Ventes
 
 

Actualités : vente de lettres


14 décembre 2018, Pierre Bergé & Associés, Sotheby’s
http://www.pba-auctions.com/html/index.jsp?id=93534&lng=fr&npp=150
Lot 905. Gustave Flaubert, lettre à Louise Colet. Sans lieu ni date [Croisset, 6 ou 7 août 1846]. Lettre autographe; 10 pages in-4 [219x 175mm]. Date de la main de Louise Colet en tête.
Extraordinaire et très longue lettre amoureuse adressée à Louise Colet peu après le début de leur rencontre. Estimation: 10.000/ 15.000 euros.
Lettre en ligne:
https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=9666

10 décembre 2018, vente Ader
Lot 210. Gustave Flaubert, L.A.S., Croisset 24 avril [1871], à son ami Félix-Archimède Pouchet; 1 page in-8 sur papier bleu. «Je vous présente mon neveu Mr Commanville qui aurait besoin de renseignements scientifiques sur les bois de chêne. Pouvez-vous lui indiquer ce qu’il faudrait lire?» Correspondance (Pléiade), t.IV, p.308. Estimation: 800/ 1.000 euros.
http://www.bibliorare.com/products/gustave-flaubert-1821-1880-l-a-s-croisset-24-avril-1871-a-son-ami-felix-archimede-pouchet-1-page-in-8-sur-papier-bleu-je-vous-presente-mon-neveu-mr-commanville-qui/#details_lot

(< Benoît Reverdy)
4 novembre 2018, vente Osenat
Lot n°91. Flaubert (Gustave). Lettre autographe signée à Philippe Leparfait. «Lundi 4h.» [9 août 1869]. 3p. in-8. Poète et dramaturge, Louis Bouilhet (1821-1869) fut un des plus proches amis de Flaubert qui l’appelait «ma conscience littéraire», et qui oeuvra ensuite à servir sa mémoire posthume: Flaubert se chargea de faire jouer la pièce de Louis Bouilhet Mademoiselle Aïssé, dont la première représentation aurait lieu à l’Odéon le 6 janvier 1872, de faire paraître à ses frais ses oeuvres posthumes chez Michel Lévy, Dernières chansons (1872), ses oeuvres complètes (1880), et de faire ériger à Rouen, sur souscription, un monument commémoratif. Estimation: 400 ‒ 500 euros.
http://www.osenat.com/lot/94449/9451341

Lot n°92. Flaubert (Gustave). Lettre autographe signée à l’éditeur Alphonse Lemerre. Croisset [Seine-Maritime], «lundi soir 9h.» [27 octobre 1879]. 1p. in-8. Alphonse Lemerre, qui avait déjà réédité Madame Bovary en 1874, venait également de rééditer Salammbô. Il publierait l’édition originale de Bouvard et Pécuchet (1881, posthume). Il s’était par ailleurs fait une forte spécialité dans les ouvrages de poésie, et avait accompagné l’essor des mouvements parnassiens puis symbolistes. C’est pour cela que Flaubert lui offrit Madame Bovary et Salammbô en échange de la publication chez lui des poésies complètes de son grand ami défunt Louis Bouilhet – Lemerre traîna les pieds et ne les fit paraître qu’en 1880, après la mort de Flaubert. Estimation: 1.000 – 1.500 euros.
http://www.osenat.com/lot/94449/9451342

(< Benoît Reverdy, Jacques-Remi Dahan, Éric Walbecq)
14-15 novembre 2018, collection Aristophil, Hôtel Drouot, ventes Aguttes le 14, Ader le 15
Lot 293. Enveloppe autographe, avec marques postales. À sa cousine Olympe Bonenfant, pendant son voyage en Orient: «France/ Nogent-sur-Seine (Aube)/ Madame Bonenfant»; cachets postaux de Beyrouth (5 août 1850), Marseille (16 août), Paris et Nogent-sur-Seine (19 août). Estimation: 200 – 300 euros.
Les lots mis en vente le 15 novembre sont regroupés sur cette page:
https://www.auction.fr/_fr/vente/aristophil-litterature-et-livres-illustres-58803?page=3
Lot 440. L.A.S. «ton G.», Samedi soir [26 juin 1852], à Louise Colet; 4 pages petit in-4, enveloppe avec cachets postaux et sceau de cire rouge (petite trace de rouille sur la p.4). Magnifique lettre sur la vie à Paris, Alfred de Musset, la poésie et la prose, et sur l’avancement de Madame Bovary. Estimation: 10.000 – 15.000 euros.
Lot 441. L.A.S. «Gve Flaubert», [Croisset fin décembre 1860], à Ernest Feydeau; 2 pages in-8 sur papier bleu. Amusante lettre fort libre à propos de Salammbô. Estimation: 2.000 – 3.000 euros.
Lot 442. L.A.S. «Gve Flaubert», Croisset Lundi soir [29 mai 1865], à Mme Hortense Cornu; 2 pages in-8 sur papier bleu (trace d’onglet au verso). En faveur de son ami Louis Bouilhet. Estimation: 1.500 – 1.800 euros.

