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BULLETIN FLAUBERT n° 219  / 24 novembre 2020



«Nous voilà confinés pour deux mois dans cette huître de Rouen.»
Lettre de Flaubert à Ernest Chevalier, 15 juillet 1839.
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=9540

AGENDA

Christian Clères, écrivain et réalisateur, a tourné une collection de films documentaires sous le titre provocateur et malicieux de «J’aime pas les écrivains». Après «J’aime pas Proust», les deux films suivants sont consacrés aux écrivains majeurs de la Normandie: «J’aime pas Flaubert» et «J’aime pas Maupassant». Ils seront diffusés le 7 décembre sur France 3 Normandie à 22h45 et à 23h35.
Voir le communiqué de presse:
https://www.francetvpro.fr/contenu-de-presse/4385024
L’ensemble de la collection est présenté ici:
https://www.facebook.com/Les-Jaime-pas-Proust-Flaubert-Maupassant-104409641387400

APPEL À COMMUNICATION: «FLAUBERT POLITIQUE», 16 OCTOBRE 2021

À l’occasion de la commémoration du bicentenaire de la naissance de Flaubert, le Comité de liaison des associations dix-neuviémistes, l’Association des amis de Flaubert et de Maupassant, et le CÉRÉdI (Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter) de l’Université de Rouen Normandie, organisent une journée sur le thème «Flaubert politique», le 16 octobre 2021. Cette journée sera consacrée à la mise en perspective des oeuvres de Flaubert et à l’examen des idées politiques et sociales de l’auteur, dans leur rapport aux contextes pluriels et mouvants du XIXe siècle et à celui de la crise que connaît aujourd’hui la démocratie.
https://flaubert.univ-rouen.fr/2021/flaubert_politique.php

VENTES

Ventes passées

(< Stéphanie Dord-Crouslé)
21 octobre 2020, Interenchères, Marseille
Lot n°9. Flaubert, L.A.S. au ministre Maurice Richard. Croisset près Rouen, 2 juin 1870.
1 page in-8 (180x 135mm) sur feuillet double, contrecollé sur papier bleuté par la marge supérieure de la 4e page. Bien conservée dans un cadre sommaire.
«Mr Gustave Flaubert a l’honneur de présenter ses respects à SS. Le Mstre des Lettres, et à Madame Maurice Richard. Il les prie d’agréer ses excuses, car il ne pourra se rendre mercredi prochain à leur honorable invitation…»
Maurice Richard (1832-1888) fut le premier titulaire du ministère des Beaux-Arts, ancêtre du ministère de la Culture. Le 14 avril, il eut par intérim le portefeuille de l’Instruction publique, et devint, le 15 mai, ministre des Lettres, Sciences et Beaux-Arts. Il offrit au peintre Courbet la croix de la Légion d’honneur, que celui-ci refusa. Maurice Richard perdit son portefeuille le 8 août 1870. Estimation: 150/ 200 euros.

(< Stéphanie Dord-Crouslé, Jacques-Remi Dahan, Éric Walbecq)
12 novembre 2020, Vente Alde
Lettres & Manuscrits autographes
https://www.gazette-drouot.com/lots/13545323
Lot 91. Lettre autographe signée à Frédéric Baudry. «Vendredi matin». 1p. in-8, enveloppe conservée. «Mon brave homme, ne venez-vous pas déjeuner chez moi Dimanche? Il faudra que nous prenions un jour p[ou]r aller ensemble à Versailles. À dimanche, le vôtre Gve Flaubert...»
Ami d’enfance de Flaubert, Frédéric Baudry (1818-1885) joua un rôle important comme philologue dans l’introduction des théories allemandes sur le langage. Flaubert eut recours à lui pour des renseignements utiles à l’écriture de Salammbô, mais ils se brouillèrent en 1879. Frédéric Baudry fut d’abord avocat de son état, avant d’occuper des postes dans les bibliothèques de Versailles, de l’Arsenal, et de la Mazarine. Il était le gendre de l’avocat Jules Senard, qui défendit Flaubert dans l’affaire Bovary.
Joint, 4 pièces: Bouilhet (Louis). Lettre autographe signée au directeur de l’Odéon Félix Duquesnel, 1868. Belle lettre de cet intime de Gustave Flaubert par laquelle il excuse son retard («Je suis gros – mais pas aussi paresseux que vous dites»), en invoquant le travail qui lui incombe comme conservateur de la bibliothèque de Rouen, un sentiment de malaise général, un désir de se consacrer à sa muse libre («vous savez, celle qui ne gagne pas d’argent»), et son travail à venir sur sa pièce Mademoiselle Aïssé (que Gustave Flaubert s’attacherait à faire représenter à l’Odéon).
Flaubert (Achille). 3 pièces autographes signées adressées à son père Achille-Cléophas. S.l., 1840-1841. Reçus financiers du frère de Gustave Flaubert. Médecin comme leur père, il était celui qui avait réussi, l’écrivain étant «l’idiot de la famille», selon l’expression de Jean-Paul Sartre. Estimation: 400/ 500 euros.

