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Elme-Marie CARO
La France, 9 décembre 1862

L'auteur de Madame Bovary à Carthage. Salammbô

La Sorcière ! Salammbô ! La mode littéraire est aux évocations. Tandis que M. Michelet, enivré d'un philtre, évoque, dans une sorte d'hallucination, tout un moyen-âge grotesquement hideux ; tandis qu'il célèbre dans une Priapée mignarde à la fois et lyrique, la gloire de Satan libérateur et la rédemption de la chair par les dieux immondes du Sabbat, voici que M. Gustave Flaubert rappelle, des ombres de l'histoire lointaine, la Carthage d'Hamilcar, et nous l'expose dans une lumière éclatante, ressuscitée par un grand effort.

Ce que c'est pourtant que la destinée des livres ! Imaginez un modeste volume arrivant au public avec un nom obscur et un titre tel que celui-ci : Étude d'après Polybe sur la guerre des Mercenaires, épisode de l'histoire de Carthage (241-238), l'indifférence du public était acquise d'avance à l'auteur et à son œuvre. Peut-être un aimable et jeune académicien, qui sait ? M. Beulé, touché par l'analogie du sujet avec ses études de prédilection, aurait accordé quelques paroles d'encouragement à ce laborieux inconnu dans un coin du Journal des Savants. Mais l'humble essai n'en accomplirait pas moins sa carrière sur les rayons érudits de la librairie Durand. Hospitalité honorable, pourvu qu'elle ne dure pas toujours.

Au contraire, voyez Salammbô. Sa notoriété a précédé de plusieurs années sa naissance. Salammbô ! un nom rempli de mystère, associé au nom retentissant de M. Gustave Flaubert ! Salammbô, cette histoire ou cette légende retrouvée dans les profondeurs des siècles ; un rêve de volupté orientale, ressaisi par une science presque magique, dans le lointain des civilisations évanouies, rendu mille fois plus piquant encore par la nouveauté des mœurs, des sites, des climats. Tant d'attraits réunis : la surprise pressentie des yeux et des esprits jointe à l'étrange séduction, moins littéraire que sensuelle, du souvenir de Mme Bovary ! Voilà ce qu'on disait, ce qu'on espérait ; et même avant que le livre parût, son succès n'était pas douteux. L'honnête et fière Sibylle de M. Feuillet, non moins que la grimaçante Sibylle de M. Michelet, les voilà donc contraintes de faire une place à leur côté, à cette nouvelle venue, impérieuse et triomphante, une troisième Sibylle, celle de Carthage.

Je doute un peu que les curiosités frivoles trouvent tout leur compte à cette lecture. Le livre causera bien, dans ses premières parties, quelques déceptions aux imaginations affolées, qui avaient rêvé une sœur orientale de Mme Bovary. Et ce sera bien fait. Ces déceptions, qu'on n'avouera pas, c'est déjà un châtiment.

Le thème que Polybe fournissait à M. Flaubert se réduit à peu près à ceci : On sait que Carthage, cette Venise-africaine, formait ses armées de mercenaires qu'elle allait recruter, avec ses flottes, au bord de toutes les mers. Dans la triple enceinte de ses murs, elle rassemblait, à certains jours où la guerre commençait, des bataillons de toutes les origines, de toutes les armes, de toutes les langues. Il y avait des milliers de Numides et de Maures, des milliers d'Ibères, de Gaulois et de Ligures, des milliers de frondeurs baléares et de Grecs : il y avait des troupes de nègres venues des profondeurs secrètes de l'Afrique.

Étrange et formidable rassemblement de populations historiques ou fabuleuses, accourues des contrées les plus diverses et les plus lointaines. La riche Carthage achetait le sang d'une partie du monde et le versait à flots sur tous les rivages où elle avait un comptoir à établir, un commerce rival à ruiner. Ce n'était pas le sang de la patrie qui coulait sur les champs de bataille ; c'était son or. Que lui importaient ces torrents de sang barbare dont elle inondait la Sicile, pourvu que ses vaisseaux fussent maîtres des rivages et des mers ?