(< Stéphanie Dord-Crouslé)
20 octobre 2018, vente en ligne sur Interenchères
Lettre de George Sand à Flaubert, lettre autographe, signée. [Paris] 15 mars 1864 deux pages in 8°. «Je ne sais pas si vous m'avez prêté ou donné le beau livre de M. Taine» (Histoire de la littérature anglaise). Elle n'a eu le temps de lire que partiellement «ces excellents volumes d'une si haute et si noble portée». G. Sand espère «que vous me ferez lire aussi quelque chose de vous. Vous avez été si bon et si sympathique pour moi à la première repr[ésentation] de Villemer, que je n'admire plus seulement votre admirable talent. Je vous aime de tout mon coeur.» Correspondance, éd. Lubin n°10.757. Ancienne collection Alfred DUPONT. Estimation: 1.000/ 1.500 €
https://www.interencheres.com/meubles-objets-art/belle-vente-classique-238124/lot-18478299.html?utm_source=alertes&utm_medium=email&utm_campaign=daily-Sun-2018-10-14

(< Éric Walbecq)
Vente Piasa, 29-30 octobre 2018, Bibliothèque de François Mitterrand
https://api.piasa.fr/uploads/819206_5bb72ff2c807e.pdf
223. Lettre de Flaubert à Mme de Fly?, 12 février 1863
En ligne sur le site de la correspondance:
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=10690
224. Lettre de Flaubert à Tourguéniev, 5 février 1879
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=13149

(< Steve Murphy)
9 octobre 2018, Vente Sotheby’s Paris, Binoche et Giquello, Bibliothèque R. et B.L., XIXe siècle.
http://www.sothebys.com/fr/auctions/2018/rbl-pf1823.html
71. Daudet (Alphonse). Lettre autographe signée à Gustave Flaubert, datée 1er de l’an [1er janvier 1879], une page in-8 (203x 140 mm) sur papier à dentelle orné d’un encadrement de fleurs, aquarellé, contrecollée sur papier vergé, sous chemise demi-maroquin noir moderne. Estimation: 2.500/ 3.000 €.
74. Flaubert (Gustave). Lettre autographe à Louise Colet, signée Ton G., datée Nuit de lundi, minuit et demi [6 juin 1853], 8 pages sur 2 bifeuillets in-4 (266x 211 et 248x 190 mm) à l’encre brune, enveloppe autographe avec marques postales, sous chemise demi-maroquin noir moderne. Estimation: 4.000/ 5.000 €.
75. Flaubert (Gustave). Lettre autographe signée à Charles Baudelaire, datée Croisset, 13 juillet [1857], 3 pages in-8 (215x 136 mm) à l’encre noire sur un bifeuillet de papier vergé bleu, sous chemise demi-maroquin noir moderne. Estimation: 12.000/ 15.000 €.
79. Flaubert (Gustave). Lettre autographe signée à Edmond Pagnerre, datée 1er Janvier [1857], 3 pages in-8 (204x 134 mm) à l’encre brune sur un bifeuillet de papier vergé ivoire, sous chemise demi-maroquin noir moderne. Estimation: 3.000/ 4.000 €.
80. Flaubert (Gustave). Lettre autographe signée à Ernest Feydeau, [Croisset, après le 5 octobre 1860], 4 pages in-8 (204x 133 mm) à l’encre brune sur un bifeuillet de papier bleu vergé, sous chemise demi-maroquin noir moderne. Estimation: 3.000/ 4.000 €.
83. Flaubert (Gustave). Lettre autographe signée à Théophile Gautier, datée Jeudi 27 janvier [1859], 3 pages et demie in-8 (209x 133 mm) à l’encre brune sur papier vergé bleu, sous chemise demi-maroquin noir moderne. Estimation: 8.000/ 10.000 €.
85. Flaubert (Gustave). L’Éducation sentimentale. Histoire d’un jeune homme. Paris, Michel Lévy frères, 1870. 2 volumes in-8, maroquin bleu marine, janséniste, doublure de maroquin bleu serti d’un filet doré, gardes de soie brochée, doubles gardes de papier marbré, tranches dorées sur témoins, couverture et dos, étui (Marius Michel). Estimation: 25.000/ 30.000 €. Édition originale. Un des très rares exemplaires sur papier de Hollande (tirage à 25 exemplaires selon Carteret et Clouzot). La couverture de ces exemplaires de luxe porte la mention fictive Deuxième édition.
Cet exemplaire est enrichi de 4 lettres autographes de Flaubert à son ami le peintre Joanny Maisiat (1824-1910), relatives à L’Éducation sentimentale. Ces lettres forment au total 9 pages in-8, sur papier bleuté. Elles sont extrêmement intéressantes pour comprendre l’élaboration du texte et représentatives de la conscience artistique de l’auteur. Flaubert demande d’abord des renseignements techniques sur la peinture à propos du portrait de la Maréchale peint par Pellerin, et celui d’un enfant mort:
1) [Juin 1867?] «Duplan m’écrit que vous connaissez beaucoup Mr Alby le gérant actuel de la Maison d’Or. J’aurais besoin de savoir comment en 1847 le plus beau salon de la dite maison était meublé & tendu... Vous rappelez-vous m’avoir donné d’excellentes notes sur les angoisses qu’éprouve à faire un portrait un peintre esthétiqueur? J’en ai profité autant que j’ai pu. Mais j’aurais besoin, maintenant, que vous me fissiez en termes techniques la description des mauvaises qualités de ce portrait [...]. Je voudrais m’étendre un peu sur l’effet cocasse & lamentable que produit ce tableau à qqu’un [sic] qui s’y connaît. Notez que mon artiste n’est pas un âne.»
2) [Septembre 1867?] «Mon vieux de la vieille. Voici mon texte. Il est fait sur vos notes qui contenaient trois pages, & dont le résumé ci-joint m’a donné un mal de chien [...]. Pellerin vient offrir à Frédéric ce portrait (dont il a donné l’idée, lui Frédéric) & que ne veulent maintenant payer ni la cocotte ni son entreteneur. Frédéric ne s’en soucie pas non plus & envoie bouler l’artiste. Lequel, pour se venger du dit Frédéric, le met en exposition chez un marchand du boulevard [...]. Quel aspect a le tableau. Je sais bien pourquoi il est mauvais, mais je ne sais pas comment. Je voudrais que le lecteur le vît, qu’il pût toucher un peu la peinture.» Flaubert a recopié ensuite le passage concernant les doutes de Pellerin (t.I, p.376).
3) Croisset, Samedi soir, 13 Mars 69. «Mon cher bonhomme, un petit service! Voici la chose: quel débagoulage esthétique puis-je mettre dans la bouche d’un peintre qui fait le portrait d’un petit enfant mort. Le moutard a 8 mois. La maman qui est une cocotte est là. Mon artiste s’en inquiète peu – & tout en crayonnant aussi tranquillement que s’il travaillait d’après la bosse, se livre à des théories sur le portrait en général, et sur les portraits d’enfant en particulier. Que peut-on dire là-dessus d’un peu spécial? & qui sente l’homme du métier? Je compte avoir achevé mon odieux bouquin vers la fin de mai. Je commence l’avant-dernier chapitre.»
4) [Avril 1869?] «Cher ami, Je ferai mon profit du dernier paragraphe [...] Quant à vos objections, je ne les admets pas [...]. Lorsque tout sera fini je vous lirai la chose & si elle vous choque nous la modifierons. Je vous embrasse. Car vous êtes gentil comme un ange [...].»
Superbe exemplaire en maroquin doublé de Marius Michel. Il provient de la bibliothèque Paul Voûte (1938, n° 299). Portrait de Flaubert gravé à l’eau-forte, ajouté au tome I.
311. Zola (Émile). Lettre autographe à Gustave Flaubert, signée Émile Zola, datée Médan, 30 novembre [18]78, 4 pages sur un bifeuillet in-8 (210x 136 mm) à l’encre noire sur papier vergé, sous chemise demi-maroquin noir moderne. Estimation: 3.000/ 4.000 €.
Lettre très amicale à Flaubert dans laquelle il est question de Nana et de L’Assommoir.

