-8°. Croisset, 26 juillet [1851].
«Il n’y a de continuellement bon que l’habitude d’un travail entêté. Il s’en dégage un opium qui engourdit l’âme.» 4.800 euros.
Lettre en ligne:
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=9876

Lettre autographe signée à Louise Colet. [Croisset] Lundi 1h de nuit [24 janvier 1853].
Deux pages in-4°. Enveloppe autographe oblitérée.
Précieuse lettre de Flaubert à son amante lui donnant des conseils d’écriture, au sujet du long poème de Louise Colet, La Paysanne, premier récit du Poème de la femme. 4.500 euros.
Lettre en ligne:
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=9983

Librairie Michel Bouvier
https://www.librairiemichelbouvier.com/catalogues-c3oj
78. FLAUBERT, Gustave. L. A. S. à son ami et confident Ernest Chevalier (ici surnommé Jasmin, le personnage de Sade). Rouen, 20 mai 1840.
3 pages in-4, adresse au verso du second feuillet et cachets postaux. Manque de papier au second feuillet avec perte de quelques mots; quelques petites déchirures au bord sans gravité.
Importante lettre de jeunesse, inédite, évoquant Sade, la création et la crise qu’il traverse. 24.500 euros.
Lettre en ligne:
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=14014

Librairie Faustroll
https://www.librairie-faustroll.com/
20. Trois contes, Paris, Charpentier, 1877. In-12 (18x 11,5cm), plein maroquin rouge, important décor végétal et de doubles filets droits et courbes dorés, réseau d’entrelacs au milieu de chaque côté, médaillon ovale laissé en réserve au centre, dos orné d’une longue tige fleurie «filant sous les nerfs», doublure de maroquin vert foncé, jeu de filets dorés droits et courbes dans les angles avec fers à la rosace, gardes de moire ardoise, tranches dorées, non rogné, couverture (S. David), 3 ff. n. ch. (blanc, faux-titre, titre), 248p., 2ff. n. ch. (table, blanc), truffé d’un portrait gravé et de 70 gravures disséminées.
Édition originale. Un des 12 premiers exemplaires sur chine.
Ex-libris autographe de Joris-Karl Huysmans, à l’encre bleue, sur un feuillet de papier ordinaire placé entre la couverture et le faux-titre. 30.000 euros.

Le Manuscrit Français
https://www.lemanuscritfrancais.com/fr/?s=flaubert&post_type=manuscript
Lettre autographe signée «Gve Flaubert» à Paul Meurice, s.l.n.d [Croisset, avril 1857].
1 page in-8 sur bifeuillet bleu vergé, à l’encre noire. Traces de pliures.
La lettre de Gustave Flaubert ayant accompagné son envoi de Madame Bovary, dédicacé à Victor Hugo. 25.000 euros.
Lettre en ligne:
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=10225

SAND, George (1804-1876). Lettre autographe signée «GSand» à Gustave Flaubert, Paris, vendredi [31 août 1866 rajouté d’une autre main]
3 pages sur bifeuillet in-8 à ses initiales gaufrées, à l’encre noire. Habile réparation de deux petites déchirures sur deuxième feuillet, sans atteinte au texte.
Émouvante lettre de George Sand à Gustave Flaubert, écrite le lendemain de sa première visite à Croisset. 4.800 euros.
Lettre en ligne:
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=16224

ZOLA, Émile (1840-1902). Lettre autographe signée «Emile Zola» à Gustave Flaubert, Médan, le 30 novembre [18]78.
4 pages sur un bifeuillet in-8, à lencre noire sur papier vergé, sous chemise demi-maroquin noir moderne.
Magnifique lettre de Zola à Flaubert à propos de Maupassant, Nana et L’Assommoir. 8.500 euros.
Lettre en ligne:
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=16487

VIENT DE PARAÎTRE

Ouvrage

Barbara Vinken, Pierre-Marc de Biasi et Anne Herschberg Pierrot (éd.), Flaubert et les sortilèges de l’image, Berlin et Boston, De Gruyter, 2020.
https://www.degruyter.com/view/title/557689

Articles

François Lapèlerie, «Rue de la Darse. Sur Eulalie Foucaud Delanglade», 2020. En ligne sur le site Flaubert.
Pour la première fois, des informations précises sur la femme qui tenait l’hôtel de la rue de la Darse, à Marseille : née le jeudi 26 décembre 1799 à Paris, mariée le mercredi 15 janvier 1823 à Marseille, elle décéda le mardi 27 novembre 1883 à Cayenne (Guyane).
https://flaubert.univ-rouen.fr/biographie/eulalie_lapelerie.pdf