Mais, une fois la guerre achevée, la paix rejetait ces cohortes mercenaires sur Carthage, qui frémissait de les voir revenir affamées et avides. De là de fréquentes révoltes, dont la plus terrible est celle que nous décrit M. Flaubert et qu'on appela la guerre inexpiable. Elle éclata entre la première et la deuxième guerre punique, et ne fut étouffée que sous le poids des hécatombes humaines.

Mathos et Spendius, un Africain et un esclave fugitif de Rome, furent les chefs de cette grande révolte. Un suffète, Hannon, fut égorgé et mis en croix. Il ne fallut rien moins que l'épée d'Hamilcar pour avoir raison des rebelles. Il les enferma dans le défilé de la Hache et en massacra quarante mille en un seul jour. Une dernière bataille lui livra Mathos, qui périt sous les coups de la populace, dans une fête horrible où les Carthaginois vainqueurs montrèrent une barbarie égale à celle des vaincus.

Voilà la trame des évènements, telle que l'histoire la livrait à la fantaisie du poète.

Il faut reconnaître que M. Flaubert, avec l'instinct d'un art élevé, s'est appliqué à ne pas trop déconcerter nos souvenirs et qu'il a su conserver les grandes lignes de l'histoire dans leur tragique simplicité. Le détail est orné jusqu'à l'excès ; le fond n'est pas sensiblement altéré.

Mathos et Spendius sont restés au premier rang dans le roman, comme ils y sont dans l'histoire. La grande figure d'Hamilcar Barca les domine tous. Annibal, enfant, se montre à ses côtés. La seule création véritable, parmi les personnages, c'est la sœur d'Annibal, la belle Salammbô. Mais, la véritable héroïne du roman, c'est l'héroïne donnée par l'histoire, Carthage elle-même, avec son luxe et ses richesses incroyables, avec ses statues en or pur, ses temples couverts de lames d'or ; avec les quatre étages de ses tours et ses trois enceintes hautes de trente coudées ; avec ses remparts gigantesques dont l'épaisseur abritait des écuries pour trois cents éléphants et quatre mille chevaux, des casernes pour vingt-quatre mille soldats ; avec ses ports et ses jetées colossales dont la mer, après deux mille ans, n'a pas encore usé les dernières assises ; avec ses entrepôts immenses où étaient enfouis les produits et les tributs du monde. Voilà ce qui a tenté l'imagination de M. Flaubert, et ce n'est pas seulement dans la reconstruction de la ville que s'est déployé son talent, c'est aussi dans la peinture des mœurs politiques de Carthage, des dissensions violentes de ses citoyens, de sa constitution jalouse et défiante, de ses mœurs fastueuses et bizarres. C'est tout une renaissance matérielle et morale ; ce n'est rien moins que la résurrection d'une civilisation morte.

Cette œuvre (roman ou étude, nous tâcherons tout à l'heure d'en définir le caractère) s'analyse sans aucune peine. C'est comme un panorama historique illustré, qui se déroule devant nos yeux en scènes parfaitement distinctes, en tableaux mobiles et détachés, comme au théâtre. On pourrait en marquer les principaux aspects, successivement déroulés devant nous, en les séparant par des titres particuliers.

Premier tableau : Le Festin. Les mercenaires se livrent à une monstrueuse orgie dans les jardins d'Hamilcar, absent. Déjà une sourde colère agite ces âmes barbares. On pressent la perfidie de Carthage, la fureur de ces foules armées. À l'heure où l'ivresse se déchaîne et s'anime jusqu'au sacrilège, voici que du faîte de son palais descend la fille d'Hamilcar, la vierge vouée à la Vénus carthaginoise, à l'équivoque déesse, à Tanit, avec son escorte de prêtres eunuques. Elle calme par des chants divins le grossier délire de ces brutes repues de viandes et de vins, et se retire à pas lents, laissant derrière elle comme une flamme invisible, dont deux de ces barbares vont être dévorés, Narr'Havas, le jeune roi des Numides, et le terrible Mâtho.