20 juin 2018, Vente Aguttes, collection Aristophil
Lot n°1312. Berlioz Hector (1803-1869). L.A.S., [Paris] «Mardi 5 [9] décembre 1862», à son oncle Félix Marmion; 4 pages in-8.
http://catalogue.gazette-drouot.com/html/g/fiche.jsp?id=8917197
En PS: «Avez-vous lu Salammbô, un livre terrible et grandiose qui vient de paraître? C’est de Mr G. FLAUBERT l’auteur de Mme Bovary. Cet ouvrage vous intéressera et comme lettré et comme militaire, c’est l’histoire de la guerre des Mercenaires contre Carthage. C’est écrit en style biblique et d’une science archéologique effrayante.»

(< Anne-Bénédicte Levollant, Éric Walbecq)
26 juin 2018, vente Alde OVV, Hôtel Ambassador, 16, bd Haussmann 75009 Paris.
LOT n°34. [Gustave Flaubert (1821-1880)]. 2 L.A.S. de sa nièce Caroline Franklin-Grout (1846-1931), 16 novembre et 14 décembre 1900, à Paul Esdouhard d’Anisy au château de Puligny; 7 pages in-12, enveloppe. Au sujet d’un drame en dix tableaux tiré de Salammbô. 16 novembre. Elle n’a jamais songé à Salammbô sous la forme d’un drame et demande à réfléchir pour l’autoriser… 14 décembre. Bien qu’elle reconnaisse les qualités de ce travail et de la pièce, elle refuse son autorisation: «une représentation sur la scène de l’Odéon m’apparaît comme un rapetissement du roman – c’est forcé – cela aura un faux air de tragédie antique, et puis où sont les acteurs pour la jouer! […] il faudrait un luxe très grand de décors, des interprètes de premier ordre, […] l’Opéra a réussi, mon oncle l’avait désiré. Il faut s’en tenir là»… On joint une L.A.S. au même d’Ernest Depré (1897) et une L.S. d’André Gavoty (1941).
http://catalogue.gazette-drouot.com//html/d/fiche.jsp?id=8986729&np=2&lng=fr&npp=20&ordre=1&aff=1&r=

