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Bouvard et Pécuchet : adaptations théâtrales

Armando Llamas, Gustave n'est pas moderne.
Adaptation de Bouvard et Pécuchet.
La pièce a été écrite, mise en espace et créée à «Théâtre Ouvert».
1990. Mise en voix par Jorge Lavelli et Dominique Poulange.
1991. Publication en tapuscrit.
1992. Dans le cadre de la manifestation «Théâtre Écriture Lecture» (à Beaubourg), pièce présentée par Georges-Arthur Goldschmidt, lue par Paula de Oliveira.
1994. Représentation dans une mise en scène de Philippe Adrien au Théâtre de la Colline, avec Jacques Gamblin.

Article et photos du spectacle, par Philippe Adrien :
http://www.arrt.fr/spectacles/presentation.php?ref=gustavenestpasmoderne&lang=fr

Texte publié sous le titre Gustave n'est pas moderne, suivi de : Tahâfot Al-Tahâfot, Actes-Sud, coll. « Papiers », 1994.

Page sur l'auteur :
http://www.theatre-contemporain.net/theatre-ouvert/lundis/06_10_2003/al_et_to.htm


Extrait d’une lettre adressée à Micheline Attoun, L’Oratoire, 7 septembre 1989

« My Darling Clementine,
[…] J’ai écrit 10 scènes (je crois qu’il y en aura 13 ou 14) de ma « pièce de commande » - celle que tu es convaincue de trouver très ennuyeuse. Tu vois que j’ai vraiment beaucoup travaillé. Et j’écris cette pièce (titre provisoire : « Boubou et Pécu » ( ou « Boubou et Pécu sont de retour »))* en tenant compte de tes conseils : trois comédiens (Bouvard, Pécuchet et Gustave) ; un seul décor ; facile à comprendre (je pense au public) ; actualité, humour, sentiments, un peu de cul mais juste ce qu’il faut : bref, un succès ! (Je rigole). […]
Non, sans char, je suis très excité avec Bouvard et Pécuchet new wave ; le « catalogue encyclopédique » de Flaubert n’est pas tellement dans les sujets traités (ce qui serait impossible au théâtre), mais dans les différents types d’écriture, de situations, de gimmicks, etc., théâtraux. L’histoire de Bouvard et Pécuchet est racontée par le biais d’un grand nombre (catalogue) de dramaturgies : vaudeville, sprechgesang, récitatif, vers, monologue, etc. Et d’un grand nombre d’« émotions » théâtrales : silences, accélération, vide, plein, comique télévisuel, discours philosophique, etc.
Ils sont tout de même (mes personnages) fidèles à Flaubert (ils traitent beaucoup de sujets) mais là il n’y a pas de catalogue ; ils parlent des meurtres d’enfant, de physique, de géométrie non-euclidienne, de vidéo, du vieillissement du corps, d’amour, de cuisine, de la bourgeoisie, etc., mais il n’y a aucune volonté d’exhaustivité, les « sujets traités » n’ont pas été choisis, ils sont venus tout seuls dans le cours de l’écriture. […] »

*la pièce définitive s’appellera Gustave n’est pas moderne

Bourg, le 12 avril 1990
« Mes chers parrains*,
[…] Dès que j’aurai fini la traduction de De Profundis pour Jorge** (d’ici la fin du mois), je ferai la nouvelle version de Tahâfot, puis Bouvard et Pécuchet contre King-Kong (ça n’a plus rien à voir avec la commande, c’est pour le plaisir et pour l’envie), qui sera la suite logique et pas une nouvelle version, de Gustave n’est pas moderne ; la pièce reprend là où la première s’achève : Bouvard et Pécuchet partent aux U.S.A., prêts à lutter contre la culture populaire américaine, c’est-à-dire King-Kong. Clowns dérisoires, mais attachants. »

* Lucien et Micheline Attoun, animateurs du Théâtre Ouvert.
** Jorge Lavelli.



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