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Madame Bovary, réécritures et expansions
(par ordre chronologique inverse)

 

2013. Gustave Flaubert et Lucie Clarence, Emma B. libertine,
MA Éditions

 

2013. Georges Lewi, Bovary21, François Bourin

 

2011. Linda Urbach, Madame Bovary's Daughter,
New York, Bantma Books Trade Paperbacks

 

2009. Alain Ferry, Mémoire d'un fou d'Emma, Seuil, coll. « Fiction & Cie »
Articles sur ce roman

Présentation de l'éditeur:
« Un livre sur l'amour mais aussi sur la passion de la littérature et l'attrait de la fiction.
Avec sa femme Éva, le narrateur de ce roman d'amour fou croyait faire un couple indissoluble. Un jour elle le quitte. Il sait seulement qu'elle s'est jointe à un capitaine de marine. Au lieu de noyer son chagrin dans l'alcool, il trouve un consolant paradis artificiel dans la relecture de Madame Bovary.
Relisant le chef-d'œuvre de Flaubert, dont il consulte simultanément les prodigieux avant-textes, cet homme revoit le film de son histoire avec Éva. Composée de souvenirs ardents, de fantasmes, de références et de regrets, poinçonnée aussi par l'aveu d'un parti pris qui pourrait avoir causé le départ d'Éva, sa remémoration se nourrit et s'enivre d'une célébration enflammée de la «petite femme» de Flaubert. Avocat commis d'office, il est comme épris de sa cliente, dont il blasonne le corps tout entier et ausculte l'âme énigmatique.
Ce Mémoire d'un fou d'Emma confirme l'idée — chère à Thomas Mann — que souvent la vie des hommes, simples ou illustres, est régie par l'imitation et «s'exprime en citations». Mais il est essentiellement un acte d'amitié pour les bons livres, pour le cinéma, et pour l'idée que l'amour, s'il s'inscrit en lettres de noblesse, ne s'oblitère pas, même quand sa page est tournée. »

     

 

2008. Claro, Madman Bovary, Gallimard, coll. Verticales

Résumé:
«C'est l'histoire d'un fou d'amour qui défait le monde comme d'autres le font : furieusement. À l'insu de Flaubert, certes, mais du fond de son gueuloir.
Encore sous le choc de sa rupture avec une certaine Estée, le narrateur s'abandonne corps et âme à la lecture. Il jette son dévolu sur Madame Bovary, un roman qui lui est familier. Une nouvelle fois, le voilà dedans. Il s'y enferme, s'y promène, s'y démène, avant d'en bouleverser le déroulement naturel. Démiurge dépourvu de scrupules, il endosse diverses identités parasites: puce, voyeur, pique-assiette, rôdeur et passager clandestin de la nef flaubertienne en déroute. Sa mise à mal du texte le conduira aux limites de la négation de soi. Pas très loin du Nirvana?
Avec Madman Bovary, la langue de Claro, maintenue sous tension par la démesure de ce défi littéraire, n'a jamais autant joui de sa propre liberté, entre cut-up musical et sabordage érotique.»

Article publié dans La Croix du 21 février, communiqué par Joëlle Robert:
«Si, pour certains, la littérature est un virus, elle sera pour le narrateur de Madman Bovary un antidote. Désespéré par sa rupture avec Estée - dont le nom évoque un cousinage avec l'Astrée, autre objet littéraire amoureux à tiroir -, il cherche l'oubli en plongeant dans la lecture de Flaubert. Au sens propre : il se laisse aspirer, entrant bientôt physiquement dans le texte pour en modifier l'intrigue et la structure, devenant le double de l'auteur. Un mouvement pas si étranger au travail du traducteur qui se réapproprie un texte avant de le recréer. Le narrateur discute avec Gustave en Orient, écartèle la langue et l'histoire littéraire. Volontiers érotique, voire cru, ce roman iconoclaste et échevelé prend humeurs et corps pour matière première, au même titre que les mots qu'il malmène. Mais Flaubert lui-même ne fit-il pas scandale autant qu'on l'accusât de dévoyer la langue?»