Vente Ader Nordmann, 16 mai 2018, Salle des ventes Favart, expert Thierry Bodin
http://www.ader-paris.fr/html/index.jsp?id=91644&lng=fr&npp=150
261. LAS, Croisset 13 décembre [1859], à Aglaé Sabatier, «la Présidente»; 2 pages in-8, sur papier bleu. Estimation: 2.000/ 2.500 euros.
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=10384
262. LAS, [Paris] Samedi 6h [7 avril 1860], à Aglaé Sabatier, «la Présidente»; 1 page in-8. Estimation: 1.500/ 2.000 euros.
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=10411
263. LAS, [Paris, 10 avril 1861], à Aglaé Sabatier, «la Présidente»; 1 page in-8, sur papier bleu. Estimation: 1.500/ 2.000 euros.
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=10483
264. LAS, Vichy jeudi 21 [août 1862], à l’imprimeur Jules Claye; 1 page in-8. Estimation: 800/ 1.000 euros.
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=10596
265. LAS, [Paris] Mardi soir [23 février 1864], à Aglaé Sabatier, «la Présidente»; 1 page in-8, sur papier bleu. Estimation: 2.000/ 2.500 euros.
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=10791
266. LAS, Samedi 13 [décembre 1879], à son ami Émile Bergerat; 1 page in-8 (traces de montage au verso). Incomplète dans la Pléiade, t.V, p.763. Estimation: 1.500/ 2.000 euros.
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=13451

(< François Lapèlerie)
Vente Sotheby’s, 24 mai 2018
http://www.sothebys.com/pdf/2018/PF1803/index.html
23. Madame Bovary, Michel Lévy, 1857. Un des rares exemplaires sur vélin fort avec envoi. Envoi «A mon ami Gaïffe Gve Flaubert». Avec une lettre à Édouard Gachot, 23 septembre 1879. Estimation: 30.000/ 50.000 euros. En ligne sur le site de la correspondance:
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=13389

(< Éric Walbecq)
Catalogue Autographes des siècles, XIII
http://www.autographes-des-siecles.com/catalogues/Catalogue-XIII.pdf
59. Flaubert à un ami, [23 janvier 1857]. 9.500 euros.
En ligne dans l’édition de la correspondance électronique:
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=13647

(< Jacques-Remi Dahan)
Flaubert à Alfred Baudry, 17 février ou 17 mars 1855. Lettre de demande de renseignements au sujet de la cathédrale de Rouen. 6.500 euros, lettre vendue.
Site Traces écrites, mars 2018
http://www.traces-ecrites.com/document/longue-lettre-de-flaubert-se-documentant-pour-lecriture-de-madame-bovary

19 avril 2018, vente Agutes
http://catalogue.gazette-drouot.com/html/g/fiche.jsp?id=8740473
Lot n°147. George Sand, L.A.S. à Gustave Flaubert. 8p. sur 2 bi-feuillets in-8 à son chiffre.
Superbe et longue lettre à Flaubert. Suit une longue discussion philosophique sur les principes de vie que prônent certains intellectuels et où Sand évoque sa propre formation intellectuelle.
«Alors je lisais Chateaubriand et Rousseau. Je passais de l’Évangile au Contrat social. Je lisais l’histoire de la Révolution faite par des dévots, l’histoire de France faite par des philosophes, et un beau jour j’accordai tout cela comme une lumière faite de deux lampes, et j’ai eu des principes; ne ris pas, des principes d’enfant très candide qui me sont restés à travers tout, à travers Lélia et l’époque romantique, à travers l’amour et le doute, les enthousiasmes et les désenchantements. Aimer, se sacrifier, ne se reprendre que quand le sacrifice est nuisible à ceux qui en sont l’objet et se sacrifier encore dans l’espoir de servir une cause vraie, l’amour. Je ne parle pas ici de la passion personnelle, mais de l’amour de la race, du sentiment étendu de l’amour de soi, de l’horreur du moi tout seul. Mais chez l’homme l’instinct est amour, qui se soustrait à l’amour se soustrait à la vérité, à la justice. J’ai traversé des révolutions et j’ai vu de près les principaux acteurs, j’ai vu le fond de leur âme, je devrais dire tout bonnement le fond de leur sac: pas de principes, aussi pas de véritable intelligence, pas de force, pas de durée. Rien que des moyens et un but personnel. Je crache de tout mon coeur sur celui qui prétend avoir mes principes et qui fait le contraire de ce qu’il dit. Je ne plains pas l’incendiaire, et l’assassin qui tombent sous le coup de la loi.
Je plains profondément la classe qu’une vie brutale, déchue, sans essor et sans aide réduit à produire de pareils monstres.
Je plains l’humanité, je la voudrais bonne, parce que je ne veux pas m’abstraire d’elle, parce qu’elle est moi, parce que le mal qu’elle se fait me frappe au coeur.» Sand voudrait aller à Paris pour retrouver Flaubert. Elle parle de sa petite-fille Aurore qui l’occupe beaucoup et termine sa lettre: «Je t’aime, c’est la conclusion à tous mes discours.» Estimation: 1.800 – 2.200 euros.
Flaubert, Correspondance, éd. Jean Bruneau, Gallimard, «Bibliothèque de la Pléiade», t.IV, p.400-401.
Ancienne collection du Colonel Daniel Sickles (VII, n°2900, 15 mars 1991). Ancienne Collection de Flers (18 novembre 2014).