Deuxième tableau. L'armée des mercenaires à Sicca. Le conseil des Anciens obtient, à force de promesses, que les chefs des mercenaires emmèneront à quatre journées de Carthage ses terribles hôtes qui finissaient par affamer et ruiner la ville. Nous assistons au défilé de toutes les populations connues dans ces temps-là. C'est un véritable ouragan d'hommes. L'amour de Mâtho s'exalte de plus en plus par l'absence. Spendius, le Grec, un rusé, un esclave savant et corrompu, excite, aiguillonne sa fureur et la dirige où il veut, du côté de Carthage.

Nous ne continuerons pas cette analyse par tableaux. Nous avons voulu indiquer d'avance une critique. Les divisions du livre sont trop artificielles et ont quelque chose de mécanique. Un peu plus de liberté et d'imprévu dans la disposition des scènes ajouterait assurément à l'agrément du livre.

Pendant que les barbares prennent les armes, Salammbô, comme une victime prédestinée à d'étranges sacrifices, s'agite et s'inquiète. Sa virginité est vaguement troublée par la curiosité des mystères de la déesse Tanit ; elle est impatiente des révélations du grand-prêtre, elle les sollicite et s'étonne de les trouver toujours vagues et fuyantes. Un mal inconnu l'accable.

Mais déjà les mercenaires sont sous les murs. C'est ici que l'auteur place la description de Carthage, de ses remparts, de son acropole, de ses marchés. La révolte éclate. Des scènes effroyables se succèdent. Nous entendons de toutes parts les cris, le bruit des armes, le fracas de la guerre barbare. Spendius, en promettant à Mâtho de lui faire revoir Salammbô, s'introduit la nuit avec lui, à Carthage, par le canal du grand aqueduc, pénètre dans le temple de Tanit, où repose le Voile sacré, le Zaïmph, le palladium de la république. Mâtho l'enlève, s'en enveloppe, apparaît un instant aux yeux épouvantés de Salammbô, sur le seuil de la chambre virginale, dans la gloire sinistre de son sacrilège, et transporte dans le camp des barbares ce gage de la fortune de Carthage. Les provinces sujettes se joignent aux mercenaires. Hannon est écrasé. Par bonheur, Hamilcar arrive. Ce ne sera pas trop du courage de ce grand homme de guerre et du dévouement de sa fille pour sauver la patrie des derniers désastres.

Tandis qu'Hamilcar tient la campagne avec des peines inouïes contre l'innombrable armée des barbares, des paroles vagues d'abord, puis précises, du grand-prêtre, préparent Salammbô à son rôle. Elle sera Judith de Carthage, Judith, moins l'assassinat.

Elle doit (les dieux le veulent) reconquérir le voile sacré en se donnant elle-même à Mâtho. Ce n'est pas à un prix moindre que Carthage peut être sauvée.

Dès lors, le sacrifice accompli et raconté jusqu'au bout, avec une abondance extraordinaire de détails, tout change. La fortune de la patrie se relève, les mercenaires sont écrasés. On célèbre les fiançailles de Salammbô avec le chef des Numides, Narr'Havas ; c'est la rançon dont Hamilcar paye la trahison du jeune roi. La mort de Mâtho, captif promis à la fureur et aux coups du peuple, marquera l'heure de la cérémonie. Il vient mourir aux pieds du trône où siège Salammbô. Mais elle-même n'appartient plus à la terre. Elle tombe ! Tanit, la terrible déesse de la Volupté et de la Mort, l'a prise. Elle ne survivra pas à son barbare amant, massacré sous ses yeux.