     

 

2007. Philippe Doumenc, Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary, Actes Sud
http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742768202

Présentation de l'éditeur:
Elle s'appelle Emma Bovary et son histoire est célèbre. Amoureuse de l'amour, elle a vécu d'illusions, trompé son mari et ruiné son ménage. Dans un geste de désespoir, elle se tue en absorbant une forte dose d'arsenic - c'est du moins ce que prétendra Flaubert. Or c'est un fait reconnu que l'arsenic, en une seule prise, n'est presque jamais mortel...
Voici ce qui s'est réellement passé: au chevet de la jeune femme, deux médecins ont été appelés. L'un, le docteur Canivet, relève des traces discrètes de contusions; l'autre, le professeur Larivière, pourra témoigner des derniers mots chuchotés par Emma: «Assassinée, pas suicidée.» Deux policiers de Rouen sont dépêchés à Yonville afin d'élucider l'affaire. Et les voilà bientôt nantis de plusieurs suspects possibles: un mari cocufié, un prêteur sur gages, deux femmes de caractère, un cynique libertin, un pharmacien concupiscent...
Dans le décor médiocre et petit-bourgeois où Emma suffoquait d'ennui, Philippe Doumenc orchestre une contre-enquête brillante et talentueuse - un vrai et noir roman qui nous révèle enfin ce que Flaubert lui-même feignait d'ignorer.

     

 

2006. Antoine Billot, Monsieur Bovary, Gallimard, coll. «L'un et L'autre»

Chacun connaît Emma Bovary, mais qu'en est-il de son mari, ce Charles Bovary que Flaubert semble se complaire à ridiculiser? «Monsieur Bovary» était-il vraiment ce cocu pitoyable, ce praticien incompétent?
«Une dizaine de cahiers manuscrits en mauvais état mais cependant lisibles furent découverts au début de ce siècle dans le grenier d'une maison des alentours de Ry. Ces dix cahiers à couverture brune ne portaient aucune indication précise quant à l'identité de celui qui les avait écrits; en guise de signature on ne trouvait guère qu'une lettre majuscule, un "B" énigmatique, dont la silhouette rebondie se répétait invariablement en haut et à droite de chaque page.
Pourquoi "B" ne serait-il pas l'un des acolytes silencieux du narrateur de Madame Bovary, l'un de ceux qui, à sept reprises seulement et toutes dans le premier chapitre - quand le héros principal s'appelle Charles Bovary puisque Emma Rouault n'existe pas encore -, fait entendre sa voix diluée dans le "nous" d'un sujet pluriel?»
Antoine Billot.

     

 

2006. Bernard Marcoux, L'arrière-petite fille de Madame Bovary , Montréal, Editions Hurtubise HMH Itée Bernard Marcoux, L'arrière-petite fille de Madame Bovary, Montréal, Editions Hurtubise HMH Itée

«Tel une certaine Madame Bovary d'un autre siècle, Béatrice, une femme mariée, fin trentaine, dont le mari est à l'étranger, prend pour amant un homme de 12 ans plus jeune qu'elle. Malgré une première grossesse inattendue, les amants choisissent de laisser place à l'amour durant les quelques mois qui précèdent le retour du mari et la naissance de l'enfant.
Voici un roman qui célèbre l'amour, l'art et la beauté, dans une langue particulièrement soignée. Non univoque, il n'est pas seulement triste, comme beaucoup de romans à la mode, ou alors seulement comique. Il ne se cantonne pas dans un genre, il mêle drôlerie et tristesse, moments comiques et moments touchants, se rapprochant davantage de la réalité du quotidien.» (4e de couverture.)

2004. Paul Bouissac, Strip-tease de Madame Bovary, roman, Les Editions L'Interligne, Ottawa, Canada,
livres@interligne.ca
Compte rendu de Jeanne Bem

Ce titre, Strip-tease de Madame Bovary, à première vue, semble avoir à peu près autant de rapport avec le contenu du livre que La Cantatrice chauve. Recyclant les vagabondages érudits à l'ancienne dans les codes d'une esthétique résolument postmoderne, Paul Bouissac nous offre un roman écrit à la première personne, auquel il donne de surcroît la forme désuète du roman épistolaire. Un anonyme voyageur-narrateur adresse vingt-six lettres (mais la quinzième manque) à une anonyme destinataire qu'il appelle simplement : « chère ». Il l'entretient pêle-mêle d'amis communs, d'une certaine Alice à qui font cortège d'autres improbables personnages nommés l'architecte, ou Algane, ou Lady Pamela, la Contessa, ou encore Lendurci. Les nouvelles qu'il en donne, elles-mêmes impitoyablement soumises à la parataxe, sont entrecoupées de digressions et d'aphorismes à l'image de ceux des moralistes d'antan. « C'est quand il commence à neiger qu'on se souvient de ses amis. » (lettre dix-septième) Ces personnages de papier ont des aventures, qui sont des phrases. Dans les phrases, des échos parodiques de Flaubert résonnent parfois (à côté d'autres échos, provenant d'un intertexte multiple, car la culture du romancier n'a pas de bornes). « Il y avait sur la hauteur entre la corne ouest du parc et ce qui devait être les murs aveugles d'un ancien couvent, une auberge à l'enseigne de La Boule qui jouit, ancienne Poule, disait-on, euphémisée d'abord en Belle au siècle dernier. La pente du toit gris matou témoignait de ses origines au point que la façade en vrai contre-réforme de l'église proche faisait plaqué, parvenu, près de l'auvent serein, l'alcôve initiale qu'à distance une buée de fusains voilait. » (lettre première) Strip-tease de Madame Bovary est une lecture redoutable pour ceux qui, fidèles à Flaubert, à défaut de croire au réel, essaient encore de croire à la littérature. « On me conseille le fenouil, les bulbes de glaïeul frits, la sarriette et la sauge, l'essence de coriandre, dont on dit que la reine Victoria faisait grand usage. La litanie des alphabets ne peut conduire qu'à l'évanouissement. Avez-vous jamais essayé d'attraper une phrase par le petit bout et de tirer ? On n'obtient pas un fil homogène et régulier qui se déviderait, mais des nœuds, des enchevêtrements, qui forment, posés à plat, un idéogramme » (lettre vingt-quatrième). Dans un sens, ce livre est bien une mise à nu de nos dernières illusions.
  