20 avril 2018, vente Kâ-Mondo
http://www.kapandji-morhange.com/html/fiche.jsp?id=8761655&np=1&lng=fr&npp=150&ordre=&aff=1&r=
Lot n°79. Flaubert (Gustave). Lettre autographe signée, [adressée à Gustave Rouland (1806-1878), ministre de l’Instruction publique et des Cultes]. [Fin décembre 1856]. 2 pages in-8, sur papier vergé azur (qq. petites taches claires).
Importante lettre par laquelle Gustave Flaubert sollicite le soutien de Gustave Rouland, ministre de l’Instruction publique et des Cultes, et originaire de Normandie comme lui-même, à l’occasion du procès consécutif à la publication du roman Madame Bovary.
«Je prends la hardiesse d’avoir recours à vous, pour une affaire toute personnelle qui m’attaque dans mon honneur et dans ma liberté»: ainsi s’ouvre la requête, que Flaubert adresse à Gustave Rouland non pas en tant que ministre, «mais à vous, Monsieur, comme compatriote et comme lettré». En effet, proche de Baudelaire et d’Eugène Fromentin, Gustave Rouland fut toujours attentif à la bohème littéraire parisienne de son temps. En outre, normand d’origine comme l’était Flaubert, Rouland ne pouvait être insensible à un tel «compatriotisme»: prudent toutefois, il a annoté la missive: «M. Flaubert fils est un de mes compatriotes mais je ne le connais pas personnellement.»
Flaubert précise l’objet de l’accusation, «accusé d’avoir, par un roman publié dans la Revue de Paris, attenté aux bonnes moeurs et à la religion», et se défend d’avoir eu de telles intentions. Il sollicite donc «dix minutes d’audience pour vous expliquer ma position et tenter de vous intéresser en ma faveur». Le destinataire a fait répondre (annotation de sa main) le 5 janvier qu’il acceptait de recevoir le romancier, après avoir pris connaissance des faits.
Comme l’ont montré les historiens, la réactivité de Flaubert à l’annonce de ce procès fut des plus dynamiques et joua très certainement en sa faveur sur le verdict: «C’est Du Camp qui avertit son ami de l’ouverture d’une instruction judiciaire, à la fin du mois de décembre 1856. Les lettres qui suivent montrent comment Flaubert mobilise les relations politiques de sa famille rouennaise, pendant que son avocat, maître Senard, cherche des protections à la Cour impériale. Flaubert tente également d’obtenir des recommandations auprès d’écrivains et de critiques célèbres, Lamartine et Sainte-Beuve, qui ont apprécié son roman.» (Yvan Leclerc, «Le Procès de Madame Bovary», sur www.bovary.fr).
Provenance: Fonds issu de l’union de Louise Giroux, fille d’André Giroux, et Gustave Hippolyte Rouland, fils de Gustave Rouland (ministre de l’Instruction publique et des Cultes sous Napoléon III), puis par descendance. Lettre inédite. Estimation: 800/ 1.000 euros.

(< Éric Walbecq)
Librairie Le feu follet
https://www.edition-originale.com/fr/lettres-autographes-manuscrits/manuscrits-litteraires/flaubert-lettre-autographe-signee-de-gustave-1877-62711
Gustave Flaubert, lettre autographe signée adressée à Léon Cladel, 9 mai 1877, 13,5x20,5cm, 2 pages sur un feuillet remplié. 4.500 euros.
En ligne dans l’édition électronique:
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=12778

(< Élisabeth Brunet)
Dimanche 18 mars 2018, Saint-Valéry-en-Caux, Hôtel des ventes Roquigny
http://www.interencheres.com/fr/meubles-objets-art/vins-orfevrerie-autographes-photos-bijoux-arts-de-la-table-etc-ie_v109797.html
N°34. Sous cadre – Gustave FLAUBERT (1821-1880) - L.A.S., mercredi 12 [1869?], à Edmond Laporte; une page in-8°. Invitation. «Il me semble que nous avons une fameuse bavette à tailler. Je suis absolument seul. Présentez vous donc pour déjeuner, pr diner, voire pr coucher. – à votre guise.» Cachet «E.L.» d’Edmond Laporte, en pied. Lettre inédite. Estimation: 800/ 1000 euros.