18 novembre 2020, Artcurial
https://www.artcurial.com/fr/lot-flaubert-gustave-lettre-autographe-signee-4098-492
Lot 492. Flaubert à Ernest Feydeau, 18 juillet 1859. 3p. sur 1 bifeuillet in-8 (208x 132mm) à l’encre noire sur papier bleu avec cinq ratures.
Lettre autographe à Ernest Feydeau, l’un des correspondants les plus réguliers de Flaubert. Savoureuse lettre pleine de gauloiseries: «Eh bien! vieux lubrique, vieux
Valmont, vieux Cardoville, infect Noirceul & père Jérôme, souilles-tu suffisamment le département de la Haute-Garonne?/ Emplis-tu les ravines des éjaculations de ton indomptable broquette?» Flaubert y parle aussi de la gestation de Salammbô et de Catherine d’Overmeire, le roman auquel Feydeau travaille et qui parut l’année suivante.
Provenance: Vente Andrieux, Drouot, 30-31 mai et 1-2 juin 1928, n°190.
Bibliographie: Flaubert, Correspondance, Pléiade, t.III, p.30 (l’éditeur n’a pas travaillé sur l’autographe). Petite fente au pli et légères marques par empâtements d’encre, traces de pliure. Estimation: 1.800/ 2.500 euros. Prix de vente: 3.640 euros.
Lettre en ligne, établie sur l’autographe:
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=10359

Lot 493. Flaubert à Louise Colet, Croisset [18 avril 1854].
https://www.artcurial.com/fr/lot-flaubert-gustave-lettre-autographe-signee-louise-colet-4098-493
6p. sur 1 bifeuillet et 1 feuillet in-4 (24,7x 19cm).
Belle et longue lettre signée à Louise Colet, envoyée «mardi minuit» [1854] et écrite durant la rédaction de Madame Bovary.
Flaubert prie sa maîtresse de croire en sa propre bienveillance: «Je voudrais te voir avant tout, heureuse, heureuse de toute façon, de toute manière, heureuse d’argent, de position, de gloire, de santé et si je savais quelqu’un qui pût te donner tout cela, je l’irais chercher pieds nus. Le bonheur, ou ce qui en approche, est un composé de petits bien-être, de même que le non malheur ne s’obtient que par la plénitude d’un sentiment unique, qui nous bouche les ouvertures de l’âme aux accidents de la Vie.» Il lui donne des nouvelles de la rédaction en cours de Madame Bovary: «Je patauge en plein dans la chirurgie. J’ai été aujourd’hui à Rouen, exprès, chez mon frère, avec qui j’ai longuement causé anatomie du pied et pathologie des pieds bots […]. Ah! les aurai-je connus les affres du style! Au reste, tout, maintenant, m’est montagne! […] J’ai fait, je crois, un grand pas, à savoir la transition insensible de la partie psychologique à la dramatique. Maintenant, je vais entrer dans l’action et mes passions vont être effectives. Je n’aurai plus autant de demi-teintes à ménager. Ce sera plus amusant, pour le lecteur du moins […]. Quand arrivera-t-il donc ce bienheureux jour où j’écrirai le mot: fin? Il y aura en septembre prochain trois ans que je suis sur ce livre. Cela est long, trois ans passés sur la même idée, à écrire du même style (de ce style-là surtout, où ma personnalité est aussi absente que celle de l’empereur de la Chine), à vivre toujours avec les mêmes personnages, dans le même milieu, à se battre les flancs toujours pour la même illusion.»
Cette lettre est l’une des dernières envoyées par Flaubert à sa plus célèbre maîtresse. Elle porte quelques ratures et corrections de la main de Flaubert.
Bibliographie: Flaubert, Correspondance, Pléiade, t.II, p.550.
Traces de rouille laissées par un trombone en marge, traces de pliures, quelques petites taches. Estimation: 2.500/ 5.000 euros. Prix de vente: 11.050 euros.
Lettre en ligne:
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=10096