Dans tout cela, dira-t-on, où est le roman ? Il n'y en a pas, assurément, si l'on attache à ce mot la signification que lui ont donnée nos habitudes littéraires. Si le roman est une étude du cœur humain dans ses émotions les plus profondes et les plus délicates, dans ses combats et dans ses mystères, rien ne ressemble moins à un roman que cette œuvre où retentissent d'un bout à l'autre le bruit des armes, la mystérieuse colère des dieux, et que traverse d'un bout à l'autre un souffle de fatalité. Ce serait un poème plutôt, ou un drame, réglé par l'implacable Nécessité. Mâtho est saisi d'une sorte de furieux délire à l'aspect et au nom de Salammbô. C'est une possession plus encore qu'une passion. Salammbô a horreur de ce Mâtho auquel elle vient se livrer. Quand elle cède en frémissant à ses sauvages étreintes, elle le maudit encore, mais elle obéit à l'ordre secret des dieux avec une sorte d'innocence inspirée et subjuguée ; c'est une profanation mystique qu'elle subit avec épouvante. Il n'y a, en tout cela, d'émotion que la curiosité étonnée, ou les orages des sens. Les émotions du cœur n'y sont nulle part.

Que faut-il donc chercher dans ce livre ? Des portraits d'abord : ceux de Spendius, de Mâtho, d'Hamilcar, d'Annibal, qu'on aperçoit de loin en loin, et sur le front duquel tombe déjà le rayon sacré ; de Salammbô enfin, en qui s'agite l'inquiète et douce folie des victimes désignées par les dieux. Des scènes ensuite ; il y en a de fort belles. Les plus remarquables, à mon sens, sont l'invasion nocturne du temple de Tanit, dont l'horreur sacrée pénètre l'âme de Mâtho, et toutes les scènes qui suivent le retour d'Hamilcar à Carthage : la revue de ses vastes domaines, de ses richesses, de ses esclaves ; l'examen qu'il fait de la gestion de ses intendants ; le dédain qui se révèle dans ses attitudes et dans ses paroles pour ses lâches concitoyens ; l'empire que prend sur eux cette âme forte ; sa lutte au milieu des Anciens contre l'envie furieuse qui veut l'accabler ; ses doutes sur la vertu de sa fille, sa colère gigantesque, sa dictature. Il y a dans toutes ces scènes qui se succèdent, je ne sais quelle grandeur et quelle simplicité biblique qui saisissent l'imagination. D'autres préfèreront, sans doute, le drame rapide et silencieux, qui s'accomplit sous la tente de Mâtho. Je dirai franchement pourquoi cette scène de volupté féroce et d'abandon mystique me répugne. J'y vois trop sensiblement une amorce aux curiosités vulgaires. Je préfère de beaucoup celles où domine l'art.

C'est qu'il faut bien le dire, M. Flaubert n'a pas eu le courage de renoncer, entièrement même dans cette entreprise d'une grande étude historique, aux procédés qui ont tant contribué à la vogue de Mme Bovary. Il est encore, dans certaines parties de sa dernière œuvre, de l'école de M. Michelet ; il aime à irriter les imaginations. Je ferai cependant une distinction entre ces deux écrivains : dans M. Michelet (l'Amour, la Femme, la Sorcière), on sent une sorte de contagion nerveuse que lui communiquent ses sujets de prédilection, les détails les plus secrets de la physiologie amoureuse ; chez M. Flaubert, même dans les peintures les plus risquées, on sent le parti pris, le système impassible, une impatientante sérénité. Je ne sais vraiment ce que j'aime le moins, du lyrisme érotique de M. Michelet, ou de la froideur non moins irritante de M. Flaubert dans ses descriptions voluptueuses.

