BOUVARD ET PÉCUCHET
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Bouvard et Pécuchet - Brouillons, vol. 7, folio 921v
[Page entièrement barrée]
 X.
une libraire de Caen leur procure Hegel.
       La création dans le sens ordinaire du mot absurde. Elle est de toute
éternité. Car elle a toujours existé dans la Pensée divine. Autrement
l’essence du monde serait un être nouveau s’ajoutant à la vie divine.
donc il n’y a pas eu de création.
           (2) L’idéal & le Réel sont deux formes nécessaires de l’existence, deux éléments
qui font la substance de tous les êtres & qui sont enchaînés par cette unité
profonde à laquelle est suspendue l’unité même de l’univers. (1*)
Ainsi les lois de l’esprit sont les lois de l’univers – identité absolue entre l’esprit de l'hom & la raison divine
Le fini & l’infini ne sont pas si
obscurs qu’on le prétend. le fini
où l’infini ne comprendra pas le fini
peut comprendre l’infini la distance
entre eux est égale –
en admettant qu’il n’y ait pas
de parité dans les deux propositions
il faudra expliquer cette différence
& on ne saurait l’expliquer
qu’en expliquant la nature
du fini & de l’infini, c’est-à-dire
en montrant qu’on connaît
l’infini pendant qu’on dit
qu’on ne le connaît pas.
ça satisfait B.
la chaleur, le mouvemt sont les déterminations d’un seul être – &
non des substances tombées du ciel.   L’ombre prépare & rend possible la Couleur et
la de là
                                                        l’acte de la vision. Le froid mêlé à la chaleur
conciliation des contradictoires             produit la température. Le mouvemt circulaire M
identité absolue entre l’esprit de l’homme & la raison divine.
     Les lois de l’esprit sont les lois de l’univers.
tout ce qui est rationnel est réel – il n’y a de réel que le rationnel :  l’idée
.
                                                        Les lois de l’esprit sont les lois de l’univers.
[Le relatif où nous vivons n’est pas ].                       B. ne comprenait pas très bien.
                                                                                               n’importe. Il voulait s’élever
                                                                                                        – Ils deviennent transcendants

 Ils voient passer le curé derrière la clairvoie X
         Scandale du curé à propos du Christ Hégélien. λ
               l’arrêtent pr lui parler.
Le Devenir mène au néant. (Lefèb. 397-399).                                      B. ne comprend pas le
                   Contre Hegel 138.                                                              devenir & conclut au
                                                                                                                                nihilisme.
(2) L’absolu. c’est à la fois le sujet & l’objet, l’idéal & le réel, l’unité où viennent
disparaître toute différence & toute opposition. (1) Partout la différence & partout
tout ce qui est rationnel est réel, il n’ y a de rationnel que réel que le rationnel l’idée (1)
λ. La pensée qui est au fond
du christianisme c’est que
la Nature n’est qu’un moment
de l’idée, un degré que l’idée
l’identité, partout dans l’être une tendance à se diviser, partout un principe     Le relatif
qui l’enchaîne à l’unité. (2)                                                                          où nous vivons n’est
                                                                                                                                       pas (2)
franchit pr s’élever jusqu’à l’esprit.
Le christianisme loin d’avoir
condamné la nature, l’a réhabilitée
Dieu en descendant dans la nature
en revêtant une enveloppe visible
& matérielle a montré son union
consubstantielle avec elle — union
qui selon l’église se renouvelle &
se perpétue dans la cène. & en
s’unissant à la nature, il s’est
soumis à toutes les conditions
qui lui sont inhérentes à son
essence & son idée éternelle — & il
a sanctifié la mort en rendant
par là témoignage de sa divine
car s’il est mort c’est qu’il pouvait mourir
origine. — Loin que la mort
soit contradictoire
et incompatible
avec son essence
il trouve dans la mort
son fondemt et sa plus
hte justification.
La contradiction apparente entre
les deux concepts* de
la mort & l'intention* de Dieu
vient qu’au lieu de considérer
la mort en elle-même et dans
ses rapports avec les choses, on la
considère dans l’individu, ce qui
porte à penser qu’elle est un mal.
Parce qu’on sépare la nature et l’esprit
on en fait des antagonistes
on croit que l’esprit peut subsister
sans la nature — et ensuite on
conçoit Dieu comme un esprit
qui n’a aucun rapport interne
avec la Nature.
N. est l’unité de deux forces opposées – la
mort est la condition de la perpétuité de la vie
– L’organisme ne se maintient que par la
destruction de l’organisme
[Transcription de Atsushi Yamazaki]