N°48 - Gustave FLAUBERT (1821-1880) - L.A. non signée (manque de place) à Louise Colet, enveloppe conservée avec notes au verso de la main de Louise Colet, et cachet; dimanche matin, [15 novembre 1846]; 4 pages petit in-8° (13,5x 20,5) sur papier bordé de noir (le Dr Flaubert, père de Gustave, était mort en janvier et sa soeur Caroline en mars). Très belle lettre d’amour à Louise Colet rencontrée en juin de cette même année 1846:
«Ta lettre de ce matin me remue jusqu’aux entrailles. Essuie tes pauvres yeux, chasse ta fièvre. J’ai besoin de t’embrasser, de poser ma tête sur ton coeur. Oui je t’aime, je t’aime. L’entends-tu? Qui est-ce qui pourrait résister à un amour comme le tien, aussi dévoué, aussi profond, aussi involontaire? (…) Que je suis faible moi qui me croyais fort, voilà que je tremble en t’écrivant, le coeur me bat. Oh, avant 8 jours, vendredi, samedi au plus tard, je te reverrai, je compte les heures. (…) Nous aurons du temps, je m’arrangerai d’avance pour être bien libre. Je t’apporterai Novembre; je te le lirai à l’hôtel un soir, tout seuls. Un autre jour tu me liras ton drame. J’irai au spectacle si tu veux, je ferai ce que tu voudras.
Il fait froid. Mes gazons sont tout poudrés à blanc, les arbres des îles sont noirs, ma pensée frileuse s’en va toujours de ces lieux et vole vers toi pour s’y réchauffer dans ton souvenir. Je vois toujours ta tête animée se détachant sur le fond rouge des rideaux, je sens tes papillotes légères sur ma poitrine et toute la douceur de ta peau qui m’embrase le corps. (…) Il me semble que l’amour doit résister à tout, à l’absence, au malheur, à l’infidélité même, à l’oubli. C’est quelque chose d’intime qui est en nous, et au-dessus de nous tout à la fois. Quelque chose d’indépendant de l’extérieur et des accidents de la vie. – Nous aurons beau faire, nous serons toujours l’un à l’autre. Quand nous nous fâcherions, nous reviendrions toujours l’un vers l’autre, comme des fleuves qui rentrent dans leur lit naturel. On ne peut se soustraire à la fatalité de son coeur. Tu es à moi, je suis à toi. Qu’on en souffre ou qu’on en jouisse, il le faut. Cela est.
Adieu, adieu toi que j’aime. (…) Tu m’as dit que je t’avais appris des voluptés nouvelles. Tant mieux, je voudrais t’en donner encore d’autres. T’en accabler, t’en faire mourir. Adieu, adieu.
Le presse-papier que je t’ai donné a longtemps servi à ma soeur. Elle l’avait gagné à une loterie d’un couvent d’orphelines dont ma mère était dame patronnesse. Elle me l’avait donné il y a 6 ou 7 ans.
(Flaubert, Correspondance. Pléiade, I, p.405-407, notes p.1019). Estimation: 5 000/ 6 000 euros.
N° 37 – Sous cadre – George SAND (1804-1876) - L.A.S., 23 février 1864, mardi soir; une page in-12. Adressée: «Chers enfants,» et donnant 2 places pour la seconde [souligné] représentation: «Vous me serez bien plus utiles à la seconde. C’est le jour où les ennemis sont plus hargneux.» Estimation: 400/ 600 euros.

(< Éric Walbecq)
Vente Ader, 7 décembre 2017, expert Thierry Bodin
Lot 110. Flaubert à Henriette Collier, L.A.S., Croisset, Mardi gras [24 février 1852]; 4 pages in-8. Estimation: 2.000/ 2.500 euros.
http://www.ader-paris.fr/html/fiche.jsp?id=8244917&np=1&lng=fr&npp=150&ordre=&aff=1&r=
Belle lettre, pleine de mélancolie. C’est en 1842 que le jeune Flaubert, alors étudiant en droit, a fait la connaissance à Trouville de la famille Collier, dont les deux filles, Gertrude et Henriette, le séduisent particulièrement; il les reverra souvent à Paris, dans leur maison du Rond-Point des Champs-Élysées, et songea même un moment à épouser une de ces deux jeunes filles.
En ligne dans la correspondance électronique:
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=9908  

Lot 111. Flaubert à Léon Cladel, L.A.S., [Paris] mercredi [9 mai 1877]; 2 pages in-8, enveloppe (quelques petites taches d’eau, fentes aux plis réparées, petites marques de ruban adhésif). Estimation: 1.000/ 1.200 euros.
http://www.ader-paris.fr/html/fiche.jsp?id=8244918&np=1&lng=fr&npp=150&ordre=&aff=1&r=
Lecture avant publication de Celui de la Croix-aux-Boeufs de Cladel (le 30 avril, Flaubert avait accepté de lire le manuscrit; le livre paraîtra chez Charpentier).
En ligne dans la correspondance électronique:
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=12778  

(< Éric Walbecq)
Vente Geoffroy-Bequet, 7 décembre 2017, Abbaye aux Dames, Saintes
Collection Jean-Louis Debauve.
Lot 205. Flaubert, L.A.S. [à M. Hubert?]. 1p. in-8. Mardi 15 [février 1870]. Cachet de la collection Debauve.
http://www.interencheres.com/fr/meubles-objets-art/vente-ie_v106568.html/1/num/null/205
Flaubert demande à ce que M. Boulet vienne le voir chez lui car il lui est impossible de sortir. Avec un portrait gravé sur bois signé RHM. Estimation: 400/ 600 euros.
En ligne dans la correspondance électronique:
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=11526&mot=&action=M