Site personnel de l'auteur : 
http://www.semioticon.com/Bouissac/Home.htm
   

2001. Claude-Henri Buffart, La Fille d'Emma, Grasset Claude-Henri Buffart, La Fille d'Emma, Grasset

On n'avait pas de nouvelles de Berthe Bovary, depuis la mort de son père. A cette époque, Flaubert l'avait expédiée en trois lignes à la fin de son roman et, peu après, sa tante l'envoyait, "pour gagner sa vie, dans une filature de coton".
Voici retrouvée la petite orpheline vingt ans après, qui pousse la porte de la pharmacie de Monsieur Homais. Elle a trente ans, elle est habillée comme une dame. Elle n'était jamais revenue à Yonville.
La voici sur les traces de son enfance. Elle va apprendre la vérité sur la mort de sa mère, la fameuse Madame Bovary, qui jamais ne prit de l'arsenic pour du sucre en poudre. Après avoir raconté, dans l'arrière-boutique des Homais, comment tourna court son merveilleux mariage, comment s'éventra son gros lot (celui que sa mère avait espéré pour elle-même lors de ses longs rêves frustrés), la revenante part à la rencontre de ses paysages enfouis et de quelques fantômes.
Née de cette mère et dans ce Yonville-là, Berthe peut-elle espérer devenir une femme heureuse ?

Claude-Henri Buffard écrit pour le théâtre, le cinéma et la danse. La Fille d'Emma est son premier roman.

 

2001. Lionel Acher, Cette diablesse de Madame Bovary
www.planet4u.com
Lionel Acher, Cette diablesse de Madame Bovary
www.planet4u.com

Imaginons un instant que le Diable prenne un malin plaisir à ressusciter Madame Bovary afin qu'elle règle ses comptes avec tous ces hommes qui furent causes de ses malheurs … Imaginons qu'Emma, alias Fausta de la Vaubyessard, se venge de Flaubert lui-même et qu'au cours de la même année (1857) elle se fasse complice de Satan qu'agace l'orgueil de Baudelaire… Tous les amoureux de Madame Bovary retrouveront dans ce roman aux allures décontractées mais fondé sur une documentation d'une extrême rigueur, leur héroïne toujours aussi passionnée … mais, cette fois, c'est elle qui mène le bal !

     

1996. Proulx Monique, « Madame Bovary », Les Aurores Montréales, éditions Boréales
Compte rendu de Florence Davaille

Une nouvelle de Monique Proulx, dans les Aurores Montréales, reprend le personnage bien connu d'Emma Bovary pour en faire « une petite madame de banlieue, une électroménagère pathétique cherchant son âme entre l'astrologie et la pâtisserie ». Ou plutôt c'est la description injurieuse que fait d'elle le journaliste qui a provoqué la rencontre pour écrire ses « chroniques du monde ordinaire ». « Elle », jeune femme de trente-quatre ans qui s'étiole dans une vie bourgeoise, bien ordonnée à l'ombre de la croix du Mont-Royal, à Montréal, a précisément les audaces des gens ordinaires. Ceux qui remettraient bien tout en question, notamment un mari, « brave type aimant davantage [sa femme] que toute sorte de complication », pour sentir encore une fois leur désir. Ceux qui sont capables de révéler un « autre » qu'eux-mêmes, habile aux mensonges « fluides, aériens, dépourvus de douleur » : « elle » ne deviendra pas, néanmoins, ici, la pire des tueuses en série, mais se contentera de s'inventer, pour plaire, un chat improbable du nom de « Paris-Brest ». Et dans cette nouvelle québécoise, c'est finalement le mépris de celui qui regarde de l'extérieur, sans comprendre, que l'on fustige, selon une tradition de cette littérature qui dénonce volontiers l'aveuglement de l'intellectuel. Car lui ne voit pas que c'est elle, cette « Madame Bovary beaucoup plus saumâtre que celle de Flaubert », qui détient le secret tragique de la vie, celui que les écrivains aiment dire : « les livres étaient menteurs », elle ne pouvait pas se suicider comme Emma, « dans la vie réelle, quoi qu'il arrive, il fallait vivre ».
   

