Correspondance de Flaubert
Flaubert à Ernest Feydeau, Croisset, 28 décembre 1868
Correspondant
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À ERNEST FEYDEAU

 

[Croisset, 28 décembre 1868.]

Mardi soir.

Mon vieux Feydeau

Voici la note relative à mon neveu.

Il paraît qu’il est temps de s’en occuper.

Penses-tu qu’il qu’une lettre du consul turc de Rouen près l’ambassadeur ferait bien ? est-ce utile ? ou te charges-tu de la chose, sans cela ? – quelles démarches doit-il faire ?

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2° ceci est pr moi.

Quelle a pu être vers la fin de 1851, trois ou quatre mois avant le coup d’état comme qui dirait au mois de 7bre [septembre] une grosse opération de Bourse, très habile, très censée [sensée] mais qui se trouve ruinée par un événement imprévu ou par un canard ?

Fais-moi cela et tu seras bien gentil.

P.S. Si l’affaire de mon neveu t’embête ou te dérange le moins du monde dis-le franchement, mon bon. – comme c’est fort peu important, je me tournerai d’un autre côté.

Je t’embrasse

Gve Flaubert

 

Re P.Scriptum. J’ai, l’autre jour, trouvé Harrisse stupide. – et toi ?

 

[Note]

Ernest Octave Commanville

Négociant à Dieppe, propriétaire de grands terrains à Dieppe, usine, scierie mécanique importante – reçoit chaque année une grande quantité de navires – excellentes références.

demande la Place de Vice-Consul de Turquie, à Dieppe, en remplacement de Mr Baillet, décédé.

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