Lot 206. [Flaubert (Gustave)]. 12 lettres adressées à Gustave Flaubert. 1874-1876 et sans date. Cachet de la collection Debauve.
http://www.interencheres.com/fr/meubles-objets-art/vente-ie_v106568.html/1/num/null/206
Victor Advielle (sur La Tentation de saint Antoine, «Je suis en France la personne qui s’est le plus occupé de l’histoire de l’ordre hospitalier de St-Antoine…»), Claude Girard (3, lui demandant des lettres de George Sand), Raymond Lebel (artiste dramatique lui demandant une aide financière), Pohl (ancien régisseur des théâtres, lui demandant une aide, «la misère a amené la faim»), Gerleaux (artiste dramatique rouennais, «j’en suis arrivé à avoir faim trois jours sur quatre…»), 2 poèmes dédiés à Gustave Flaubert par Louise Boyer et Jules Caylus, et une longue lettre anonyme de 12 pages. «Tandis que les partisans de Victor Hugo célèbrent en choeur la plus belle oeuvre des temps modernes, à Bruxelles dans un banquet triomphal, la loterie Lamartine à cinq sous le billet, se continue. Elle a beaucoup de succès parmi les domestiques. Triste, lamentable spectacle! […]». Ainsi qu’une longue et curieuse lettre d’un certain J. Schwab lui soumettant son projet d’écriture d’un pendant de Madame Bovary. «Vous avez certainement dû songer à écrire la contrepartie de Madame Bovary? L’histoire d’un jeune homme, Monsieur*** serait, je crois, intéressante à faire […]. J’ai bien songé à M. Alex. Dumas, mais, outre que je ne voudrais pas me livrer à une étude critique du talent de l’auteur du Demi-monde, je crois que M. Dumas en est encore à chercher sa voie et qu’il ne comprendrait pas mon travail projeté […]». Sont joints: 1 L.A.S. de Louise Colet, 1 L.A.S. de Louis Bouilhet, 1 M.A.S. de Paul-Armand Hirsch sur Flaubert, 1 L.A.S. de Caroline Franklin-Grout et divers autres documents. Estimation: 400/ 600 euros.

(< Stéphanie Dord-Crouslé)
Vente Alde, 13 décembre 2017, Hôtel Ambassador, Paris, expert Thierry Bodin
Lot 90. Flaubert à Jules Lemaître, L.A.S., mardi 21 [octobre 1879]; 1 page in-8 très remplie. Estimation: 1.500/ 2.000 euros.
http://www.alde.fr/lot/5394310
Belle lettre inédite sur ses oeuvres, à la suite des deux études de Jules Lemaître dans la Revue politique et littéraire: «Les Romans de moeurs contemporaines« et «Les Romans de moeurs antiques« (11 et 18 octobre 1879).
Dorénavant n ligne dans la correspondance électronique:
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=14133

Lot 91. Flaubert à Jules Lemaître, L.A.S., vendredi soir [6 février 1880]; 1 page in-8 (petites taches). Estimation: 600/ 800 euros.
http://www.alde.fr/lot/5394311
Lettre inédite invitant à Croisset son «cher confrère» [Jules Lemaître viendra à Croisset le mercredi 11 février 1880].
Désormais en ligne dans la correspondance électronique:
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=14132   

Vente Aristophil, Aguttes, 20 décembre 2017, expert Thierry Bodin
Lot 42, Flaubert à Ernest Feydeau, L.A.S., [Croisset] Dimanche [21 août 1859]; 6 pages in-8 sur papier bleu. Estimation: 4.000/ 6.000 euros.
http://www.collections-aristophil.com/html/fiche.jsp?id=8262765&np=3&lng=fr&npp=20&ordre=&aff=1&r=
Belle et longue lettre pendant l’écriture de Salammbô, avec une autobiographie fantaisiste.
En ligne dans la correspondance électronique:
http://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=10363&mot=&action=M

(< Marlo Johnston)
Les Autographes des siècles
http://www.autographes-des-siecles.com/produit/gustave-flaubert-proces-de-madame-bovary-1857/
Flaubert, Lettre autographe signée à un ami.
Une page in-8° sur papier bleu. [Paris,] vendredi matin [23 janvier 1857]. Lettre inédite.
«Ils me condamneront je n’en doute pas.»
Lettre de Flaubert annonçant sa comparution en police correctionnelle pour son premier ouvrage, Madame Bovary.
«Mon cher ami, J’ai à vous annoncer que je passe demain à 10 h. du matin en police correctionnelle, 6e chambre. Je n’espère rien – pas même la remise des débats car Me Senart ne peut plaider pour moi demain. On passera peut-être par là dessus? puisqu’on m’a poursuivi à travers tout et malgré tous. Je voulais vous offrir un volume. Ces MM. du parquet m’en empêchent – ils me condamneront je n’en doute pas. Voilà une manière de protéger la littérature – violente!»

(< Éric Walbecq)
Vente Sotheby’s France, 30 octobre 2017
Lot 54. Flaubert, lettre à Louise Colet, [octobre 1847]. Estimation: 5.000/ 7.000 euros.
http://www.sothebys.com/pdf/2017/PF1713/index.html
[Corr, éd. Jean Bruneau, Bibl. de la Pléiade, t.I, p.474.]