1992. Jacques Cellard, Emma, Oh ! Emma ! Balland             

Emma, oh! Emma! n'est ni un remake, ni même un pastiche de Madame Bovary mais un roman à part entière, très rose et très noir. C'est une tout autre version de ce classique que vous lirez ici.
Dans ce livre iconoclaste, Jacques Cellard donne la pleine mesure de ses talents d'auteur romanesque : une intrigue sans faille, un mouvement dramatique, une psychologie pénétrante et surtout une maîtrise de l'écriture que Flaubert, peut-être...

Jacques Cellard, linguiste, est l'auteur, entre autres, de : Le dictionnaire du français non conventionnel, Ah! ça ira, ça ira..., Du bon usage du subjonctif, Les petites marchandes de plaisir.

  

1991. Laura Grimaldi, Monsieur Bovary, Ed. Métailié (trad. 1995)

Relégué dans l'ombre, devenu symbole de médiocrité, Charles Bovary revendique ici son libre arbitre. Il émerge d'entre les lignes du récit magistralement conté par Flaubert, comme protagoniste d'une féroce histoire de mort. Dans ce divertissement littéraire écrit d'une plume trempée dans l'arsenic, Laura Grimaldi proclame «Monsieur Bovary c'est moi» et montre à tous les hommes brimés par leur femme qu'il existe toujours une solution.

Laura Grimaldi, éditeur, journaliste, traductrice, s'attache avec insolence à ébranler les certitudes à propos d'un des grands classiques de la littérature française.

Traduit de l'italien par Geneviève Leibrich. Ed. Métailié, 1995.


   

1991. Jean Améry, Charles Bovary, Médecin de campagne, Portrait d'un homme simple, roman-essai traduit de l'allemand, Actes Sud
          

Polémique, provocant, ce Charles Bovary, médecin de campagne prend pour cible Flaubert qui, en créant le personnage de Charles, a contribué à fausser l'image de la bourgeoisie de l'époque. Il s'en prend aussi à L'Idiot de la famille de J.-P. Sartre... Jean Améry enrichit son analyse de véritables créations romanesques...
    
Jean Améry (pseudonyme du résistant belge Hanns Maier), critique littéraire en RFA et Suisse, est mort en 1978. 

1991. Patrick Meney, Madame Bovary sort ses griffes, La Table Ronde
          

Confronté au monde impitoyable du P.A.F. de la publicité, de la sponsorisation et de la privatisation, Gustave Flaubert se voit prié par son éditeur de revoir sa copie. Ce "remake" de Madame Bovary version 88, entre délire et prouesse littéraire, provoque un immense éclat de rire, mais il pose également un débat de fond sur notre société. Les bouleversements les plus fous auxquels on assiste à la télévision vont modifier en profondeur nos comportements, notre culture, notre langage, notre économie et même nos mœurs. Un roman, un essai, un pamphlet d'où Madame Bovary ne ressort pas intacte.

Patrick Meney, journaliste-écrivain, Prix Albert Londres 1983, Prix des Maisons de la Presse 1985, est l'auteur de quatre best-sellers dont les Mains coupées de la Taïga.

    

 

1991. Raymond Jean, Mademoiselle Bovary, Actes Sud Raymond Jean, Mademoiselle Bovary, Actes Sud
  

«Voici qu'un beau jour le maître livre de Flaubert tombe dans les mains de Berthe, la fille de Mme Bovary, ouvrière dans une filature normande. Emoi, fureur, curiosité poussent la petite à prendre le chemin de Croisset pour demander à l'écrivain compte de son outrecuidance. On peut imaginer la stupeur de celui-ci qui tombe pourtant sous le charme de l'intrépide jeune fille. De leur brève relation, tout empreinte de tendresse, de sensualité, de complicité, la servante et le perroquet seront témoins et parfois complices. Jusqu'au jour où...
Quel écrivain n'a rêvé de s'introduire avec une affectueuse irrévérence dans un chef-d'œuvre qu'il admire, et d'y bousculer un peu l'ordre des choses ? Avec ce pétillant récit, où il inverse fiction et réalité, Raymond Jean l'a fait. En gourmet.» Hubert Nyssen.

