BOUVARD ET PÉCUCHET
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 Bouvard et Pécuchet - Brouillons, vol. 2, folio 100v.
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                                                    A.
Les deux visiteurs s'en allèrent.
                                    vu   les charmait
Tout ce qu'ils avaient les enthousiasmait. Leur décision fut vit prise [ Ils tâcheraient
             suivant           vu      leur force
                  dans leur [illis.]                                 
   belles                                  Mr
d'/Ils appliqueraient en petit sur leur domaine, les méthodes employées par le Comte ].
Dès le soir, ils tirèrent de leur bibliothèque les quatre volumes de la Maison -Rustique
ils se firent expédier les Annales de Roville, & s' le cours de gasparin & s'abonnèrent
à un journal d'agriculture.                                                   d'autres ouvrages encore
   Bientôt                                                                                                 aux foires         1
 Ils se mirent à fréquenter les marchés, & p/Pr se rendre plus commodément,achetèrent
une carriole que Bouvard conduisait.
habillés                      un chapeau à large base*
Revêtus d'une blouse bleue, avec des guêtres jusqu'aux genoux, & un bâton de maquignon
                                                                    com buvaient des glorias dans les cabarets
à la main, ils rôdaient autour des bestiaux, entraient au cabaret, frappaient du
                      buvaient des gloria
poing sur les tables. questionnaient les laboureurs, les charretiers, les laitières
buvaient des glorias
buvaient des glorias dans les cabarets
{{ au bout de six mois
Bientôt

au bout de
Quand ils se crurent
très forts*ils
& prêts pr }}
et ne manquaient pas d'assister à tous les comices agricoles.
Au bout de six mois ils se crurent* très forts Alors. Bientôt
Quand ils se crurent.Souvent* ils fatiguaient/fatiguèrent Mtre Gouy de leurs conseils, blâmant
Quand ils se crurent suffisamment instruits
                         de ses
la mauvaise tenue des cours, la quantité de choses qu'il laissait perdre suffisante
déplorablement particulièrement son                                                                      fermier
à nourrir vingt cochons, & surtout son déplorable système de jachère. Mais le paysan
ne démordit pas de sa routine. ses paiements étaient toujours en retard. Il demanda
la remise d'un terme, sous prétexte de la grêle. Quant aux redevances il ne fournit
fournit aucune. Devant les réclamations les plus justes sa femme poussait des
                                          enfin
cris comme assassinée. bref, & pr Bouvard déclara son intention de ne pas renou
renouveler le bail, qui touchait à sa fin.
Dès lors Mtre Gouy épargna les fumures, laissa pousser les mauvaises herbes, ruina
le fond. –
                                 voulut enlever
Avant de partir, il enleva tous les engrais de l'année précédente. Car il soutenait
                                                                                      Mais
n'en avoir pas trouvé quand il avait pris la ferme. Mais à la dernière voiture
Pécuchet perdit patience. Il arrêta ses chevaux par la bride, en le menaçant
                         Mr                     d'un air plein de menace
de la justice & Gouy s'éloigna, mais avec une figure
                                                                   farouche qui indiquait des plans de vengeance
                                            trente  
                         pensé         
seize                                 plus de  huit
Bouvard avait estimé que vingt mille francs, c'est à dire quatre fois le prix
                                                                            au début
du fermage serait une somme suffisante pr commencer. Son notaire de Paris
                d'ailleurs il comptait sur des bénéfices prochains
les envoya. d'ailleurs il comptait sur des bénéfices prochains.  
         ils avaient à exploiter
Le domaine se décomposait ainsi : quinze hectares en cours & prairies, vingt trois
en terres arables, & ving en friches, situés loin des autres sur un monticule couvert
de cailloux, & qu'on appelait « la Butte»                 
[Transcription de Nicole Sibireff. ]