Ventes à venir

(Stéphanie Dord-Crouslé)
4 décembre, Berlin - Lehrter Strasse 57, Haus 1 10557 Berlin
Lot 50. Lettre à Jules Rohaut, 18 avril 1868.
Estimation: 800/ 1.200 euros.
https://www.gazette-drouot.com/lots/13705007
Lettre en ligne:
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=13756

9 décembre 2020, vente Karl & Faber, Amiraplatz 3, 80333 Munich
Lot 1059. David Hockney, Félicité endormie, avec perroquet, 1974.
Félicité sleeping, with parrot. Farbige Radierung mit Aquatinta auf Velin. (19)74. Ca. 21,5x 23,5cm (Blattgröße ca. 38x 42cm). Eines von 100 nummerierten Exemplaren. Signiert und datiert unten rechts.differenzbesteuert.
Estimation: 2.500 euros.
https://www.gazette-drouot.com/lots/13791849

(< Olivier Leroy)
16 décembre, la Bibliothèque de Pierre Bergé, cinquième vente
https://www.bibliorare.com/catalogue/1217/
7 lots concernent Flaubert (1054-1060). Le plus important est le premier.
Lot n°1054. Salammbô, Paris, Michel Lévy frères, 1863. Grand in-8 (218x 143mm) de 2ff.n.ch., 474pp., 1f.n.ch; demi-maroquin saumon à coins, dos à nerfs orné, tranches marbrées (reliure de l’époque). Édition originale.
Exemplaire portant un envoi «à mon cher aimable ami Théophile Gautier, Gustave Flaubert». Exemplaire initialement destiné à un autre ami, la dédicace a été modifiée avec deux mots biffés par l’auteur. On connaît également un autre exemplaire avec envoi de l’auteur à Gautier (un des 25 exemplaires sur Hollande). Provenance: Théophile Gautier (envoi, ex-libris, et cachet à sec du monogramme ‘TG’ sur le titre). Carteret, I, 266; Clouzot, 121. Estimation: 6.000/ 8.000 euros
https://www.pba-auctions.com/lot/107762/13435435?npp=20&sort=1&

Librairie Lardanchet
Madame Bovary. Moeurs de province, Paris, Michel Lévy frères, 1857, fort vol. in-8°, demi-chagrin havane à coins, dos à nerfs orné, doublure et gardes de papier moiré blanc, tranches dorées (reliure de l’époque).
Exemplaire sur papier vélin fort, seul et unique tirage sur grand papier. Il a été offert par l’auteur à Victoire Le Poittevin, la mère de son ami d’enfance, Alfred Le Poittevin, avec cet émouvant envoi autographe:
«à Me Lepoittevin [sic]/ Acceptez ce livre, chère Madame/ au nom de l’affection que vous m’avez toujours portée – et/ aussi (et surtout!) au nom/ du souvenir. S’il vivait/ encore c’est à lui qu’eut [sic]/ été dédié ce travail. Car la/ place est restée vide dans mon/ coeur et/ l’ardente amitié/ n’est pas éteinte./ Mille bonnes tendresses/ Gve Flaubert.» Prix non affiché.
https://www.lardanchet.fr/flaubert-g..-madame-bovary-mme-le-poittevin-fr.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=lardanchet_ancien_20201118&utm_medium=email

VIENT DE PARAÎTRE

Ouvrages

Gertrude Tennant, Mes souvenirs sur Hugo et Flaubert, édition d’Yvan Leclerc et Florence Naugrette, textes anglais traduits par Florence Naugrette et Danielle Wargny, postface de Jean-Marc Hovasse, Éditions de Fallois, 2020.
https://www.editionsdefallois.com/livre/mes-souvenirs-avec-hugo-et-flaubert

(< Gilles Cléroux)
Stefan Zweig, La Chambre aux secrets, traduit par David Sanson, édition établie et présentée par Bertrand Dermoncourt, Robert Laffont, 2020.
Ce recueil d’articles contient deux textes inédits en français sur Flaubert: «L’Éducation sentimentale. Histoire d’un jeune homme de Gustave Flaubert», p.49-52 (compte rendu paru à Berlin, dans Das literarische Echo, en 1905) et «Les oeuvres posthumes de Flaubert», p.91-97 (compte rendu d’une édition des oeuvres de jeunesse, paru à Berlin, dans le Berliner Tageblatt, en 1911).