Ce récit de Raymond Jean — écrivain renommé, professeur à l'université d'Aix— s'inscrit dans la continuité de ceux qu ‘il a déjà publiés chez Actes Sud : Un fantasme de Bella B., La Lectrice, Transports, Le Roi de l'ordure. Raymond Jean a également publié chez Actes Sud un essai: Un portrait de Sade.


1991. Maxime Benoît-Jeannin, Mademoiselle Bovary, Belfond Maxime Benoît-Jeannin, Mademoiselle Bovary, Belfond
  

Véritable incitation à imaginer l'avenir de l'orpheline, [le dernier paragraphe de Madame Bovary ] laisse deviner que ce ne sont pas non plus les épreuves qui vont manquer à la belle et fantasque Berthe Bovary, jusqu'à ce que le souvenir obsédant de sa mère, dont elle est tout le portrait, fasse peu à peu germer en son esprit le désir de la venger...
Finement observé, fertile en surprises, écrit tout entier sous l'influence de Flaubert, Mademoiselle Bovary non seulement redonne vie aux personnages du roman précédent (Homais, Rodolphe, l'usurier Lheureux...) mais s'enrichit plus encore de figures inattendues et hautes en couleur telles que Bouvard et Pécuchet, Baudelaire, les frères Goncourt...
C'est en 1879, sur le bateau qui revenait à Dieppe, que Maxime Benoît-Jeannin rencontra Flaubert et qu'il lui suggéra de donner une suite au roman tant admiré. Fatigué, l'écrivain d'abord se récria, puis laissa au jeune homme le soin d'en rédiger une première esquisse "à condition de ne pas faire du Zola". Un siècle plus tard, son petit-fils, qui porte le même nom, en reprendra les notes et mènera l'œuvre à son terme.

Né en 1946, vivant en Belgique, Maxime Benoît-Jeannin est adaptateur, scénariste pour la télévision, poète, auteur de romans et de biographies parmi lesquels on peut citer Le Florentin (Stock, 1985) et Eugène Ysaye (Belfond, 1989).
       

1988. Roger Grenier, « Normandie », La Mare d'Auteuil, Gallimard   

Thèrèse Hugon épouse un kiné et vient s'installer à Ry. «Que peut-il arriver à une jeune femme d'aujourd'hui qui vit dans le pays de Madame Bovary?». Elle revit, ou plutôt rejoue, l'histoire connue.
   

1988. Sylvère Monod, Madame Homais, Pierre Belfond Sylvère Monod, Madame Homais, Pierre Belfond
  

Premier chapitre de Madame Homais : Homais prépare «L'apothéose d'un apothicaire», c'est-à-dire le compte-rendu dithyrambique de la cérémonie au cours de laquelle, le lendemain, lui sera remise la croix d'honneur.

Sylvère Monod entreprend de conter la vie de la femme du pharmacien, avant, pendant et après le séjour des Bovary à Yonville. Le bon Charles ne fut pas le seul mari trompé de la commune...

Professeur, traducteur, critique et historien de la littérature, Sylvère Monod donne, avec Madame Homais, son premier roman.

1984. Mariette Condroyer, Emma Bovary est dans votre jardin, Robert Laffont

1975. Woody Allen, « Madame Bovary, c'est l'autre », Destins tordus, trad. française Robert Laffont, 1981

C'est La Rose pourpre du Caire à Yonville... 
Un magicien projette Kugelmass, professeur de lettres, dans l'univers de Madame Bovary : tombé «quelques pages après Léon et quelques pages avant Rodolphe», il devient l'amant d'Emma. Après plusieurs incursions à Yonville, il réussit à la ramener à New York, mais ils se lassent rapidement l'un de l'autre. C'est avec soulagement que Kugelmass voir repartir sa maîtresse à Yonville, d'autant que leurs aventures avaient pour effet de modifier le texte du roman, et de rendre publique la liaison du professeur...
   

1974. Paul Giannoli, Monsieur Bovary, Fayard

1941. Léo Larguier, La Chère Emma, Aubanel

1933. Léo Larguier, Visite à Madame Bovary, Nouvelles littéraires, 29 juillet 1933

1933. Les Incarnations de Madame Bovary, recueil édité par Roger Dacosta pour le laboratoire de l'Hépatrol          

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1927. Hélène du Taillis, La Nouvelle Bovary, Flammarion

     



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