(< Benoît Melançon)
Valérie Bucheli, «Une poétique flaubertienne dans le Journal de Charles Ferdinand Ramuz», Littérature n°197 (1/2020), p.36-46, Armand Colin. Disponible sur:
https://www.revues.armand-colin.com/lettres-langues/litterature/litterature-no197-12020/poetique-flaubertienne-journal-charles-ferdinand-ramuz
Dans le Journal de l’écrivain suisse romand Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947), on peut repérer l’aveu discret d’une influence de Flaubert, sous la forme de passages pastichant sa prose épistolaire. Une sorte de «poétique flaubertienne», paradoxale, s’exprime de la sorte: contre toute attente, c’est le «lieu commun», «l’ordinaire de la vie» et un certain «dégoût de l’abstrait» qui en sortent revendiqués, tandis que la doctrine du «détachement» affectif est rejetée. Ramuz paraît alors préoccupé de son inscription dans l’histoire littéraire hexagonale.

Comptes rendus

Eric Le Calvez (dir.), Flaubert voyageur, Paris, Classiques Garnier, coll. «Rencontres», 2019. Comptes rendus par:
1. Patrick Mathieu, Viatica [En ligne], n°7, mis à jour le: 24/03/2020
URL: http://revues-msh.uca.fr/viatica/index.php?id=1384
2. Ida Merello, «Flaubert voyageur. Éric Le Calvez», Studi Francesi [Online], 189 (LXIII | III) | 2019, online dal 01 mars 2020.
URL: http://journals.openedition.org/studifrancesi/21506
3. Juana Christina von Stein, Köln, Romanische Forschungen, Vittorio Klostermann Frankfurt am Main, 132. Band, Heft 1, 2020, p.115-117.

Éric Le Calvez (dir.), Dictionnaire Gustave Flaubert, Paris, Classiques Garnier, 2017. Gisèle Séginger (dir.), Dictionnaire Flaubert, Paris, Honoré Champion, 2017. Compte rendu par Timothy Unwin, ZfSL (Zeitschrift für französische Sprache und Literatur), 129, 2019/1, p.93-98.

(< Benoît Melançon)
Flaubert. Histoire et étude des moeurs, sous la direction de Juliette Azoulai & Gisèle Séginger, Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, coll. «Formes et savoirs», 2019. Compte rendu par Brigitte Le Juez, «La débalzacianisation chez Flaubert: une réinvention du roman historique», Acta fabula, vol.21, n°5, mai 2020, en ligne:
http://www.fabula.org/revue/document12900.php

SITE FLAUBERT

Documents saisis par Biagio Magaudda:
PONTMARTIN Armand de, «Gustave Flaubert (Souvenirs littéraires, par M. Maxime Du Camp)», La Gazette de France, 16 octobre 1881.
https://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/pontmartin.php

DANCOURT, «Bouvard et Pécuchet, roman posthume de Gustave Flaubert», La Gazette de France, 16 mars 1881
https://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/bouvard/bp_dancourt.php

BARBEY D’AUREVILLY Jules de, «Bouvard et Pécuchet par Gustave Flaubert», Le Constitutionnel, 10 mai 1881
https://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/bouvard/bp_aurevilly.php

Documents saisis par Olivier Leroy:
15/11/1784. Baptême d’Achille Cléophas Flaubert, père de Gustave, né le 14/11/1784 – Acte de baptême (AD10, cote 4E/ 220/ 04)
https://flaubert.univ-rouen.fr/biographie/achilcleo_bapt.php

26/04/1844. Licitation Piquerel – Acquisition de la propriété de Croisset par Achille Cléophas Flaubert (AD 76 cote 3 U 4 / 892)
https://flaubert.univ-rouen.fr/biographie/achatcroisset.php

SUR LA TOILE

MANUSCRITS CONSERVÉS À LA FONDATION BODMER
Sept manuscrits conservés à la Fondation Bodmer ont été mis en ligne sur le site Bodmer Lab (laboratoire de recherche de l’Université de Genève):
L’Éducation sentimentale (1845), Le Chant de la courtisane, le dossier concernant Madame Bovary (scénarios sur l’intrigue financière, notes sur la médecine, fragment de brouillon), chapitre explicatif de Salammbô, notes pour La Tentation de saint Antoine, pour Salammbô et pour Bouvard et Pécuchet.
https://bodmerlab.unige.ch/fr/search?keywords=Flaubert