Traduction

Gustave Flaubert, Lehrjahre der Männlichkeit. Geschichte einer Jugend, Herausgegeben und übersetzt von Elisabeth Edl [L’Éducation sentimentale. Histoire d’un jeune homme, Édition et traduction par EE], Carl Hanser Verlag, München, 2020, 800 pages
https://www.hanser-literaturverlage.de/buch/lehrjahre-der-maennlichkeit/978-3-446-26769-5/

Articles

Piet Driest, «Flaubert sur le divan», site Flaubert en néerlandais
http://flaubert.nl/links.htm
«Seuls trois chercheurs en sciences sociales se sont penchés de manière approfondie sur la personnalité et la psyché de Flaubert. À part les études de Reik (1912), Praz (1930) et Sartre (1971), je ne connais pas d’autres exemples qui donnent une explication générale du caractère de Flaubert basée sur la psychologie. Je suppose que les flaubertiens français sont assez au courant des idées de Praz et de Sartre concernant Flaubert. Reik, au contraire, est presque inconnu parmi les amateurs de Flaubert. Le texte suivant est surtout centré sur l’analyse de Reik. Pour autant que je sache il n’y a pas de traduction française de sa thèse sur Flaubert Flaubert und seine Versuchung der Heiligen Antonius, ein Beitrag zur Künstlerpsychologie [Flaubert et sa Tentation de saint Antoine: une contribution à la psychologie des artistes (1912).»
Version en néerlandais: http://flaubert.nl/leven_en_werk.htm
Piet Driest a créé le site Flaubert de référence aux Pays-Bas: www.flaubert.nl

(< Joëlle Robert)
Henning Hufnagel, «Flaubert parnassien, Parnasse flaubertien. Correspondances poétologiques», Correspondances et critique littéraire. XVe-XXe siècles, Julie Anselmini, Brigitte Diaz, Franziska Meier (dir.), Classiques Garnier, Coll. «Rencontres», 2020.

Yvan Leclerc, «“Madame Bovary, c’est moi”: quelques apparitions d’un romancier impersonnel», dans Autobiographie et roman réaliste ou naturaliste en France au XIXe siècle, textes rassemblés et présentés par Silvia Disegni et Michela Lo Feudo, Edizioni Libreria Dante & Descartes, 2020, p.47-67.

Yvan Leclerc, «Caroline Commanville, auteur du tableau Jules Cloquet», notice dans Académie nationale de médecine. Catalogue des peintures et des sculptures, sous la direction de Jérôme van Wijland, Gand, Snoeck, 2020, p.153-158.

Marie-Clémence Régnier, «“Il faut cultiver leur jardin.” Enjeux de la création de “jardins d’écrivains” chez Corneille et Flaubert en Normandie (XIXe-XXe siècles)», dans Jardin et littérature, Région Normandie et Institut européen des jardins et paysages, Éditions des Falaises, 2020, p.74-91.

Diana Rinciog, Pledoarie pentru lectura și relectura textului literar. Studii și articole, Editura Universității Petrol-Gaze din Ploiești, 2020, 284 pagini, Ilustrația copertei: Teodora-Andreea Rînciog [Plaidoyer pour la lecture et la relecture du texte littéraire. Études et articles, Maison d’édition de l’Université Pétrole-Gaz de Ploiești, 2020, 284 pages, Illustration de la couverture: Teodora-Andreea Rînciog.]
Deux articles concernent Flaubert: «O lectură covârșitoare – corespondența lui Gustave Flaubert» (p.11-21) [Une lecture impressionnante – la correspondance de Gustave Flaubert.] «O surprinzătoare continuare a romanului Doamna Bovary» (p.23-28). [Une surprenante continuation du roman Madame Bovary.]

Comptes rendus

Gertrude Tennant, Mes souvenirs sur Hugo et Flaubert, édition établie et présentée par Yvan Leclerc et Florence Naugrette. Textes anglais traduits par Florence Naugrette et Danielle Wargny. Postface de Jean-Marc Hovasse, Paris, Éditions de Fallois, 2020. 391 pages; 40 illustrations; chronologie; bibliographie, compte rendu par Antoine Capet.
https://flaubert.univ-rouen.fr/comptes_rendus/tennant_capet.php

Mathieu Lindon, «Le chien de Flaubert et le parapluie d’Hugo. Souvenirs retrouvés de Mrs Gertrude Tennant», Libération, samedi 7 et dimanche 8 novembre 2020, p.37-39.