Rappelons seulement ces deux scènes, celle où Mâtho, vaincu par son délire, rend à la fille d'Hamilcar le voile sacré de la déesse, et la scène qui la précède immédiatement, la plus périlleuse de toutes, la toilette de Salammbô, les rites préparatoires du sacrifice, le symbole plus que bizarre de ce serpent monstrueux et familier qui vient comme l'initier, de la part de la déesse, à sa destinée. Insister serait trop. Le goût réclame par ses répugnances contre de pareilles audaces d'imagination. Je ne vais pas jusqu'à dire que de telles scènes, dont on ose à peine comprendre le sens, nuiront au succès du roman. Je suis persuadé du contraire. De tout le roman, c'est cette partie qui sera le plus avidement recherchée. Le succès des derniers livres de M. Michelet est là, pour le prouver. Mais devant ces aberrations d'imagination sans frein ou ces entraînements de curiosité malsaine, la critique garde tous ses droits.

Une dernière question se pose naturellement devant l'esprit, quand on ferme le livre : cette érudition, étalée dans ces cinq cents pages sur un des sujets les plus obscurs de l'histoire ancienne, est-elle de bon aloi ?

Je n'hésite pas à croire que, dans son ensemble, l'érudition est exacte et approfondie. Les savants spéciaux relèveront peut-être un certain nombre d'anachronismes et d'invraisemblances de détails. L'ensemble, je le crois, restera vrai et témoignera d'un grand effort de volonté, de recherches très intelligentes et très bien dirigées.

La science de M. Flaubert, dans cette partie de l'histoire, me paraît digne des plus grands éloges. Mais l'art, dans la disposition et l'emploi de cette science, n'est pas à l'abri de tout reproche.

M. Flaubert sait beaucoup de choses sur cet épisode de l'histoire de Carthage et sur toute cette histoire en général. Il a épuisé à peu près tout ce qui a été écrit touchant cette civilisation singulière ; il en possède à fond les détails. Tous les vocabulaires lui sont familiers. Mais il en abuse. Il a la faiblesse de ne vouloir rien perdre de ce qu'il a appris avec tant de peines et de soins. Il trouve le moyen d'utiliser aussi bien sa science du bric-à-brac carthaginois que les parties les plus élevées de son érudition.

Il y a là un vrai délit contre notre patience. On est parfois tenté de fermer le livre sur une page hérissée de mots quasi-barbares, dont le cliquetis fatigue les yeux et assourdit l'oreille. Le réalisme érudit n'est pas sans quelque vague parenté avec le pédantisme. N'est-ce pas toujours le même principe : ne faire grâce à ses lecteurs d'aucune preuve de son travail et de son savoir-faire ?

Mon grief le plus grave porte sur le caractère du style qui me semble souvent manquer de justesse et en dissonance avec le sujet. Je ne sais trop ce qu'était le style carthaginois ; mais je sais à peu près ce qu'était le style antique, oriental ou romain. Celui de M. Flaubert n'est ni biblique ni latin. Quand Mâtho s'écrie : « Je la veux ! Il me la faut ! J'en meurs ! » Je me demande si ce n'est pas M. Mélingue que j'entends. Il passe ainsi parfois, dans ces poétiques et lointains horizons, comme un écho de la Porte-Saint-Martin. Le style manque de simplicité et surtout de sobriété. Il a cependant des parties de vigueur et arrive parfois à des effets saisissants.

Après tout, sachons gré à M. Flaubert d'avoir visé haut et d'avoir souvent atteint son but ; il nous a rendu l'impression éclatante et vive de l'antique Carthage. Malgré trop de retours à ses anciens procédés et trop de complaisances pour les curiosités d'un public blasé, il sort de la science des influences si saines et si fortes, qu'elles se font sentir dans presque toutes les parties du livre et qu'elles en assurent le succès auprès de l'opinion réfléchie, devant le goût éclairé du lendemain. Il y aurait encore de la grandeur dans son œuvre, parce qu'il y en a dans son dessein, quand bien même il serait vrai que ses forces l'aient parfois trahi, ou le système, trop souvent égaré.

[Document saisi par Virginie Basquin, 2002. Mise en ligne par Emmanuel Vincent, 2006.]


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