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Madame Bovary, occurrences non romanesques, antonomases...

1913. Blaise Cendras, Du Monde entier, « Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France », v. 141-144

« Mon berceau
Il était toujours près du piano quand ma mère comme Madame Bovary jouait les sonates de Beethoven
J'ai passé mon enfance dans les jardins suspendus de Babylone.
Et l'école buissonnière, dans les gares devant les trains en partance. »
    

1976. Annonce du NOUVEL-OBSERVATEUR, 16 février 1976
 

1981. MATIN-MAGAZINE, supplément au Matin de Paris, avril 1976


  
« L'assassinat d'une Bovary napolitaine fait trembler la Naples des millionnaires. »

1986. LE MATIN, mardi 28 janvier 1986

À propos du livre de Laure Adler, L'Amour à l'arsenic, histoire de Marie Lafarge, Denoël. Article de Line Karoubi.
           
« BOVARY EN LIMOUSIN
Marie Lafarge n‘était-elle qu'une « dégénérée hystérique » qui empoisonna son mari en 1841? Laure Adler, dans
L'Amour à l'arsenic, nous fait découvrir chez cette femme une bien singulière destinée et une étrange ressemblance avec un personnage ayant existé: Emma Bovary .
   
« Madame Bovary, c'est moi »
lança Flaubert à ses juges pendant son fameux procès. Marie Lafarge aurait pu reprendre la devise à son compte au cours du sien si, seize ans plus tôt, le « bovarysme » avait eu un nom. C'est ce qui frappe d'emblée à la lecture de cet Amour à l'arsenic où Laure Adler, sur son terrain d'élection — l'histoire du couple et de la femme —, nous conte celle d'une bien singulière héroïne.
Entre Emma et Marie Fortunée Cappelle les points communs sont troublants, le destin romanesque de l'une apparaît comme une mauvaise répétition de celui de l'autre. Enfance champêtre à l'abri du besoin, très tôt orphelines de mère, lectrices fiévreuses à l'adolescence des grands romantiques, rêve d'une existence brillante au côté d'un mari dont le simple regard vous ferait chavirer corps et âme. On connaît la suite.
Tout comme Charles Bovary, le maître de forge, Charles Lafarge n'avait rien d'un conteur de bluettes et si lui aussi, poussé par sa femme, tenta de devenir célèbre, ce n'est pas en opérant le pied bot d'un villageois mais en obtenant un brevet pour une intervention. Le parallèle serait incomplet si l'on omettait l'essentiel: l'arsenic utilisé par Emma pour s'empoisonner servit hélas à Marie pour se débarrasser d'un époux trop encombrant. C'est du moins la conclusion des jurés qui la condamnèrent en 1841 à la prison à perpétuité.
Laure Adler s'est penchée sur ses Mémoires, ses lettres et ses carnets de prison... »
                      


  

1991. PARIS-NORMANDIE, mardi 12 mars 1991

« Et voilà que le calvados fait du cinéma. Avec Emma Bovary. L'histoire mérite d'être contée... Premier élément : Marin Karmitz, producteur de cinéma de renom, possède une maison en Normandie, en plein pays d'Auge. Grand amateur de cidre et de calvados, il souhaite constituer un verger sur ses terres et pour cela, il prend conseil auprès de Phiippe Maurice, un expert forestier. Second élément : Marin Karmitz assure la production du nouveau film de Claude Chabrol, Madame Bovary,... et Philippe Maurice met Marin Karmitz en contact avec le bureau national des calvados. Troisième élément: c'est la collaboration. Le calvados apparaît dans le film en bouteille du XlXe siècle et le calvados soutient aussi la promotion du film avec une cuvée spéciale, quinze ans d'âge, habillée d'une étiquette « Madame Bovary ». Dernier détail : le film de Claude Chabrol, Madame Bovary, avec Isabelle Huppert en Emma, sort le 3 avril. »
         


 

2002. Caroline Eliacheff, Nathalie Heinich, Mères-filles, une relation à trois, Albin Michel, 2002

À partir de cas empruntés à la fiction (romans et films), Caroline Eliacheff et Nathalie Heinich reconstituent l'éventail de toutes les relations possibles, montrant comment s'opèrent la transmission des rôles et la construction des identités, de génération en génération.
Le chapitre 7 (Mères-amantes) de la 2epartie (Plus femmes que mères) analyse les relations Emma-Berthe et se termine sur deux questions : « Peut-on aimer une fille quand on ne s'aime pas comme femme et qu'on n'aime pas l'homme avec qui l'enfant a été conçue ? Peut-on être aimée comme femme quand on demande à cet amour de combler un gouffre insondable ? »



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