SUR LA TOILE

Le site de Pierre Campion, « À la littérature», fête ses vingt ans.
http://pierre.campion2.free.fr/index.html
Sur la page d’accueil, la reproduction du dessin d’Yonville par Flaubert, conservé dans les Plans et scénarios de Madame Bovary (Bibliothèque patrimoniale de Rouen).
L’entrée par l’index des thèmes affiche dix études consacrées à Flaubert:
http://pierre.campion2.free.fr/index_matieres.htm

(< Danielle Girard)
Lettre d’information Gallica, n°99, octobre 2020
Parmi les 8.300 documents numérisés ce mois-ci dans Gallica, figure une édition rare de Salammbô, de Gustave Flaubert, illustrée par F.-L. Schmied, Le Livre, Paris, 1923
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1527325z/f23.planchecontact

(< Stéphanie Dord-Crouslé)
Stéphane Koechlin, «Archivage de manuscrits : quand la rature vaut de l’or», Marianne, 30 octobre 2020
«L’exposition que la Bibliothèque nationale consacre à un écrivain vivant, Pascal Quignard, met en lumière un travail méconnu: l’archivage des manuscrits littéraires, imaginé par Gustave Flaubert mais vraiment commencé après la Première Guerre mondiale.»
«[…] cette nièce que les Flaubertiens ont tant détestée parce qu’elle vendit le pavillon de Croisset dont il ne reste plus rien, mais aussi tant vénérée pour avoir protégé le trésor.» [Non! Caroline Commanville a vendu la propriété de Croisset: la maison principale a été détruite, mais pas le pavillon. Ndlr.]
https://www.marianne.net/culture/litterature/archivage-de-manuscrits-quand-la-rature-vaut-de-lor

(< Lucienne Eschlimann)
La Légende de saint Julien d’après Flaubert, par la Cie «Écouter voir», avec Jean-Marie Machado, piano et Jean-Jacques Fdida, récitant
https://youtu.be/LOStVczMla8

Stéphanie Dord-Crouslé nous signale ce tableau de Léon-Jules Lemaître, Croisset, bord de Seine, 1889, coll. privée:
Suivre ce lien.
On distingue le pavillon derrière l’usine.

LECTURES

Jean-Paul Goujon a bien voulu nous adresser deux pages du Figaro, Supplément littéraire des 28 avril et 26 mai 1923. L’auteur de ces articles, Ladvocat, reproduit des envois d’écrivains célèbres, parmi lesquels quatre de Flaubert. Deux nous paraissent inconnus, ou du moins n’avoir pas figuré dans des catalogues récents.
Madame Bovary, un des exemplaires imprimés sur vélin fort et publiés en un seul volume: «A M. de Vigny/ Hommage de la plus profonde/ admiration d’un inconnu./ Gve Flaubert.»
Le Candidat. «A G. S. [George Sand] / Est-il aussi idiot qu’on le dit, chère maître,/ votre vieux troubadour,/ G. Flaubert
Peut-être Jean-Paul Sartre avait-il eu connaissance de cette dernière dédicace.

Vincent Vivès nous signale dans le livre de Jean-Patrice Courtois, Mélodie et jugement, éditions 1:1 (poésie) anciens modernes, 2013, deux fragments où l’on parle de Flaubert:
«Se faire recommander (exclusivement par lettre papier) de lire L’Âne d’or d’Apulée et Les États de la Lune et Les États du Soleil est l’acte majeur pour se travestir en Louise Colet pour Flaubert. Le rideau de 6 lettres écrites entre le 26 juin 1852 et le 6 janvier 1853 citant 6 fois ensemble l’Âne et le Soleil est encore en place tout tendu.
“C’est énorme” dit calmement l’épistolier Flaubert, le plus grand navire-hôpital du roman français. Sa recommandation du combat de l’animal glaçon et du royaume des arbres dans les États du Soleil, “énorme de poésie”, fut un des psychotropes adjuvants les plus puissants pour la rédaction de Madame Bovary, première partie.» (p.59)

Michel Guerrin, «Enseignants et artistes, même combat», Le Monde, samedi 24 octobre 2020
«[…] Dans son blog hébergé par Mediapart, le 18 octobre, Alrei, qui a enseigné en Seine-Saint-Denis, ajoute que Madame Bovary pose problème. Peu importe que Flaubert ait révolutionné l’art du récit. Mais, face à des élèves “pour la plupart issus de l’immigration, les plus véhémentes adversaires d’Emma étaient les filles. Elles la […] traitaient d’infidèle (mais pas au sens conjugal du terme), d’impure, de mécréante...”.»

DIVERS

(< Stéphanie Dord-Crouslé)
Sur le compte PoPesie, un résumé de Madame Bovary
https://twitter.com/GPoPesie/status/1308078647778127877/photo/3




Ce Bulletin est édité par le Centre Flaubert, avec la collaboration de Marie-Paule Dupuy, Olivier Leroy et Joëlle Robert. Il vous tiendra informés, selon une périodicité variable, des manifestations et des publications concernant Flaubert. Si vous désirez le recevoir gratuitement, veuillez vous inscrire à l'adresse suivante:
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