(< Éric Walbecq)
Catalogue Arts et Autographes, n°81, 2017
http://autographe.com/pdf/autographes-manuscrits-81.pdf
29738 Gustave Flaubert. Lettre autographe signée, adressée à Émile Laporte. «Jeudi soir, minuit» [1878]; 1 page in-8°. Lettre qu’il signe «Aulus», personnage d’Hérodias. Cachet de la collection Émile Laporte. «Mon Vieux Solide, ma nièce vous invite à dîner pour dimanche prochain. Nous serons seuls (Commanville sera ce jour là à Dieppe) […]. Je suis revenu de Paris, tantôt à 4 heures. Mme Pelouze [propriétaire du château de Chenonceau] va s’occuper de trouver des souscriptions sur les bords de la Loire. […] Comment vous en retournerez-vous? S’il vous gênait de venir dîner, venez déjeuner, mais par ces chaleurs, dîner est plus agréable. Je re-suis dans B[ouvard] & P[écuchet].» 3 000 euros.

29739 [Gustave Flaubert] Réunion de 9 lettres autographes signées d’écrivains et adressées à Gustave Flaubert de 1859 à 1879; montées sur papier vergé en un volume petit in-4, reliure janséniste maroquin vert, dos à nerfs (un peu passé), filets intérieurs dorés (Yseux de Thierry-Simier). ‒ SAINTE-BEUVE Charles-Augustin. «Vous revenez donc, et avec le titre de Punique j’espère; Carthage est prise et rendue, n’est-ce pas» (15 février 1862; à propos de Salammbô). ‒ BAUDRY Frédéric. Il donne maints renseignements sur les «Donatistes» sous l’empereur Constantin. Documentation pour La Tentation de saint Antoine (2 pages in-8, sans date). ‒ MICHELET Jules. «Vous nous avez promis, n’est-ce-pas, de venir dîner jeudi 25.» Il le confirme et demande réponse (17 février 1863). ‒ DU CAMP Maxime. «Dans le cas où tu pourrais l’utiliser encore dans ton roman [L’Éducation sentimentale] je t’envoie le mot de passe dont se servaient les Bonapartistes insurgés pendant les journées de février 1848: Arrosez le peuplier» (19 mai 1869). ‒ BOUILHET Louis. ll a terminé sa pièce [L’Honneur d’une femme, titre provisoire de Dolorès] et va venir la lire à Tisserant et à Laroumat (adresse au verso avec timbre et cachets; 10 décembre 1872). ‒ GONCOURT Edmond de. Il donne rendez-vous chez la princesse Mathilde lundi (septembre 1879). ‒ DUMAS fils Alexandre. Il retrouvera Flaubert à Bruxelles (sans date). ‒ ABOUT Edmond. Il souhaite dîner avec Flaubert avant son départ pour l’Alsace (sans date). ‒ BANVILLE Théodore de. Il a la goutte et déménage. Les deux maisons sont «pleines de charretées de livres» (2 janvier 1875). Relié en tête le beau portrait de Flaubert finement gravé sur cuivre d’après le dessin de Caroline Commanville, sa nièce. (Provenance: bibliothèque du colonel Daniel Sickles, cat., XV, 1993, n° 6353.) 3 000 euros.

Librairie de l’Abbaye, catalogue n°362 [2017]
46. Gustave Flaubert, lettre à «Mon cher ami» [Émile Augier ou Paul de Saint-Victor?], s.l.n.d., lettre inédite.
«…Voulez-vous que nous allions ensemble chez Me de Grigneuseville, samedi prochain à 8h.1/2 du soir. J'irai vous chercher au théâtre. Si vous ne pouviez samedi, ce serait pour dimanche. Mais je préfère samedi. Et si vous me promettez serez-vous exact?» 4.400 euros.
https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/sc-files.pjms.fr/p/pjms/578/000/094/712/CATALOGUE%20362_3.pdf

Catalogue Les Autographes, Thierry Bodin, n°146, septembre 2017
113. Flaubert, lettre à Ernest Chevalier, [20 juillet 1842], 10.000 euros.
[Corr., édition Jean Bruneau, Bibliothèque de la Pléiade, t.I, p.116-117, incomplète, et datée [22 juillet 1842.]

(< Stéphanie Dord-Crouslé, Jacques-Remi Dahan)
14 Juin 2017, Artcurial, 75008 Paris
Lot 29. Gustave Flaubert, lettre autographe signée à Philippe Leparfait, Paris, 19 août 1869. 1p. sur un double feuillet in-12.
Philippe Leparfait est le fils naturel de Philippe de Chennevières et de Léonie Leparfait, compagne de Louis Bouilhet, qui éleva cet enfant comme son propre fils.
« Les feuilletons qui contiennent Le Coeur à droite sont dans une vieille couverture de livre, rouge. C’est Delattre lui-même qui vient de me donner ce renseignement. Tâche de retrouver cela & de me l’expédier promptement. Delattre fera cet hiver une conférence sur B. ‒ Bonne préparation au succès d’Aïssé. Mais il a d’autres idées que j’approuve moins. […] Adieu mon cher enfant, je t’embrasse. »
Louis Bouilhet était mort quelques semaines plus tôt. C’est Gustave Flaubert qui fit représenter pour la première fois Mademoiselle Aïssé, le drame de son grand ami, en janvier 1872. Quelques rousseurs. Traces de ruban adhésif au verso du double feuillet. Estimation: 1.800/ 2.000 euros.
[Correspondance, éd. Jean Bruneau, Bibliothèque de la Pléiade, t.IV, 1997, p.92.]

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