Notes sur Montaigne (vers 1838-1840) - f°1 « Que philosopher c'est apprendre à mourir » (I, XIX)
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  la vue de tout ce qui nous entoure doit nous
y reporter sans cesse. - Ceci sent un peu le Sénèque
et prtant il dit « en quelque manière qu'on puisse se
mettre à l'abri des coups feust sous la peau d'un veau
je ne suis pas homme qui y reculast »
          il faut faire comme les Egyptiens
qui faisaient apporter une momie dans leurs banquets
          Montaigne pensait souvent à la mort au
milieu des dames des jeux - (p. 703 [73])
          il faut estre toujours botté et prest à partir
en tant qu'en nous est et surtout se garder qu'on n'aye lors
affaire qu'à soy car nous y aurons assez de besongne sans
aultre surcroît
          ... si j'estoy faiseur de livres je ferais
un registre commenté des morts diverses »
       Voilà un mot qui peut s'adresser aux voluptés
comme aux peines aux douleurs comme aux joies et qui
contient la vérité hélas la plus vraie que j'aie senti
« les choses nous paraissent plus grandes de loin que de près - J'ai trouvé
que sain j'avais eu les maladies beaucoup plus en horreur que
lorsque je les ai senties »
       et dans cet autre quel profondeur « parquoy c'est
folie de pleurer de ce que d'icy a cent ans nous ne vivrons pas, que