(< Danielle Wargny)
France Culture, 26 avril 2020
La Nuit rêvée de Fabrice Luchini (2014) (9/11): Conférence de l’Université des Annales d’Henri Guillemin: «Centenaire de Madame Bovary: Flaubert tel qu’il fut» (1re diffusion: 17/06/1957 Chaîne Nationale)
https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/la-nuit-revee-de-fabrice-luchini-2014-911-les-grandes-conferences-conference-de-luniversite-des

(< Stéphanie Dord-Crouslé)
«Flaubert au gueuloir», sur le site PoPésie:
https://twitter.com/GPoPesie/status/1244210095367618560

Denis Saint-Amand, «Complément au Dictionnaire des idées reçues», Diacritik,18 mai 2020:
https://diacritik.com/2020/05/18/complement-au-dictionnaire-des-idees-recues

LECTURES

(< François Vanoosthuyse)
En lisant Pierre Guyotat:
«Je vais l’ouvrir et la regarder dans Saint-Julien-le-Pauvre, où ma mère, à Paris, venait prier devant l’iconostase, une image, quoiqu’ici sous autorité papale, de cette Russie dont, née Française en Pologne près de Cracovie, elle est proche et, jeune fille puis mariée en France, le restera; mais assis hors des regards des officiants vêtus d’or qui se retirent, repoussant sa mémoire, celle du Julien de Flaubert, j’ouvre l’enveloppe, déplie la lettre, assure mon regard sur la vision du Saint Sacrement rouge, touche la lettre, les caractères frais tracés devraient aux doigts me donner leur sens. La petite lumière rouge vacille, faiblit, les lumières des piliers s’éteignent: une panne, l’excès de neige? (Idiotie, Paris, Grasset, 2018, p.69.)

«Les Hauts de Hurlevent, maintenant je peux le lire en son entier, et aussi Le Joueur, que je prends dans la bibliothèque de ma mère, Vallès, L’Enfant, Flaubert, les Trois Contes, Salammbô, Balzac, Eugénie Grandet, Le Père Goriot, Chateaubriand, Atala, Les Natchez, Le Dernier Abencérage, les Mémoires d’outre-tombe, Rousseau, Les Rêveries, Voltaire, Zadig, Candide, Montesquieu, Les Lettres persanes, et j’entre dans Les Mille et Une Nuits, où je vois non seulement les scènes brillantes, cruelles, maritimes, amoureuses, nocturnes, mais aussi une forme, une sinuosité, un emboîtement des récits, une perdition du sens: une forme que je vois comme une péripétie de l’œuvre, comme une merveille elle-même.» (Formation, Paris, Gallimard, coll. «Folio», 2007, p.204-205.)

QUESTION

Jean Lecuir cherche à identifier une citation approximative de Flaubert, mentionnée dans une lettre de Lucien Febvre à son ami Jules Bloch, datée du 23 juillet 1915:
«Il y a quelque part dans la correspondance de Flaubert une grande gueulée qui m’a toujours fait de l’effet. À propos de je ne sais quel bougre de ses amis – peut-être bien Du Camp, après tout – il s’exclame: “Crétin, qui m’annonce que, dans les grandes occasions, je le trouverai toujours là! Dans les grandes occasions, je m’en fous bien! Il n’y a après tout, dans la vie, qu’une seule grande occasion: la mort! Et à ce moment-là… Mais si j’ai besoin d’un ami, c’est dans les petites occasions. C’est tous les jours, c’est pour toutes les minutes de ma pauvre vie!” Je rends peut-être la pensée dudit Flaubert plus mieux ou plus mal. Peu importe. Mais c’est sa pensée, à cet homme.»

APPEL À CONTRIBUTION

Colloque international, «Il y a deux siècles, naissait Gustave Flaubert»
6 et 7 avril 2021, Institut Supérieur des Sciences Humaines de Jendouba et Institut Supérieur des Sciences Humaines de Tunis. Direction: Badreddine BEN HENDA.
Appel en ligne:
https://www.fabula.org/actualites/colloque-international-il-y-a-200-ans-naissait-gustave-flaubert_96503.php




Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Marie-Paule Dupuy, Olivier Leroy et Joëlle Robert. Il vous tiendra informés, selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement, veuillez vous inscrire à l'adresse suivante:
https://sympa.univ-rouen.fr/sympa/info/flaubert-bulletin
Contact: flaubert-bulletin-request@listes.univ-rouen.fr



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